Tournant plus vite que son ombre, Quentin Dupieux n’a pas son pareil pour multiplier les films, se plaisant même à proposer de temps à autres deux productions par an. Un rythme effréné, que le cinéaste de l’absurde continue de tenir, se préparant ainsi à présenter à son auditoire sa quinzième mise en scène – qui sera l’occasion de travailler avec des pointures venues tout droit du royaume d’Hollywood.
Au cours de ses deux décennies de carrières, notre réalisateur s’est autorisé quelques parenthèses créatives au pays de l’Oncle Sam, notamment au milieu des années 2010 avec Wrong, Wrong Cops ou encore Rubber. Ce qui lui a permis de faire tourner des acteurs et actrices américains tels que William Fichtner, Eric Roberts, Arden Myrin, Jack Plotnick. Mais avec ce prochain projet, l’ex Mr. Oizo est parvenu à attirer dans ses filets des vedettes d’un autre rang puisque Kristen Stewart et Woody Harrelson ont accepté de prendre part à ce nouveau délire qu’est Full Phil, qui s’articulera sur une relation père/fille, constamment mise à l’épreuve.
Selon les premiers éléments de l’histoire, le long-métrage devrait avoir une vibe à la White Lotus alors que l’on suivra Woody Harrelson dans la peau de Philip Doom, un riche industriel américain cherchant à renouer avec sa fille Madeleine (Stewart) lors d’un luxueux voyage à Paris. Mais malheureusement, la cuisine française, un film d’horreur des années 1950 et un employé d’hôtel intrusif vont perturber le bon déroulement de leur séjour – plus chaotique qu’espéré.
Produit par Hugo Selignac, qui soutient Dupieux depuis Mandibules, le film pourra également compter sur la présence de Charlotte Le Bon, Eric Wareheim, Tim Heidecker, Emma Mackey ou encore Nassim Lyes. Actuellement en post-production, Full Phil devrait débarquer dans le courant de l’année sur nos écrans.
« C’est fou – les films de Quentin sont extrêmement populaires auprès des acteurs américains les plus cool », a déclaré Selignac dans les colonnes du site Variety. « Lorsque nous leur envoyons les films de Quentin, ils sont frappés, parce que quand vous regardez les comédies américaines aujourd’hui, c’est le calme plat. » […] « Le Deuxième Acte », en particulier, a suscité beaucoup d’excitation. Soudain, les acteurs américains se sont dit : « Attendez, on peut encore faire des films comme celui-ci ? On peut encore rire de tout ? On peut encore faire de telles blagues sur les femmes, les hommes, les minorités ? »
