Passé un crochet par Hollywood, où il aura mis en scène Mayday, Jean-François Richet se prépare à revenir sur le sol français pour s’atteler à un projet d’envergure, synonyme de retrouvailles avec son comparse Vincent Cassel, qui leur permettra de poursuivre leur exploration du film d’époque – après avoir romantisé la vie de Vidocq pour les besoins de L’Empereur de Paris en 2018. Cette fois les deux hommes font équipe pour Quasimodo, relecture d’une des œuvres phares de la bibliographie de Victor Hugo.
Comme l’aura démontré Pathé il y a peu avec Les Trois Mousquetaires de même que Le Comte de Monte-Cristo – qui a littéralement fait frémir le box office en attirant l’attention de 9 347 923 spectateurs – la littérature française reste une valeur sûre pour le public. Alors que la firme de Jérôme Seydoux poursuit sur sa lancée quant à la production de blockbusters destinés à revigorer le genre romanesque en compagnie de Chapter 2 (avec le développement d’une troisième aventure cinématographique pour nos Mousquetaires et la transposition des Rois Maudits), d’autres s’engouffrent tour à tour dans cette brèche qui, ces derniers temps amène au succès.
Dans cette optique, Radar Films se concentre sur des ouvrages de Hugo, venant de commencer ce travail de transposition avec Jean Valjean, porté par Grégory Gadebois, qui revisite les premiers volumes des Misérables, attendu pour novembre dans les salles obscures. Désormais, la société de production se penche sur l’adaptation libre d’un autre roman, Notre-Dame de Paris en compagnie de Netflix, pour qui le long-métrage est développé. Publié en 1831 (sa version définitive le sera un an plus tard), ce récit épique en cinq-neuf chapitres aura inspiré le septième art à maintes reprises, ayant été porté par dix fois sur grand écran. Parmi ses principaux protagonistes, Quasimodo, célèbre sonneur de cloche de la Cathédrale, élu Pape des Fous en raison de sa difformité. Un être méprisé et vivant dans l’ombre au sein des murs de Notre-Dame – sous le joug de son père adoptif Frollo – notre anti-héros verra son destin basculer suite à sa rencontre avec Esmeralda, dont il tombe amoureux.
Écrite par Eric Besnard, qui est justement le réalisateur du film mettant à l’honneur Jean Valjean, cette version se veut une plongée réaliste et sombre dans cette période troublée du XIXe siècle, prenant des distances avec le personnage de fiction de l’auteur pour mieux évoquer l’homme qui l’a inspiré le Bossu – qui selon toute vraisemblance a réellement existé (des écrits du sculpteur britannique Henry Sibson auront étayer cette thèse). Un angle confirmé par son synopsis officiel, dévoilé par la plateforme streaming : Ancré à Paris à la veille de la Révolution de Juillet, Quasimodo réinvente la vie de l’homme qui aurait inspiré le personnage emblématique de Victor Hugo, Quasimodo. Alors que l’épidémie de choléra se propage dans la ville, il est pris entre la tourmente politique et un amour impossible.
Pour incarner Quasimodo, le choix de Jean-François Richet et de la production s’est porté sur Vincent Cassel, qui cumule les rôles clés de notre littérature puisqu’il a déjà prêter ses traits à La Bête de La Belle et La Bête et à Athos dans Les Trois Mousquetaires. Disposant d’un budget confortable d’environ 30M€, le futur blockbuster Netflix sera tourné dès cet été, pour une arrivée sur le service de SVOD courant 2026.

© Gaumont