Après une cuvée 2023 qui aura su attirer les foules avec 45 000 spectateurs au compteur, l’Arras Film Festival compte bien redoubler d’efforts pour que le public des Hauts-de-France vienne en masse assister à sa vingt-cinquième édition, avec l’espoir de surpasser le record de fréquentation datant de 2019. Pour s’y faire l’équipe a mis les petits plats dans les grands pour que tout le monde trouve son compte concernant la programmation. Lors de la traditionnelle conférence de presse Eric Miot, le délégué général de l’événement, nous a ainsi dévoilé dans les grands lignes ce qui nous attendra du 8 au17 novembre, entre avant-premières, compétition européenne et rétrospectives.

Commençons par évoquer les invités d’honneur du festival, qui seront au nombre de deux, tout d’abord Cécile de France, qui sera présente le 9 novembre pour une carte blanche, une discussion publique et présentera en avant-première son nouveau film, Par amour d’Elise Otzenberger. La seconde n’est nulle autre que Sandrine Kiberlain.
L’actrice/réalisatrice se déplacera le 12 novembre pour la projection en avant-première son nouveau film, Sarah Bernhardt, la Divine de Guillaume Nicloux.
Sachez qu’il y aura plus d’une centaine de longs-métrages à découvrir (117 pour être précis), dont la majorité en avant-première. Concernant les productions hexagonales, il y en aura près d’une vingtaine qui seront proposés – le tout en présence des équipes – à l’image de La Plus Précieuse des Marchandises de Michel Hazavanicius, Joli Joli de Diastème, Les Enfants Après Eux de Ludovic et Zoran Boukherma ou Un Ours dans le Jura prochaine réalisation de Franck Dubosc. Parmi la sélection, certaines seront issues de la région, qui est on le sait une terre de cinéma. Aunsi, outre En Fanfare d’Emmanuel Courcol, le film d’ouverture de cette édition, seront proposés au public d’autres œuvres soutenues par Pictanovo à savoir Spectateurs ! d’Arnaud Desplechin, Lads de Julien Menanteau, Le Choix du Pianiste de Jacques Otmezguine, Mon Inséparable d’Anne-Sophie Bailly, Ollie d’Antoine Besse.
Concernant la Compétition Européenne, le jury – présidé par le couple Dominique Abel/Fiona Gordon, qui seront accompagnés par Suzanne de Baecque, Sébastien Betbeder et Lou de Laâge – devra départager les neuf films faisant partie de sélection, qui concourent pour obtenir l’Atlas D’Or , la plus haute distinction du festival. Cette année, sont en lice les œuvres suivantes :
Andrea gets a divorce de Josef Hader
Dwelling among the Gods de Vuk Rsumovic
Gülizar de Belkis Bayrak
Honeymoon de Zhanna Ozirna
The Hunt of Meral O. de Stijn Bouma
Marco, l’énigme d’une vie d’Aitor Attegi et Jon Garano
The New Year That Never Came de Bodgan Muresanu
La traditionnelle rubrique Visions De L’Est qui permet d’approcher des problématiques de notre société actuelle se concentrera sur le cinéma de la République Tchèque tandis que la fameuse catégorie Découvertes Européennes va braque les projecteurs sur des nouveaux talents du septième art européen, avec un focus porté sur l’Italie. De quoi permettre d’élargir ses horizons, avec la projection de Julie se tait de Leonardo Van Dijl Kafka, le dernier été, When The Lights Breaks, Il E Il Secco ou encore Vermiglio Et n’oublions pas non plus les emblématiques rétrospectives, l’une des marques de fabrique de l’Arras Film, qui auront pour thématiques « Amour, Perruque & Musique » et « Il était une fois…la Yougoslavie » qui, comme l’indique leur intitulé portent leur regard d’une part sur l’Europe du XVIIIe siècle et de l’autre de la Yougoslavie sous le règne de Tito. Parmi les films choisis, notons la projection en avant-première de la prochaine réalisation de Gianluca Jodice, Le Déluge, porté par Guillaume Canet et Mélanie Laurent ainsi que Papa est en voyage d’affaire d’Emir Kusturica, synonyme de venue de Miki Manojlović, vedette de la fameuse leçon d’acteur donnée à l’université d’Artois.
Notons aussi parmi les autres catégories (perspectives du cinéma français, le festival des enfants) attardons-nous sur la plus récente, Toiles de Maîtres, qui permet de mettre en avant des productions venant de talents déjà confirmés, à savoir Bird d’Andrea Arnold et Je suis toujours là de Walter Salles.
Et bien évidemment, durant ces dix jours de festivités, le public pourra également assister à des rencontres et ciné-concerts (La Princesse aux Huîtres d’Ernst Lubitsch et Cagliostro de Richard Oswlad seront mis en musique par le conservatoire), prouvant une fois de plus que l’Arras est le festival de tous les cinémas, avec une programmation est riche et variée pour cette édition anniversaire.
Vous retrouverez les informations (tarifs, horaires) à cette adresse : http://www.arrasfilmfestival.com/