Ce week-end du 7 au 9 février, le public américain pouvait découvrir dans les salles obscures Heart Eyes de Josh Ruben, Back to Business de Jonathan Eusebio, Becoming Led Zeppelin de Bernard MacMahon, Parthenope de Paolo Sorrentino ou encore La Convocation de Halfdan Ullmann Tøndel. Sur ces cinq propositions, deux sont parvenues à se distinguer sur les cimes du classement. Lesquelles ? Analysons les chiffres.

Avec la frénésie inhérente au match de Super Bowl, événement sportif de l’année réunissant des centaines de millions de téléspectateurs devant leur télévision, il était attendu que le box office américain fasse grise mine. Dans ce contexte, Dog Man a tout de même su tenir à distance la concurrence, conservant par conséquent son trône.
Mais s’il reste au sommet de la chaîne alimentaire, le film d’animation de Peter Hastings voit sa fréquentation s’écrouler de 61,9%. Une chute se traduisant par la récolte de 13,7M$ supplémentaires, amenant cette adaptation des romans graphiques éponymes de Dav Pilkey à totaliser 54,1M$ en dix jours de présence sur les écrans. Soit un excellent score pour le réalisateur, rattrapant l’échec de son précédent long, The Country Bears, qui avait obtenu 16,9M$ il y a vingt-trois ans. De quoi apporter une nouvelle preuve que le genre reste une valeur sûre, le public familial répondant à l’appel.
Proposé dans une poignée de territoires pour le moment (il débarquera le 9 avril sur le sol français), Dog Man voit ses recettes grimper doucement à 66M$, ce qui est satisfaisant dans la mesure où il n’a coûté que 40M$ à produire – laissant présager d’une rapide rentabilité.

Avant que les grosses productions reviennent dans la partie, des propositions qui d’ordinaire n’aurait pas eu assez de visibilité pour s’imposer ont su se hisser dans le trio de tête, à commencer par Heart Eyes, qui s’est tranquillement faufilé jusque la deuxième position du classement.
Pour son premier week-end d’exploitation, le film d’horreur mis en scène par Josh Ruben a engrangé 8,5M$, soit un démarrage des plus satisfaisants pour ce dernier, dont le précédent essai dans le genre – la transposition du jeu vidéo Werewolves Within – n’avait amassé que 575 783$ en 2021.
Un score dont devra se contenter Heart Eyes pour le moment, devant patienter avant de semer le chaos dans les cinémas à l’international (aucune date n’a été communiqué pour le territoire français). Heureusement, n’ayant coûté que 18M$ à produire, le long-métrage rentrera à coup sûr dans ses frais.

Si le public était davantage rivé devant sa télévision que d’humeur à se déplacer jusqu’au cinéma, cela n’a pas empêché une autre nouveauté de faire de son mieux pour se démarquer, Back to Business s’étant démener pour débarquer sur la troisième et dernière marche du podium.
Pour son entrée en scène, le film d’action de Jonathan Eusebio (chef-cascadeur signant ici son passage derrière une caméra) a su empocher 5,8M$, ce qui paraît faiblard au premier abord mais vu la faiblesse du box office en ce week-end du Super Bowl, cela aurait pu être pire. Quand à Key Huy Quan, ce retour au premier plan s’annonce d’ores et déjà moins percutant que celui opéré avec Everything Everywhere All at Once, qui avait su progressivement gagner en puissance pour culminer à 77,1M$ en 2022.
Commençant timidement à taper du poing à l’échelle internationale, Back to Business voit ses recettes grimper à 6,8M$ à ce stade – et ce pour un budget de 18M$. Sa sortie chez nous est prévue pour le 14 mai.