[Série] Une nouvelle ère de prospérité pour Star Trek

« Espace, frontière de l’infini, vers laquelle voyage notre vaisseau spatial. Sa mission de cinq ans : explorer de nouveaux mondes étranges, découvrir de nouvelles vies, d’autres civilisations, et au mépris du danger avancer vers l’inconnu… »

Le 8 Septembre 1966, le public américain découvrait Star Trek à la télévision, faisant ainsi la connaissance de l’équipage de l’U.S.S. Enterprise, du capitaine James T. Kirk aux officiers Spock et Uhura en passant par le Dr Leonard McCoy, Sulu, Chekov et Scotty, pour un premier épisode posant les bases d’une franchise en devenir.

Cinquante-cinq ans et une multitude d’aventures plus tard, force est de constater que nous assistons à un retour en force de la création de Gene Roddenberry sur le petit écran, grâce à l’avènement du streaming. En effet, depuis 2017, CBS All Access explore la galaxie Star Trek et en trois ans, nous avons pu regarder Star Trek : Discovery, supervisée par Bryan Fuller et Alex Kurtzman mais aussi Star Trek : Short Treks chapeautée par les deux hommes ainsi que Star Trek : Picard, créée par Kurtzman avec la collaboration de Akiva Goldsman, Michael Chabon, Kirsten Beyer, série jouant la carte de la nostalgie en faisant revenir Patrick Stewart dans le rôle du capitaine Jean-Luc Picard qu’il tenait durant The Next Generation.

La réinvention de ce vaste univers n’est pas prête de se terminer puisqu’en plus de Star Trek : Lower Decks, série animée prévue la fin de l’année, nous venons d’apprendre que CBS All Access allait développer Star Trek : Strange New Worlds, spin-off de Discovery qui se centrera sur un duo bien connu des fans à savoir Pike et Spock, qui sont apparus durant la deuxième saison de la série sous les traits de Ansoun Mount et Ethan Peck, accompagnés de Numéro Une incarnée par Rebecca Romijn. Cette future série, servira de préquel à Star Trek puisqu’elle se situera une décennie avant l’embarquement de nos héros à bord de l’Enterprise.

Voir un tel nombre de productions télévisuelles consacrées à Star Trek, diffusées simultanément, est quasiment du jamais vu pour les Trekkies et l’on peut même dire que l’on assiste à une nouvelle ère de prospérité pour la franchise. Pour en témoigner, nous vous avons préparer un petit récapitulatif de l’évolution de la saga sur le petit écran en cinq décennies.

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Ethan Peck, Rebecca Romijn et Ansoun Mount © CBS All Access

Si ses débuts ont été contrastés, la série ayant été annulée au bout de trois saisons, Star Trek aura su se relever, montant en puissance grâce à ses rediffusions, qui firent naître un culte chez les fans, affectueusement surnommés les Trekkies. Ce regain d’intérêt poussa les dirigeants de NBC a faire revenir la création de Gene Roddenberry sous la forme d’un programme animé avec les acteurs originaux au casting vocal (William Shatner, Leonard Nimoy, Michelle Nichols, George Takei, James Doohan, DeForest Kelly). Star Trek : La Série Animée aura duré durant vingt-deux épisodes, diffusés de 1973 à 1974 et cette dernière a été récompensée d’un Emmy Award.

Dépassant par la suite les frontières du petit écran et avançant vers l’inconnu, la création de Gene Roddenberry aura également su se faire une place dans l’univers du septième art et ce dès 1979 avec un premier long-métrage, réunissant marquant le début d’une nouvelle aventure. Pendant une quinzaine d’années, Star Trek s’est concentré sur le développement de sa galaxie au cinéma, les fans ayant dû attendre jusqu’en 1987 pour découvrir une nouvelle série et surtout une nouvelle équipe.

Ainsi de 1987 à 1994, Star Trek : The Next Generation, portée par Patrick Stewart alias le capitaine Picard et comprenant également au casting Jonathan Frakes (William Riker), LeVar Burton (Geordi La Forge), Denis Crosby (Tasha Yar), Brent Spiner (Data) ou encore Michael Dorn (Worf) nous plonge près de soixante-dix ans après les aventures de Kirk, Spock et compagnie. Si cette troisième série se cherche durant sa première année, des tensions entre l’équipe créative et Gene Roddenberry éclatant au sujet du ton de cette dernière, elle trouvera rapidement sa voie, lui permettant de se démarquer des précédentes productions avec un format moins sériel et des arcs narratifs plus développés, rendus possible par sa longévité (sept saisons). De plus, grâce à la syndication lui permettant d’être diffusée sur plusieurs networks, The Next Generation deviendra le programme le plus populaire de l’histoire de Star Trek (la saison 5 ayant été la plus suivie avec une audience moyenne de 11,50M de téléspectateurs).

L’apogée télévisuelle de la franchise se situe d’ailleurs dans les années 1990, même si elle est aussi synonyme du décès de son géniteur, qui nous a quitté en 1991, laissant le contrôle de celle-ci à Rick Berman. Durant cette décennie, le succès de The Next Generation a permis la mise en place d’une quatrième série intitulée Star Trek : Deep Space Nine, ayant été diffusée durant sept années avec au casting notamment Avery Brooks, René Auberjonois, Terry Farrell, Cirroc Lofton, Colm Meaney et dont la particularité est de se situer, non pas à bord d’un modèle de l’U.S.S. Enterprise mais à bord d’une station spatiale, celle qui donne son titre à cette dernière : Deep Space Nine. Puis en 1993, Star Trek : Voyager a débarqué sur la chaîne UPN, pour une durée de sept saisons également, nous entraînant cette fois à bord de l’U.S.S. Voyager, aux côtés de la capitaine Kathryn Janeway (Kate Mulgrew) pour une exploration des confins de la galaxie dans une zone inconnue pour son équipage ainsi que pour Starfleet.

Cette apogée de Star Trek n’était pas que télévisuelle puisqu’à la même période, quatre longs-métrages avaient été produits chez Paramount. Un âge d’or qui s’est peu à peu effacé puisqu’aux débuts des années 2000, seule Star Trek : Enterprise a été mise en orbite (de 2001 à 2005), toujours sur UPN, pour nous plonger un siècle avant la série originale et nous faire suivre les missions du capitaine Jonathan Archer, incarné par Scott Bakula, au sein de l’Enterprise (modèle NX-01), le premier vaisseau terrien à être équipé de la Distortion 5 et donc à être capable d’explorer la galaxie. Moins suivie que The Next Generation, Deep Space Nine et Voyager, celle-ci aura duré quatre saisons, la dernière ayant été rendue possible grâce au soutien des fans, la chaîne ayant voulu l’annuler au terme de la troisième année.

Du côté du grand écran, l’échec Star Trek : Nemesis dernier film en date avec le casting de The Next Generation, a renforcé cet essoufflement, qui heureusement pour les Trekkies, n’aura duré que quelques années, du moins au cinéma puisque J.J. Abrams a rebooté la saga en 2009. Comme dit précédemment, le temps d’attente concernant la télévision a été plus long puisque Star Trek : Discovery n’est arrivée qu’en 2017. Cette petite baisse de régime est désormais de l’histoire ancienne et l’exploitation de la création de Roddenberry n’est pas prête de se terminer.

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