Comme l’aura récemment prouvé Pathé avec ses relectures de titres phares de la bibliographie d’Alexandre Dumas, à savoir Les Trois Mousquetaires mais également Le Comte de Monte-Cristo – qui a littéralement fait frémir le box office en attirant l’attention de 9 347 923 spectateurs – la littérature française reste une valeur sûre pour le public. Alors que la firme de Jérôme Seydoux poursuit sur sa lancée quant à la production de blockbusters destinés à revigorer le genre romanesque en compagnie de Chapter 2 (avec le développement d’une troisième aventure cinématographique pour nos Mousquetaires et la transposition des Rois Maudits), d’autres s’engouffrent dans cette brèche qui, jusque là amène au succès.
Ainsi Radar Films a joint ses forces à Warner Bros. (qui occupera de la distribution) afin de (re)mettre en lumière un personnage emblématique de la littérature du XIXe siècle, Jean Valjean. Soit la figure de proue d’un des chefs-d’œuvre de Victor Hugo, Les Misérables, fresque épique en cinq tomes publié en 1862, permettant notamment à l’écrivain de porter un regard acerbe sur la société de son époque, qu’il juge inégalitaire. Une critique prenant forme dans le parcours tortueux de nombreux personnages qui, dans un début siècle marqué par la bataille de Waterloo et l’insurrection républicaine – ayant mis Paris à feu et à sang en juin 1832 – tentent de sortir de leur condition, que ce soit Fantine, Cosette ou Gavroche. Des pauvres abandonnés à leur sort et devant apprendre à leurs dépends que la ligne entre le bien et le mal est des plus friables, en particulier Jean Valjean, ancien bagnard dont la réhabilitation dans ce bas-monde sera synonyme de chemin de croix.
Devenu un monument de la littérature, Les Misérables a su quitter son univers de papier pour mieux étendre ses horizons dans d’autres domaines, que ce soit le petit et le grand écran mais aussi sur les planches avec la fameuse comédie musicale multi-récompensée (près de cinquante prix dont deux Grammy Awards et deux Victoires de la Musique) qui depuis les années 80 se joue dans le monde entier. Une réinvention en chansons qui a d’ailleurs servi de base à la dernière adaptation en date du récit de Hugo au cinéma, qui s’est officié sous la houlette de Tom Hopper en 2012. Treize ans plus tard, la France reprend la main, avec Jean Valjean, qui va se concentrer avant tout sur cet anti-héros du roman et ce à partir de sa sortie du bagne de Toulon, à l’âge de quarante-six ans. Une étape clé de son existence, notre homme recouvrant la liberté avec le cœur empli de rancune pour une société qui lui a causé tant de mal, comme le rappelle le synopsis du long-métrage, dévoilé par la Warner :
1815. Jean Valjean sort du bagne après dix-neuf ans de travaux forcés. Pétri par la colère, le sentiment d’injustice et les violences subies, il est devenu un animal dangereux qui n’a plus confiance en rien ni personne. Mais un soir, il trouve refuge chez un prêtre. Surpris par la chaleur de l’accueil, il est ébranlé dans ses convictions criminelles : il lui faudra choisir entre les actes définitifs que lui inspire sa haine du monde, et l’acceptation de la main tendue.
Mis en scène par Eric Besnard, dont le précédent film Louise Violet a connu un joli parcours en salles l’automne dernier, cette proposition sera portée par un fidèle du cinéaste, Grégory Gadebois, qui va prendre le relais de Jean Gabin, Lino Ventura et Jean-Paul Belmondo qui ont incarné Valjean pour Jean-Paul Le Chanois, Robert Hossein et Claude Lelouch sur grand écran. À ses côtés, nous retrouvons Bernard Campan (qui prête ses traits à Monseigneur Bienvenu) et Isabelle Carré (ici la soeur de l’évêque, Mademoiselle Baptistine) ainsi que Alexandra Lamy (qui interprète la gouvernante Madame Magloire). Entré en tournage début janvier, cette production est la première des deux propositions dérivées du livre de Victor Hugo initiées en 2025 puisque cet été Fred Cavayé va également entamer la production de sa version des Misérables, avec cette fois-ci Vincent Lindon au casting. Heureusement pour les deux films, leurs sorties ne se téléscoperont pas, Jean Valjean devant débarquer le 19 novembre dans les salles, là où son homologue n’est pas attendu avant 2026.



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