Alors que nous venons de le voir dans L’Espèce Explosive (de Sarah Arnold), Alexis Manenti continue de s’aventurer hors de sentiers battus, le comédien se préparant à se montrer sous un nouveau jour à travers Du Fioul dans les Artères. Soit une romance se déroulant dans un milieu où la solitude est la norme, celui des routiers.
Premier long-métrage piloté par Pierre Le Gall, Du Fioul dans les Artères se veut une immersion au plus près du poste de conducteur alors que le spectateur est invité à suivre le quotidien d’Étienne, passionné par son métier. Passant la plupart de son temps au volant de son trente-trois tonnes, notre routier aura su devenir avec le temps un loup solitaire. Difficile alors de songer à se poser, à rencontrer des gens, quand l’essentiel du quotidien se résume à engranger le plus de kilomètres possibles pour assurer le maximum de livraison.
De ce point de départ, le cinéaste va alors s’engager sur un chemin escarpé, histoire de mettre en lumière l’histoire d’un homme se laissant transpercé par la flèche de Cupidon. En croisant Bartosz (incarné par Julian Świeżewski), un camionneur comme lui, venant de Pologne, Étienne va alors sentir son cœur battre la chamade. Mais comment nouer une relation lorsque l’on prend sans cesse des trajectoires opposées, que les instants à deux se font rares ? Telle sera l’une des questions centrales du film. Passé par la Semaine de la Critique à Cannes, Du Fioul dans les Artères » stationnera à partir du 2 décembre dans les salles de cinéma.

Synopsis :
Étienne est routier. Accroché à la route, il réduit sa vie affective à des rencontres anonymes et éphémères sur des parkings. Quand il croise Bartosz, un camionneur polonais, sa solitude est bouleversée.