[Critique] Johnny English Contre-Attaque, de la vieille école

Sept ans après Johnny English, Le Retour, Rowan Atkinson revêt une troisième fois le costume de l’espion le plus maladroit de sa Majesté et s’entoure d’Emma Thompson, Olga Kurylenko, Ben Miller et Jake Lacy pour Johnny English Contre-Attaque, réalisé par David Kerr et voyant l’agent secret revenir sur le devant de la scène pour sauver le Royaume-Uni en proie à des cyber-attaques…

Ce troisième opus de la saga Johnny English ne déroge pas à la règle instaurée par ses prédécesseurs, à savoir nous faire rire grâce à l’abattage de Rowan Atkinson qui sauve un scénario peu travaillé.

L’idée de traiter des nouvelles menaces technologiques, domaine inconnu pour notre agent triple zéro, est une bonne idée puisque cela permet de jouer sur le décalage vieille école/génération high-tech et donne lieu à de bons gags, dont la séquence réalité virtuelle, l’une des plus drôles du film.

Le postulat pour faire revenir sur le devant de la scène notre espion est bien pensé : avec des agents démasqués suite à une attaque cybernétique, il faut faire appel aux retraités du MI-7, dont le maladroit English et dès les premières minutes ce dernier se fait remarquer avec un retour pour le moins explosif. Le duo qu’il forme avec son compère, Bough (absent dans le deuxième opus) est le point fort du long-métrage, leur tandem fonctionnant à merveille, même quand les gags ne sont pas à la hauteur.

Concernant l’intrigue principale, celle-ci souffre d’une grande prévisibilité, laissant peu de place à la surprise et avec un ennemi manquant de charisme. Heureusement que la bêtise de son personnage principal fait le job, mettant du piquant dans cette enquête pour démasquer le responsable mettant la pagaille au Royaume-Uni avec ces virus informatiques. La mise en garde sur l’utilisation des nouvelles technologies et la collecte de nos données personnelles aurait mérité d’être plus creusée mais on ne fait que la survoler. L’essentiel de Johnny English : Contre-Attaque repose sur ses comédiens.

Dans ce nouveau volet, Rowan Atkinson est en grande forme (voir déchaîné durant une séquence dansante qui fait mouche), donnant comme toujours le meilleur de lui-même dès qu’il s’agit de comique de situation avec ses facéties habituelles, ce qui fonctionne toujours. À ses côtés, Ben Miller n’est pas en reste dans son rôle d’acolyte/clown blanc et saluons l’auto-dérision d’Emma Thompson, en Première Ministre crédule et incompétente ainsi que celle d’Olga Kurylenko qui après avoir joué la James Bond-Girl en joue sa parodie et s’en sort bien dans la peau d’une espionne russe.

Johnny English : Contre-Attaque a pour seul but de nous divertir et y parvient plus ou moins grâce à la performance comique de ses acteurs, Rowan Atkinson le premier. Quoi qu’il fasse, il arrivera toujours à nous faire rire même quand la situation n’y prête pas. Un divertissement familial correct, dans la pure tradition de la saga. 

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