[Critique] Vingt-Cinq, errances d’une génération

Après avoir été présentée en avant-première lors de la dernière édition de Séries Mania, qui a notamment récompensée Bryan Marciano d’un Prix D’Inteprétation Masculine, la série Vingt-Cinq, nouvelle création d’OCS Signature débarque sur OCS, l’occasion d’évoquer cette première saison, composée de douze épisodes de vingt-deux minutes.

Écrite, réalisée et jouée par Bryan Marciano, qui multiplie les casquettes sur ce projet, Vingt-Cinq se centre sur le quotidien d’une bande d’amis, issus de la génération Y. Produite notamment par Géraldine Nakache, la série comprend au casting Pablo Pauly, Léa Millet, Esther Garrel, Alexandre Boublil, Juliette Bettencourt, Pierre Lottin et peut également compter sur la présence de Vincent Dedienne.

Avec son format assez court, Bryan Marciano en profite pour instaurer rapidement un rythme soutenu à l’intrigue et parvient à nous familiariser avec ce groupe principal en moins d’un épisode. Une fois investis dans la série, nous sommes plus facilement impliqué dans leurs déboires. Tout commence lorsque Jeremy, vingt-cinq ans vit une rupture difficile avec Julie, son amour de jeunesse. Entouré de son groupe d’amis d’enfance (Adrien, Alex, Jonas), il va devoir apprendre à se remettre sur pied et à débuter une nouvelle vie.

Ce qui fait le charme de Vingt-Cinq est le ton adopté, une dramédie qui oscille entre moments plus ou moins légers. Le portrait de cette génération Y est dessiné sans fards, de manière réaliste et pas forcément flatteuse, on nous plonge dans les doutes et les hésitations d’une jeunesse qui se cherche et c’est le sel de la série. Si Jeremy est dans une mauvaise passe, nous nous rendons vite compte que tous les protagonistes ne savent pas sur quel pied danser, que ce soit sentimentalement ou professionnellement. Entre l’annonce d’un futur mariage pour Adrien et Sophie, la volonté de profiter de la vie pour Julie, la tentative pour Alex de créer son entreprise et les exploits sexuels de Jonas, les storylines ne manquent pas et parviennent à nous surprendre, certaines se voulant plus profondes qu’on le ne pensait au départ, ce qui est une bonne chose.

L’alchimie entre les différents membres de cette bande d’amis est palpable et la direction d’acteurs permet de nous attacher à ce petit monde, Bryan Marciano en tête, avec son interprétation touchante de Jeremy, qui doit rebondir après sa rupture et qui le fait de manière sensiblement maladroite tout du long de cette première saison. Le reste de la troupe n’est pas en reste et si Alexandre Boublil est la caution humour avec Alex, qui a toujours des répliques faisant mouches, sous leurs faux-airs d’hommes sûrs d’eux, Pablo Pauly (Arthur) et Pierre Lottin (Jonas) incarnent des personnages cachant leur vraie nature et leur jeu se veut plus nuancé avec une facette exubérante et une autre plus complexe, plus dense et profonde. Face à ces garçons en proie aux turbulences du quotidien, les filles sont loin d’être en reste et Léa Millet (Julie) ainsi qu’Esther Garrel livrent des performances solides, entre essayer de trouver un sens à leur vie et surmonter les épreuves qui viennent bousculer leurs projets.

Avec cette vision réaliste des errances d’une jeunesse qui a du mal à trouver sa place, Vingt-Cinq se révèle être une série plus fine qu’elle n’y paraît et parvient à nous faire rire et qui sait également nous toucher grâce à des personnages humains avec leurs qualités et leurs défauts. Bryan Marciano se questionne sur le fait de grandir, de devenir responsable et le résultat est satisfaisant.

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