[Critique] Overlord, des soldats et des monstres

Après Jerrycan et Son Of A Gun, Julius Avery réalise Overlord, une production de J.J. Abrams mêlant film de guerre et horreur, nous transportant à la veille du Débarquement en France en 1944. Comprenant au casting Jovan Adepo, Jacob Anderson, Iain De Caestecker, John Magaro, Wyatt Russell et Bokeem Woodbine, ce film hybride nous fait suivre un groupe de parachutistes américains lâché derrière les lignes ennemies pour mener à bien une mission cruciale pouvant changer le cours de la Seconde Guerre Mondiale.

Julius Avery s’amuse avec le mélange des genres et livre avec Overlord un film hybride qui est une série B assumée.

Le scénario nous entraîne d’abord en pleine Seconde Guerre Mondiale avec une introduction immersive aux côtés des parachutistes prêts à se poser en France à la veille du Débarquement. Pris sous le feu de l’ennemi, nous sommes témoins du chaos ambiant jusqu’à ce que nos soldats foulent le sol. Passé ce premier acte, le film de guerre se transforme progressivement en film d’horreur et ce basculement est intéressant à suivre mais le résultat n’est clairement pas effrayant.

À l’image d’un jeu-vidéo, on pense clairement à Wolfenstein, nous suivons la mission de ces hommes qui est déterminante pour l’arrivée prochaine des alliés et dans un temps limité ils doivent s’infiltrer dans un village aux mains des nazis pour détruire une antenne situé dans une église fortifiée mais rien ne se passe comme prévu et les exactions diaboliques des allemands laissent place à un spectacle gore avec expériences malsaines et sujets transformés en « zombie-like ».

La réalisation de Julius Avery aide à instaurer cette ambiance vidéo-ludique et l’on sent que celui-ci prend plaisir à proposer cette avalanche d’effets horrifiques et ne lésine pas sur l’action dans son dernier acte avec au final un joyeux bordel généreux.

Sauf que les facilités scénaristiques trop visibles et surtout les personnages bien trop caricaturaux (nazis monstrueux, américains sauveurs) plombent l’ensemble, la palme revenant au protagoniste principal, Boyce (incarné par Jovan Adepo) qui finit par agacer avec ses choix douteux dont certains sont clairement débiles. Se centrer un peu plus sur ses camarades, plus intéressants à suivre, aurait été plus judicieux.

Long-métrage hybride iconoclaste, débutant en film de guerre puis bifurquant en festival gore, Overlord est une série B divertissante qui aurait gagné à soigner un minimum son scénario et ses effets horrifiques pour se révéler vraiment marquant. 

OVERLORD

©Paramount Pictures

 

 

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