Ce week-end du 19 au 21 juin, le public américain pouvait découvrir dans les salles obscures Toy Story 5 d’Andrew Stanton et McKenna Harris, On l’appelait Robin des Bois de Michael Sarnoski, Leviticus d’Adrian Chiarella ou encore Girls Like Girls de Hayley Kiyoko. Parmi ces propositions, une s’est logiquement imposée au sommet de la pyramide. Analysons les chiffres.

The toys are back in town. Pouvant toujours compter sur le soutien d’un indéfectible public, la saga Toy Story créé l’événement en débarquant sur la plus haute marche du podium avec un score impressionnant – ne montrant aucun signe de faiblesse en dépit de ses trois décennies d’existence.
Pour son arrivée en salles, le cinquième volet de la franchise phare de Pixar a ainsi amassé pas moins de 159,6M$, soit le meilleur démarrage de l’année mais également le lancement le plus puissant de la marque. En effet, au gré des films, nous constatons une montée en puissance niveau chiffre puisque son prédécesseur avait engrangé 120,9M$ pour ses débuts en 2019. À voir désormais si la concurrence frontale avec Des Minions et des Monstres dans les prochains jours lui causera du tort ou si les deux productions sauront co-exister.
Une entrée en scène remarquée, se confirmant également à l’étranger, Toy Story 5 voyant ses recettes virevolter à 311,6M$ sur la surface du globe – et ce pour un budget estimé à 275M$. Ce qui n’empêchera pas cet épisode de passer la barre du milliard, sans aucun doute.

Face à ce rouleau-compresseur qu’est Toy Story, Steven Spielberg boit la tasse avec sa nouvelle réalisation, Disclosure Day tombant avec fracas de son piédestal à la deuxième place du classement – avec de beaux dégâts financièrement parlant.
En plus de perdre son leadership, le blockbuster – qui marque le retour du boss à un genre qu’il affectionne à savoir la science-fiction – doit faire face à une fréquentation s’écroulant de 60,2%. Ce qui se traduit par l’ajout de 17,7M$, pour un total s’élevant à 78,9M$ en dix jours d’exploitation. Pour le cinéaste, ce résultat reste correct, sachant qu’il surpasse déjà The Fabelmans, qui avait totalisé 17,3M$ en 2022 mais également West Side Story, qui lui avait obtenu 38,5M$ un an auparavant. Au final, Spielberg devrait pouvoir atteindre à nouveau le seuil des 100M$ avec l’un de ses ouvrages, ce qui n’était plus arrivé depuis Ready Player One, qui avait conclu son périple avec 137,7M$ en poche.
Se révélant également à l’international, Disclosure Day prend de l’assurance, ses recettes atteignant désormais les 160,8M$ dans le monde – et ce pour un budget estimé à 115M$. Il lui faudra donc rester endurant en dépit de la présence de concurrents de taille.

Ne faisant rien comme les autres, Obsession continue d’impressionner. Revenu le week-end dernier dans le trio de tête, le long-métrage continue de tracer son bonhomme de chemin vers le succès sur la troisième marche du podium.
Même s’il diminue d’une position, le film de Curry Barker – talent issu de la sphère Youtube – voit sa fréquentation décliner de seulement 29,5%. Un excellent maintient se traduisant par l’ajout de 13,3M$ à son box office, désormais de l’ordre de 215M$. Une performance de choix, rappelant le parcours parallèle de Backrooms (mis en scène par un autre réalisateur ayant fait ses armes sur le web, Kane Parsons) qui gravite actuellement à 175M$. Les productions horrifiques ont définitivement la côte auprès du public.
Continuant de progressivement déployer ses ailes dans d’autres territoires, Obsession voit ses recettes se hisser à 332M$ et ce en disposant d’un budget de 1M$ à peine. De quoi lancer avec fracas la carrière de Curry Barker.