Ce week-end du 6 au 8 juin, le public américain pouvait découvrir sur grand écran Ballerina (De l’univers John Wick) de Len Wiseman, Dan Da Dan : Evil Eye de Fuga Yamashiro et Abel Góngora, Dangerous Animals de Sean Byrne, The Ritual – L’Exorcisme d’Emma Schmidt de David Midell, I Don’t Understand You de David Joseph Craig et Brian William Crano ou encore, dans une combinaison de salles limitée The Life of Chuck de Mike Flanagan. Sur ces six propositions, une est parvenue à se frayer un chemin vers les cimes du classement. Laquelle ? Analysons les chiffres.

Depuis son arrivée sur le territoire américain, Lilo & Stitch bouscule le ring du box office et ne compte pas s’arrêter de sitôt, renvoyant une fois de plus la concurrence dans les cordes pour mieux poursuivre son règne sur la plus haute marche du podium.
Conservant son trône, l’adaptation live du classique Disney mis en scène par Dean Fleischer Camp perd 47,6% de sa fréquentation et reste puissant, amassant la coquette somme de 32,3M$. De quoi lui permettre d’atteindre le seuil des 300M$ et de culminer à 335,6M$ et ce en l’espace de dix-sept jours, soit un score phénoménal, faisant oublier au studio aux grandes oreilles le récent échec de Blanche Neige, qui a terminé sa carrière avec seulement 87,2M$ au mois de mars. Nous nous situons ici dans la fourchette haute des productions en chair et en CGI de chez Mickey, ce dernier cru en date étant proche du leader La Belle et La Bête, qui amassait 393,3M$ après le même temps de présence en salles.
Sur-performant également à l’international, Lilo & Stitch surfe sur la vague du succès, ses recettes virevoltant désormais à 772,4M$ – pour un budget estimé à 100M$. Dire qu’à l’origine cette version devait débarquer directement sur Disney +, heureusement qu’un changement de direction a été opéré car les billets n’ont pas fini de pleuvoir. En ligne de mire : le milliard.

Avec un adversaire qui ne daigne pas quitter son piédestal, difficile de se démarquer, ce que constate amèrement Ballerina, qui doit ainsi se contenter de la deuxième place du trio de tête pour ses débuts en salles – pas aussi explosifs qu’espéré par Lionsgate.
Pour son week-end inaugural, le spin-off de l’univers John Wick mis en scène par Len Wiseman manque de pep’s, ne parvenant qu’à engranger 24,5M$. Soit un lancement en demi-teinte, se révélant supérieur à l’opus original de la saga, qui avait obtenu 14,4M$ pour son entrée en piste en 2014 (par la suite, les exactions de Baba Yaga alias Keanu Reeves n’ont fait que monter en puissance). Pour le cinéaste le résultat est moins contrasté, étant dans la droite lignée de son précédent essai Total Recall : Mémoires programmées, dont le démarrage s’était soldé par la récolte de 25,5M$ en 2012.
Tentant de limiter la casse à l’international, Ballerina (De l’univers John Wick) prend un peu de galon, ses recettes étant de l’ordre de 50,5M$ – ce qui est au final correct sachant que son budget n’est ‘que’ de 90M$. Avec un peu d’efforts, la rentabilité devrait être au programme.

Un seul homme tient le choc face au monopole de Lilo & Stitch, Tom Cruise, qui ne se laisse pas couler, notre casse-cou se démenant comme un beau diable pour que Mission : Impossible – The Final Reckoning du podium, même s’il doit botter en touche sur la troisième marche.
Perdant une place, le huitième et potentiellement ultime (?) volet de la franchise doit faire face à une fréquentation chutant de 45,5%, se traduisant par l’ajout de 14,8M$ à son box office, qui grimpe maintenant à 149M$ après dix-sept jours d’exploitation. Ce qui reste satisfaisant pour Christopher McQuarrie, réalisateur des quatre derniers films, ce chiffre restant dans la lignée de son prédécesseur Dead Reckoning, qui avait engrangé 139,1M$ à la même période en 2023. Au contraire, l’écart se creuse avec Mission : Impossible – Fallout, qui cumulait pour sa part 161,3M$ à ce stade en 2018. La marque M:I reste donc stable malgré le poids des années.
L’engouement pour The Final Reckoning paraît se confirmer à l’échelle mondiale, cet épisode atteignant les 450,2M$ de recettes, ce qui correct. Par contre, ayant coûté très cher à produire à cause de ses multiples retards suite à la pandémie puis la grève des acteurs/scénaristes – on parle de 400M$ – ce Mission : Impossible aura du mal à rentrer dans ses frais, comme pour le précédent opus.