Deux ans après avoir raflé la mise avec La Nuit du 12, transposition du livre de Pauline Guéna intitulé 18.3 – une année à la PJ, qui récolta pas moins de six César dont ceux du Meilleur film et de la Meilleure réalisation, Dominik Moll vient d’entamer la production de sa prochaine réalisation. Un huitième passage derrière la caméra amenant le cinéaste à poursuivre son analyse du système judiciaire, puisque ce dernier va revenir sur la houleuse période des gilets jaunes, mouvement de contestation ayant mené à des débordements que ce soit du côté de la population ou des forces de l’ordre.
Intitulé Dossier 137, ce drame va permettre au réalisateur et son co-scénariste Gilles Marchand – qui travaillent de concert depuis Harry, un ami qui vous veut du bien – de comprendre les rouages de l’Inspection générale de la Police Nationale, service ayant de nombreuses habilitations, dont celle de diligenter des enquêtes judiciaires mais également administratives au sein de cette institution dépendant du ministère de l’intérieur. Et ce en toute transparence, l’IGPN pouvant compter sur la présence de non policiers, histoire de ne pas créer de collusion. Mais comme nous le savons, mettre son nez dans des affaires sensibles, comme cela a déjà été le cas en marge de diverses manifestations ces dernières années, peut semer davantage de troubles.
Car lever tout doute sur des histoire de possibles bavures peut exacerber les tensions, ce que devrait chercher à démontrer ce futur long-métrage, qui verra Léa Drucker camper le rôle d’une enquêtrice déterminée à démêler le vrai du faux quant à l’utilisation d’un lanceur de balles de défense comme arme de dissuasion durant des échaufourrées. Ce dont témoigne son synopsis, qui vient d’être révélé par le distributeur Haut et Court alors que le film vient d’entrer en tournage :
« Le dossier 137 est en apparence une affaire de plus pour Stéphanie, enquêtrice à l’IGPN, la police des polices. Une manifestation tendue, un jeune homme blessé par un tir de LBD, des circonstances à éclaircir pour établir une responsabilité. Mais un élément inattendu va troubler Stéphanie, pour qui le dossier 137 devient autre chose qu’un simple numéro. »
