Ce week-end du 6 au 8 septembre, le public américain pouvait découvrir dans les salles obscures Beetlejuice Beetlejuice de Tim Burton, The Front Room de Max et Sam Eggers, Les Chambres Rouges de Pascal Plante ou encore ¡Casa Bonita Mi Amor! d’Arthur Bradford. Sur ces quatre propositions, une s’est logiquement imposée dans le trio de tête du classement. Laquelle ? Analysons les chiffres.

Passé un été placé sous le signe de Deadpool & Wolverine, l’heure est au changement en cette rentrée, Beetlejuice Beetlejuice débarquant avec fracas dans la compétition, renvoyant le blockbuster Marvel Studios dans ses cordes pour mieux semer le chaos sur la plus haute marche du podium.
Pour son premier week-end sur les écrans, la nouvelle réalisation de Tim Burton frappe fort puisqu’elle est parvenue à amasser 110M$ soit un démarrage en fanfare – surtout lorsque l’on effectue la comparaison avec le lancement des derniers films du cinéaste britannique. Si le score Dumbo, sorti en 2019, est sur le point d’être dépassé par la droite (il avait totalisé 114,7M$ sur le sol américain), celui de Miss Peregrine et les enfants particuliers est déjà dans le rétroviseur, l’adaptation de la saga littéraire de Ransom Riggs n’ayant engrangé que 87,2M$ il y a huit ans. Nous sommes donc face au lancement le plus puissant de la carrière de Tim Burton depuis Alice aux Pays des Merveilles (2010), qui virevoltait pour sa part à 116,1M$. Il va sans dire que la progression est également au rendez-vous par rapport à Beetlejuice premier du nom qui, en 1988, avait terminé son parcours avec 74,6M$ en poche.
Ce retour en force de Burton et de son facétieux personnage incarné par Michael Keaton se confirme à l’international puisque Beetlejuice Beetlejuice voit ses recettes atteindre les 145,4M$ de dollars sur la surface du globe alors qu’il lui reste encore pas mal de territoires à conquérir (arrivée prévue ce mercredi en France) – de quoi laisser présager une rapide rentabilité sachant que son budget est estimé à 100M$.

Alors qu’il se plaisait au sommet de la pyramide, Deadpool & Wolverine se voit pour la seconde fois de son histoire délogé de son trône, ce qui n’était plus arrivé depuis l’entrée en scène d’Alien : Romulus dans la partie. Malgré cette déconvenue, le pas de deux entre Ryan Reynolds et Hugh Jackman au sein de l’univers cinématographique Marvel attise toujours la curiosité des fans.
En plus de sa rétrogradation, le troisième opus de la saga Deadpool décroche question fréquentation, celle-ci s’écroulant de 53,5%. Récoltant encore 7,2M$, le long-métrage mis en scène par Shawn Levy vient de franchir un nouveau cap, celui des 600M$, son box office étant désormais de l’ordre de 614M$. De quoi affirmer son statut de chapitre le plus puissant de la trilogie consacrée à notre mercenaire à la langue bien pendue, surpassant ses prédécesseurs qui avaient respectivement clôt leur parcours avec 363M$ puis 324,5M$ en 2016 et 2018. Mieux encore, avec ce score la production héroïque signe un record pour un film Rated R (interdit aux moins de seize ans non accompagnés d’un adulte), faisant mieux que La Passion du Christ qui virevoltait à 370,7M$ il y a vingt ans. Concernant le MCU, nous nous situons dans le haut du panier, cette rencontre au sommet entre Wade Wilson et Logan suivant la même trajectoire que Avengers, qui avait terminé son parcours avec 623,3M$.
Continuant de faire sensation dans le reste du monde, Deadpool & Wolverine reste en forme, ses recettes se hissant à ce stade à 1 287 237 740M$ pour être précis – ce qui n’était pas arrivé au sein de l’écurie Marvel Studios depuis Spider-Man : No Way Home.

Si aucune autre nouveauté n’a pu se démarquer face au monopole de Beetlejuice Beetlejuice, cela a fait les affaires des films déjà exploités à l’image de Reagan qui, après avoir débuté son parcours au pied du podium se retrouve cette fois sur sa troisième et dernière marche.
En plus de cette remontée au classement, le biopic consacré au 40e président des États-Unis réalisé par Sean McNamara se maintient à un bon niveau, sa fréquentation ne diminuant que de 31,5% par rapport à son démarrage. Ce qui lui permet d’ajouter 5,2M$ à son box office, qui grimpe doucement mais sûrement à 18,5M$ en dix jours de présence dans les cinémas. Soit un résultat positif pour le cinéaste car rattrapant le bide de The King’s Daughter qui avait quitté les écrans avec à peine 1,7M$ il y a de cela deux ans.
N’étant pour le moment proposé nulle part en dehors du continent américain, Reagan doit se contenter de ce chiffre de 18,5M$. Vu son faible budget, de 25M$, nul doute que le long-métrage devrait finir par rentrer dans ses frais.