Ce week-end du 15 au 17 novembre, le public américain pouvait découvrir dans les salles Red One de Jake Kasdan, Hello, Love, Again de Cathy Garcia-Sampana, Anzu, chat-fantôme de Yoko Kuno et Nobuhiro Yamashita ou encore All We Imagine as Light de Payal Kapadia. Parmi ces quatre propositions, une est parvenue à tirer son épingle du jeu au classement. Laquelle ? Analysons les chiffres.

Alors que le mois de novembre se poursuit, et que Thanksgiving se rapproche à grands pas, les studios se prépare à lancer la saison hivernale, qui sera riche en grosses productions. Même Amazon se prend au jeu, dégainant (sur un temps limité) son blockbuster Red One, qui débarque sur la plus haute marche du podium – délogeant ainsi Venom : The Last Dance de son piédestal.
Pour ses débuts dans les salles obscures, le long-métrage de Jake Kasdan a récolté 32,1M$, ce qui constitue pour ce dernier un démarrage dans la lignée de celui réalisé par Jumanji : Welcome to the Jungle (sa première collaboration avec Dwayne Johnson) qui avait engrangé 36,1M$ pour son entrée en scène en décembre 2017. Par contre sa suite, Jumanji : Next Level avait réhausseur le niveau en commençant sa partie avec 59,2M$ en poche deux ans plus tard.
Exploité dans une poignée d’autres territoires (en France il y a fort à parier que ce titre sera proposé directement en streaming), Red One voit ses recettes atteindre les 83,2M$, ce qui se révèle décevant dans la mesure où il a coûté la bagatelle de 250M$ – sans compter les 100M$ dépensés par Amazon MGM Studios en marketing. En clair, la rentabilité ne sera pas au rendez-vous.

Si le Spider-Verse a connu beaucoup de revers ces derniers temps, un personnage reste une valeur sûre à savoir Venom qui, à chaque apparition à l’écran redonne le sourire à Sony Pictures. Car même s’il perd son trône face à Red One, The Last Dance, sauve la mise pour le studio.
Déstabilisé par son concurrent direct, le troisième et ultime volet de la saga portée par Tom Hardy se prend tout de même les pieds dans le tapis, sa fréquentation s’effondrant cette fois de 53,9% (contre 38,6% précédemment). Un beau gamin se traduisant par l’apport de 7,3M$ à son box office, qui cumule à ce stade 127,5M$ et ce en près d’un mois de présence sur les écrans. Un résultat lui permettant de tripler celui de Madame Web – qui avait terminé sa course avec 43,8M$ en février et de surpasser le total de Morbius (73,8M$), ce qui est déjà un bon point. Par contre, comparé à ses deux prédécesseurs, l’essoufflement est de mise, Venom premier du nom et sa suite, sous-titrée Let There Be Carnage, ayant terminé leur course avec 213,5M$ chacun.
Semant davantage le chaos sur le reste du globe, Venom : The Last Dance voit ses recettes se hisser à 436M$, ce qui est satisfaisant. Doté d’un budget de 120M$, ce baroud d’honneur vient de rentrer dans ses frais, ce qui va encore pousser Sony Pictures à s’accrocher à son univers partagé, qui va se poursuivre dès le mois de décembre avec la sortie de Kraven The Hunter.

Que ce soit à la sauce blockbuster ou production intimiste, l’esprit de Noël règne sur le box office, comme le prouve The Best Christmas Pageant Ever qui poursuit son bonhomme de chemin sur la troisième et dernière marche du podium, malgré une belle chute financièrement parlant.
Si elle conserve sa place, la comédie mise en scène par Dallas Jenkins doit faire face à une fréquentation s’écroulant de 51,3%, n’amassant plus que 5,2M$ en ce second week-end. Ce qui permet au film de totaliser 19,8M$ en l’espace de dix jours, soit un score important pour le réalisateur, d’ailleurs le plus puissant de sa carrière, surpassant de loin les 2,3M$ de The Resurrection of Gavin Stone obtenus en 2017.
Uniquement exploité au pays de l’Oncle Sam pour l’instant, The Best Christmas Pageant Ever doit se contenter de ce chiffre, qui est prometteur dans la mesure où il n’a coûté que 10M$ à produire, de quoi limiter les pertes si son expansion dans d’autres pays ne s’effectue pas.