[Critique] Brooklyn Nine-Nine saison 7 : L’esprit de famille

Après avoir passé cinq ans à l’antenne de la FOX, la joyeuse bande de Brooklyn Nine-Nine a vécu un ascenseur émotionnel en Mai 2018 après que la série, créée par Dan Goor et Michael Schur, fut annulée par le network puis sauvée par NBC en l’espace de 24h.

Depuis cet épisode crucial, qui nous a d’ailleurs permis de découvrir la comédie et d’en être rapidement tombé accro, comme nous l’avions témoigné dans cet article, le show a eu le droit à une sixième saison qui, même si dans son ensemble a su rester drôle, a tout de même connu quelques ventres mous et a dû faire face au départ de Chelsea Peretti alias l’inénarrable Gina Linetti.

Revenue cette année pour une septième saison (une huitième a déjà été commandée !), Brooklyn Nine-Nine a t-elle réussi un retour en force ou l’essoufflement ressenti durant la précédente salve d’épisodes s’est il confirmé ?

Si elle est la saison la plus courte de l’histoire de la série avec seulement treize épisodes au programme, cette septième année s’est montrée constante dans sa qualité, brossant à la fois les fans dans le sens du poil avec le retour de personnages et de gimmicks phares (Le casse, les Jimmy Jab, The Pontiac Bandit, Pimento) tout en n’hésitant pas à proposer une certaine dose de nouveauté en se concentrant sur deux principales storylines, pour un résultat hilarant.

L’esprit de famille n’a jamais autant régné dans l’enceinte du commissariat du 99ème district de Brooklyn, un effet accentué par le développement des intrigues tournant autour du couple phare Amy/Jake et de Raymond Holt. Débutons d’ailleurs par sa rétrogradation, qui était la conclusion de la sixième saison, une punition infligée par sa nemesis, Madeleine Wuntch (Kyra Sedgwick).

Ce passage de capitaine à officier de patrouille change la dynamique de la série durant une majeure partie de cette année, une période permettant à notre stoïque personnage de se dérider (façon de parler) et de travailler différemment avec ses anciens subordonnés. La camaraderie régnant le rapproche encore plus de ses co-équipiers, ce qui est toujours plaisant à voir. Mieux encore, même lorsque cette storyline prend fin, Holt continue de nous étonner, le personnage démontrant tout son potentiel lors des derniers épisodes, entre pétages de plomb mémorables lorsque l’on s’attaque à son précieux Cheddar et un surprenant numéro de danse qui muscle les zygomatiques. Andre Braugher s’est clairement éclaté à jouer ces nouvelles facettes de notre cher Holt et ce plaisir est communicatif.

Concernant Amy et Jack, cette saison est axée sur leur désir d’enfant, sujet abordé brièvement lors de la sixième année. Hasard du calendrier, Melissa Fumero était enceinte au moment du tournage, l’occasion de profiter de cette situation. Saluons le clin d’oeil méta à la troisième saison, où la précédente grossesse de l’actrice avait été mal ‘caché’ à l’écran. En tout cas cette intrigue fonctionne par l’alchimie entre Melissa Fumero et Andy Samberg, qui procure le charme nécessaire à ce chemin vers la parentalité. Si le couple Santiago/Peralta est toujours aussi complémentaire, reposant sur cette dichotomie entre responsabilité et immaturité, marque de fabrique de Jake depuis les débuts de la série, cette quête de procréation permet des instants plus mélancoliques à l’image de l’épisode 6×07 – La Méthode Jake/Trying, qui représente le mieux l’âme de cette septième saison en plus de nous montrer que les scénaristes ne sont pas à court d’idées. La conclusion de cet arc est une petite bulle de bonheur qui referme ce chapitre sur une note positive.

Concernant le reste de notre équipe de choc, chacun est utilisé à bon escient et l’on apprécie de voir qu’entre deux délires, Boyle (Joe Lo Truglio)prouve qu’il est celui sur qui tout le monde peut compter, que la carapace de Rosa (Stephanie Beatriz) ne cesse de se fissurer et que le tandem Hitchcock/Scully (Dirk Blocker/Joel McKinnon) cache de petits secrets pour mieux nous surprendre, permettant notamment de traiter subtilement du sujet de l’immigration. S’il a moins à faire que ses partenaires, Terry (Terry Crews)sait soutenir ses co-équipiers et dévoile ses talents de musicien face à un Holt intraitable en professeur, hommage à Whiplash de Damien Chazelle, dans lequel J.K. Simmons incarnait ce genre de tyran, de dernier participant en tant que guest-star à un épisode, se fondant à merveille dans cette joyeuse troupe.

S’il y avait une infime faiblesse à cette saison, outre le fait qu’on aurait voulu plus d’épisodes, se serait la sous-intrigue consacrée à une nouvelle venue, Debbie (Vanessa Bayer), qui se conclue de manière peu convaincante et poussive mais dans son ensemble cette septième année aura été maîtrisée et surtout très drôle, délivrant une bonne dose d’humour qui fait un bien fou, surtout en cette période. Noice !

BrooklynNineNineSaison7

© NBC

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