[Critique] La Mélodie, la musique adoucit les mœurs

L’Arras Film Festival a débuté depuis le 3 Novembre mais revenons sur le premier long-métrage proposé en projection presse, La Mélodie réalisé par Rachid Hami, qui est sorti ce mercredi 8 Novembre au cinéma.

Le film qui comprend notamment au casting Kad Merad, Samir Guesmi ou encore le jeune Renély Alfred se centre sur Simon, un violoniste émérite et désabusé. Faute de mieux, il échoue dans un collège parisien pour enseigner le violon aux élèves de la classe de sixième de Farid. Ses méthodes d’enseignement rigides rendent ses débuts laborieux et ne facilitent pas ses rapports avec des élèves difficiles. Arnold est fasciné par le violon, sa gestuelle et ses sons. Une révélation pour cet enfant à la timidité maladive. Peu à peu, au contact du talent brut d’Arnold et de l’énergie joyeuse du reste de la classe, Simon revit et renoue avec les joies de la musique. Aura-t-il assez d’énergie pour surmonter les obstacles et tenir sa promesse d’emmener les enfants jouer à la Philharmonie ?

Avec La Mélodie, Rachid Hami nous offre une comédie dramatique sympathique mais qui a du mal à se décoller des codes du genre. En effet depuis des années nous voyons ce même scénario fleurir : un enseignant désabusé arrive dans une école de banlieue où l’indiscipline règne et celui-ci va finir par instaurer une relation de confiance avec eux et à la fin de l’année tous ressortiront grandis de cette expérience. Pas plus tard que cette année, un autre film français traitait du même sujet, Les Grands Esprits.

La Mélodie parvient tout de fois à se démarquer de par son approche de l’éducation avec une histoire centrée sur une classe-orchestre apprenant le violon. Ce choix permet au long-métrage d’ajouter une pointe d’originalité au genre en faisant de la musique classique un personnage à part entière. Elle est le vecteur commun à toutes les intrigues du film, avec Simon (Kad Merad) qui est à un tournant de sa carrière de musicien,  Farid, le professeur qui pense que l’étude de violon va aider à l’éducation de ses élèves, qui eux seront d’abord réticents à cette idée, étant totalement dissipés en classe. Mais comme le dit l’adage, la musique adoucit les mœurs et tout ce beau monde va apprendre de ses différences pour se réunir. Le but est de créer une harmonie à la fois musicale et humaine.

Sur l’aspect humain, celui-ci est le cœur du film bien entendu avec une intrigue placée dans un milieu scolaire défavorisé, le contraire aurait été étonnant, mais grâce au jeu des jeunes acteurs qui sont d’un naturel épatant (mention spéciale à Renély Alfred dans le rôle d’Arnold) et des adultes qui jouent leurs parents, en particulier Slimane Dazi qui joue le père de Samir (Zakaria-Tayeb Lazab), le ton est assez juste, même si encore une fois le scénario n’évite pas certains écueils. Et même si Kad Merad est la tête d’affiche du film et qu’il s’en sort très bien dans cette interprétation tout en sobriété saluons Samir Guesdi qui est un atout majeur dans La Mélodie avec son incarnation de Farid, enseignant plein de sagesse et de pédagogie.

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