Alors que Barbie, le nouveau long-métrage de Greta Gerwig basé sur création phare de Mattel, se révèle être un carton à l’échelle planétaire, intéressons-nous à l’envie de la société spécialisée dans les jeux et jouets d’exploiter ses produits pour le grand écran.
En effet à l’instar de Hasbro, marque concurrente qui a tenté l’aventure il y a plus d’une décennie en produisant des films basés sur leurs franchises telles que Transformers, G.I. Joe, My Little Pony et même un long-métrage adapté de la bataille navale, (Battleship) Mattel aimerait réussir à laisser son empreinte dans l’univers du septième art.
Ce n’est pas faute d’avoir essayé par le passé, même si le résultat n’a pas été probant. Tout d’abord en 1987 avec la sortie du film Les Maîtres De L’Univers réalisé par Gary Goddard, qui était une adaptation-live de la série animée éponyme qui était elle-même basée sur la gamme de jouets de la firme. Vendu par les producteurs de la Cannon comme le Star Wars des années 80 et devant propulser la carrière de Dolph Lundgren , le film a été un échec critique et financier. Même constat pour Max Steel de Christopher L. Yost, sorti cette fois en 2016, ce long-métrage était en plus le premier essai de Mattel Films, la division cinéma de la société fondée en 2013.
Ces mauvaises expériences sont désormais de l’histoire ancienne et Mattel a totalement changé de stratégie, voulant redoubler d’effort pour se faire une réputation dans le milieu.
Et pour relancer la machine, l’adaptation live de Barbie fût un choix judicieux si l’on en croit les chiffres obtenu par celle-ci (le milliard de dollars semble assuré), scellant de ce fait un fructueux un accord avec le studio Warner Bros, première étape d’une entreprise de reconquête d’Hollywood. Car après les poupées, d’autres gammes phares de la firme s’apprête à se frayer un chemin vers les salles obscures. Et le moins que l’on puisse dire c’est que Mattel a su s’entourer de grands noms pour développer son univers, en train d’être construit film par film.
Ce que l’on peut constater avec Hot Wheels qui va avoir le droit à une aventure en live-action produite par nul autre que J.J. Abrams, pour la Warner. Vin Diesel sera quant à lui la vedette de Rock ‘Em Sock ‘Em Robots pour Universal Pictures, qui comme son titre l’indique se basera sur un jeu de boxe entre robots. De son côté, Tom Hanks prendra la direction de l’espace avec Major Matt Mason, issu de la série de figurines éponyme créée au beau milieu des années 1960, mettant en scène un astronaute vivant sur la Lune. Autre star attaché à un projet made in Mattel, Daniel Kaluuya, qui s’attelle à produire un long-métrage centré sur Barney le Dinosaure.
Autre collaboration importante pour compagnie, celle établie avec la MGM. Ensemble ils vont porter à l’écran, en chair et en os, la gamme de poupées American Girl. Mais ce n’est pas Robbie Brenner, qui pilote l’avion Mattel Films a également confirmé la mise un chantier de Polly Pocket via ce studio, qui sera porté par Lily Collins et réalisé par Lena Dunham (Girls). Ce n’est pas le seul projet iconoclaste au programme puisque sont également en développement pour le grand écran le jeu Uno ainsi que la Magic 8 Ball, cette boule magique répondant à nos questions.
Enfin avec Sony Pictures, la firme compte bien remettre au goût du jour Les Maîtres De L’Univers et se rattraper de la catastrophe de 1987. Réalisé par Aaron et Adam Nee à partir d’un scénario écrit par Art Marcum et Matt Holloway (Iron Man 3, Transformers : The Last Knight, Men In Black : International), cette nouvelle incursion sur la planète Eternia en compagnie du Prince Adam alias Musclor et du diabolique Skeletor avait suscité l’intérêt de Netflix mais au terme de trois ans, la plateforme s’est finalement rétractée. Mais que les fans se rassurent, cette relecture sera proposée à d’autres studios.
Le moins que l’on puisse dire c’est que Mattel Films a de la suite dans les idées puisqu’à l’heure d’aujourd’hui, quatorze créations originales sont en chemin vers les salles obscures. Il n’y a plus qu’à patienter afin de voir si le cas Barbie était unique ou bien s’il posait les bases d’un univers connecté à la Marvel Studios. Affaire à suivre.
