Ce week-end du 1§ au 18 mai, le public américain pouvait découvrir dans les salles obscures Destination Finale Bloodlines de Lori Evans Taylor et Guy Busick, Hurry Up Tomorrow de Trey Edward Shults ou encore Desert of Namibia de Yoko Yamanaka. Sur ces trois principales propositions, une a su se frayer un chemin vers le trio de tête du classement. Laquelle ? Analysons les chiffres.

L’heure est venue pour Thunderbolts* d’achever son règne après deux petites semaines à trôner au sommet de la pyramide, le box office américain se parant ainsi d’un nouveau leader. En l’occurrence Destination Finale Bloodlines, qui sème le chaos sur la première marche du podium.
Remisée au placard depuis plus d’une décennie, la franchise horrifique de New Line Cinema (filiale de Warner Bros.) opère donc un retour tonitruant sur le devant de la scène puisqu’en récoltant 51,6M$ à l’occasion de son week-end inaugural, celle-ci signe le meilleur démarrage de son histoire. Mieux encore, ce sixième opus surpasse déjà les carrières de deux de ses prédécesseurs et devrait d’ici un ou deux jours devenir le chapitre le plus puissant de la marque, s’apprêtant à battre Destination Finale 4 et ses 66,4M$.
Commençant à provoquer des dégâts à l’international, Destination Finale Bloodlines se prépare à un parcours d’excellence en salles, ses recettes atteignant les 105,7M$ et ce pour un budget estimé à 50M$. Les profits seront donc au rendez-vous en un rien de temps.

Face à un adversaire plus puissant que prévu (Destination Finale Bloodlines a décidément déjouer les pronostics de la profession), Thunderbolts* vacille, tombant ainsi de son piédestal pour mieux retomber à la deuxième place du classement – avec des dommages à la clé.
En plus de ce revers, le nouveau cru du MCU – mis en scène par Jake Schreier – a vu sa fréquentation décliner de 48,6% (ce qui reste correct pour un blockbuster de ce calibre) ajoutant 16,6M$ à son score, qui atteint ainsi les 155,5M$ en dix-sept jours d’exploitation. Pour comparaison, en février, Captain America : Brave New World engrangeait 163,5M$ au même stade. À voir désormais si en fin de parcours, ce titre passera le cap des 200M$ comme son prédécesseur. Il reste de l’espoir.
Présent dans une large combinaison de salles dans le monde entier, Thunderbolts* prend doucement mais sûrement du galon, cumulant 326,2M$ de recettes. Il est désormais acté que le long-métrage aura des difficulté à renflouer son budget, de l’ordre de 180M$.

Comme son camarade du dessous , Sinners perd inéluctablement du terrain face au lancement en fanfare de Destination Finale, devant désormais se contenter de la troisième et dernière marche du podium. Ce qui ne l’empêche pas de grappiller quelques dollars de plus.
Résistant mieux que prévu , le thriller horrifique de Ryan Coogler, qui revisite à sa sauce le mythe du vampire, tient le choc niveau fréquentation, celle-ci ne fléchissant que de 31,2%, ce qui est un maintien de premier ordre – des plus rares pour l’industrie. Engrangeant encore 15,2M$, le film accumule désormais 240,5M$ et ce en un mois de présence sur les écrans. Ce qui est un résultat pour le moins puissant pour une production originale, d’autant plus dans un paysage cinématographique où adaptations et franchises sont devenus la norme. Pour le cinéaste et son comparse Michael B. Jordan, les voyants restent également au vert, cette nouvelle collaboration surpassant Fruitvale Station, qui avait totalisé 16,1M$ en 2013 mais également Creed, dont la carrière s’était achevée avec 109,7M$ en poche deux ans plus tard (les deux volets de Black Panther restent hors-concours ayant respectivement dépassé la seuil des 700M$ puis des 400M$).
Continuant de montrer les crocs à l’international, Sinners prend davantage de hauteur, ses recettes culminant maintenant à 316,9M$ – et ce pour un budget de 90M$. Les profits sont de la partie, ce qui est excellent.