Ce week-end du 9 au 11 janvier, le public américain pouvait découvrir dans les salles obscures Greenland Migration de Ric Roman Waugh, Primate de Johannes Roberts, I Was a Stranger de Brandt Andersen ou encore Magellan de Lav Diaz. Parmi ces propositions, une s’est demarquée sur les cimes du classement. Laquelle ? Analysons les chiffres.

Au pays de l’Oncle Sam, rien ni personne ne semble être en mesure de mettre un terme au règne d’Avatar : De Feu et de Cendres, le blockbuster restant ainsi au sommet de la pyramide, grappillant un bon nombre de billets verts.
Malgré tout, s’il domine une fois de plus le box office, le film de James Cameron perd de sa superbe – sa fréquentation s’effritant de 48,6%. Parvenant à amasser 21,5M$ en ce quatrième week-end d’exploitation, celui-ci virevolte désormais à 342,7M$. Soit un score solide, même si l’écart se creuse à nouveau avec son prédécesseur La Voie de l’Eau, qui au même stade atteignait les 517,6M$. Vu sa vigueur, nul doute que ce troisième chapitre saura tenir sur la longueur – une constante chez le cinéaste – même si faire jeu égal avec les deux autres films de la saga (à la même période d’ailleurs, Avatar premier du nom avait engrangé 430,8M$).
À l’international, Avatar : De Feu et de Cendres fait toujours sensation et emporte tout sur son passage, un engouement se traduisant par des recettes se hissant d’ores et déjà à 1 231 139 187M$ sur la surface du globe. Atteindre le milliard n’était donc qu’une formalité pour James Cameron, qui peut se targuer d’avoir réalisé cet exploit quatre fois. Il faudra désormais voir jusqu’à quel niveau ce volet peut grimper.

S’il est toujours difficile de rivaliser avec Avatar, qui conserve son monopole, une nouveauté est tout de même parvenue à susciter l’intérêt du public, en l’occurrence Primate – qui a fait sursauter les amateurs d’horreur – débarquant ainsi avec fracas en deuxième position.
Pour ses débuts sur le territoire américain, le long-métrage de Johannes Roberts a récolté 11,1M$, ce qui est un lancement correct pour le cinéaste – rattrapant l’échec de son précédent passage derrière la caméra, qui remonte à 2021. En effet, il y a cinq ans, ce dernier tentait de rebooter la franchise Resident Evil avec Bienvenue à Raccoon City, qui avait malheureusement terminé sa carrière avec seulement…17M$ en poche.
Commençant à peine à semer la pagaille dans les salles du reste du monde (dont le 21 janvier en France), Primate voit ses recettes prendre très peu de hauteur, celles-ci s’élevant à 13,2M$ – ce qui reste satisfaisant dans la mesure où il a coûté 21M$ à produire, ce qui limite les risques de pertes financières.

Après l’horreur place au thriller avec La Femme de Ménage, qui continue d’intriguer le public, comme en témoigne son parcours remarqué sur la troisième et dernière marche du podium – avec un beau score à la clé.
Depuis son démarrage convaincant mi-décembre, l’adaptation du best-seller éponyme de Freida McFadden par Paul Feig confirme sa bonne santé en ne perdant que 27,8% de sa fréquentation, rajoutant ainsi 10,9M$ supplémentaires à son box office. Ce qui lui permet de voir son box office se hisser à 93,8M$ après vingt-quatre jours de présence sur les écrans. De quoi redonner du souffle au réalisateur, dont le précédent film distribué en salles – Last Christmas – ayant amassé 35,1M$ sur le sol américain en 2019.
Tirant également son épingle du jeu à l’international, La Femme de Ménage totalise à ce stade 142,6M$ dans le monde – ce qui est excellent dans la mesure où son budget était de l’ordre de 35M$. Les profits sont donc de la partie.