[Critique] Deadpool 2, le délire continue

Après s’être avéré être un pari gagnant pour la 20th Century Fox avec plus de 789M$ de recettes mondiales et 3 763 671 d’entrées en France, il était logique de revoir Deadpool vivre de nouvelles aventures sur grand écran. Deux ans après la sortie du premier volet, sa suite débarque sur les écrans, cette fois réalisée par David Leitch, co-réalisateur de John Wick à qui l’on doit également Atomic Blonde. Ryan Reynolds rempile dans le rôle du mercenaire à l’humour ravageur et parmi les petits nouveaux du casting nous retrouvons notamment Josh Brolin et Zoe Beetz. Ce deuxième opus va voir Wade Wilson faire face à de nouveaux défis dont un adolescent instable et un homme venu du futur et prêt à tout pour accomplir sa mission…

Deadpool 2 a t-il réussi à déjouer les pièges inhérents à une suite ou le film a t-il foncé tête baissé vers la facilité pour se révéler décevant et inutile ? La réponse est non !

Pour ma part ce deuxième volet se révèle meilleur que le premier qui était sympathique et divertissant mais dont il manquait un je-ne-sais-quoi pour en faire un film plus marquant. Dès ses premières minutes Deadpool 2 prévient que le curseur niveau délire va être placé encore plus haut et c’est exactement le cas.

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Le scénario de Rhett Reese et Paul Wernick, aidés de Ryan Reynolds, est bourré d’humour plus ou moins douteux, ce qui ne change pas de son prédécesseur, sauf qu’il y a plus de blagues qui font mouche à mes yeux. Le vrai plaisir reste cette multitude de vannes métas avec un quatrième mur qui ne cesse d’être explosé avec des références au cinéma, à Marvel et bien sûr DC Comics, on n’oublie pas la distinguée concurrence.

Mais cette suite se démarque en misant également sur l’émotion. C’est un bon contre-poids à l’humour omniprésent et cela aide au développement de Wade Wilson. Le personnage ressort grandit de cette aventure même si l’on peut déplorer que cela se fasse au détriment de sa petite-amie Vanessa. Cela n’empêche pas que le couple partage de belles scènes.

Les notions de filiation et d’équipe sont les principaux thèmes de Deadpool 2 et même si notre mercenaire aime tirer la couverture sur lui, il arrive à laisser de la place à trois nouveaux joueurs : Domino, Cable et le jeune Russell. Si l’intrigue concernant la première prête seulement à sourire, les deux autres protagonistes sont plus travaillés et aident également à l’instauration d’une atmosphère plus sombre. Le long-métrage marque la première apparition à l’écran de la X-Force et celle-ci est très surprenante, on ne vous en dit pas plus. Si parmi les alliés de Deadpool, Weasel et Dopinder sont toujours présents, soulignons un gros point noir concernant Colossus et Negasonic Teenage Warhead qui se voient carrément passer au troisième plan après avoir réussi à se démarquer dans le premier volet. De même pour la nouvelle recrue des X-Men, Yukio.

Enfin signe du niveau du délire qu’est ce deuxième volet de Deadpool, la scène post-générique termine le film sur une excellente note, pleine de trouvailles.

Concernant les acteurs, bien entendu Ryan Reynolds surnage et rayonne au milieu de ses partenaires, lui et Wade Wilson ne faisant quasiment plus qu’un. Mais heureusement il reste beau joueur et permet à Josh Brolin de s’imposer avec le rôle de Cable, mi-mutant mi-cyborg venu du futur prêt à tout pour mener à bien sa mission, avec son air bougon avec au fond de lui un grand cœur. Le personnage a du potentiel et quand on connaît son histoire dans les comics, on a hâte de revoir Josh dans de futurs opus (X-Force à priori). Julian Dennison parvient à se distinguer avec son interprétation de Russell/Firefist, en mêlant rage et émotion dans son jeu. On comprend les motivations de cet adolescent dénigré et torturé par sa nature de mutant qui ne parvient pas à canaliser sa haine. Morena Baccarin (Vanessa) et Zazie Beetz (Domino) arrivent à instaurer une dose de douceur dans ce monde de brute et on espère de nouveaux développements les concernant dans le futur.

Au niveau de la réalisation, David Leitch prend le relais de Tim Miller et on ne perd pas au change concernant l’action, celle-ci étant plus brutale au niveau de la mise en scène. Ce dernier arrive à poser sa caméra quand il s’agit de se concentrer sur l’émotion. Par contre les effets-spéciaux ont quelques ratés mais heureusement l’équipe s’en rend bien compte et s’en moque lors d’une séquence bordélique mettant à l’honneur Domino et sa chance légendaire.

Deadpool 2 remplit son cahier des charges et arrive à nous proposer du divertissement pop-corn comme prévu. Ce deuxième volet parvient même à se poser au-dessus de son prédécesseur avec un humour toujours aussi potache mais agrémenté par un zeste de noirceur et d’émotion bienvenue. Wade Wilson vise juste et nous entraîne dans une nouvelle aventure bien barrée.

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Quittons nous avec la bande originale du film, Ashes, chantée par Céline Dion avec un Deadpool qui nous dévoile un de ses nombreux talent, la danse:

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