[Critique] Guns Akimbo, le jeu du chat et de la souris (version trash)

Quatre ans après Deathgasm, Jason Lei Howden est de retour à la réalisation avec Guns Akimbo, film d’action comprenant au casting Daniel Radcliffe, Samara Weaving, Natasha Liu Bordizzo, Ned Dehenny et Rhys Darby, nous entraînant dans le quotidien de Miles, un développeur de jeu qui va voir sa vie bouleversée par un jeu violent issu du dark web…

Avec Guns Akimbo, Jason Lei Howden nous convie à un joyeux bordel où la violence et l’humour noir prédominent, pour un délire sous acides.

Le scénario, écrit par ce dernier, nous immerge dans un monde où les gens sont en recherche de sensations fortes, trouvant en Skizm, un jeu cruel retransmis en direct sur le dark web où des criminels s’affrontent en duel jusqu’à la mort. C’est dans ce contexte que nous retrouvons notre personnage principal, Miles, quelqu’un d’ordinaire, développeur pour une application, qui aime troller les trolls sur internet lors de son temps libre, un hobby qui va le mettre dans le collimateur des administrateurs de ce site obscur, soit l’élément déclencheur du film.

Kidnappé puis affublé malgré lui d’armes, notre homme va devenir la victime de Skizm et devoir se battre pour survivre face à son adversaire, la coriace Nix. De ce point de départ, Guns Akimbo va alors prendre un malin plaisir à mettre à mal son personnage principal dans des situations improbables, s’amusant de son incapacité physique (dur de se débrouiller avec des fusils littéralement cloués sur les mains) et du contraste entre son innocence et la brutalité du monde dans lequel il doit naviguer. L’intrigue s’attelle à nous en mettre plein la vue, cumulant scènes d’actions improbables et répliques ringardes pour un cocktail qui fait mouche, du moins durant une bonne moitié du long-métrage.

Suivre Miles dans ce dédale de péripéties pétaradantes et sanglantes est clairement plaisant, ce qui est possible grâce au capital sympathie de Daniel Radcliffe qui met toute son énergie au service de cette pause récréative et réussi à nous investir dans cette spirale pour le moins démesurée. Ce qui fonctionne également est le tandem qu’il forme avec Samara Weaving, qui campe Nix, l’actrice s’éclatant dans ce rôle musclé et complètement fou, à la gâchette facile. Le jeu du chat et de la souris auquel se prêtent notre duo est clairement le point fort de ce jeu de massacre et en divertira plus d’un.

Par contre, à vouloir se complexifier dans sa seconde partie, en tentant d’ajouter des sous-intrigues plus sérieuses pour lier Miles, Nix et l’organisation de Skizm, Guns Akimbo perd de son efficacité. Pour combler cette perte de vitesse, la violence prend le dessus pour un final explosif et barbare mais plus convenu et de ce fait moins décalé que ce qu’on avait vu précédemment, ce qui fait retomber le soufflé arrivé au terme du film.

Si le scénario ne tient pas la route, la réalisation criarde de Jason Lei Howden ne faiblit jamais, ajoutant un charme non négligeable à ce grand n’importe quoi. Dans un style électrique et surtout épileptique, ce dernier ne tient pas en place et sa caméra virevolte dans tous les sens. Les idées de mise en scène sont nombreuses, séquences survitaminées, où les coups de feu pleuvent, à l’appui. D’où l’impression d’être en plein trip, ce qui est l’effet recherché et donc un aspect réussi pour le long-métrage.

Avec Guns Akimbo, Jason Lei Howden prend un malin plaisir à nous embarquer dans une course contre la mort complètement barrée. Violent, avec profusion d’hémoglobine à la clé, ce jeu du chat et de la souris rempli son cahier des charges, dans sa première partie en tout cas. S’il ne tient pas ses promesses, le long-métrage reste tout de même un délire, à regarder une fois entre amis. 

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