Avec les célébrations inhérentes au 4 juillet, ce week-end aura été quelque peu spécial sur le territoire américain, sa durée étant de quatre jours. Ainsi du 4 au 7 juillet, le public pouvait découvrir dans les salles obscures Moi, Moche et Méchant 4 de Chris Renaud et Patrik Delage, MaXXXine de Ti West, Sound of Hope : The Story of Possum Trot de Joshua Weigel, Kill de Rodger Griffiths, Hijack 1971 de Kim Kyeong-chan ou encore Mother Couch de Niclas Larson. Sur ces six propositions, une s’est logique imposée au sommet du classement. Analysons les chiffres.

Passés quelques remous, la saison estivale bat son plein sur le territoire américain et grâce au cinéma d’animation, décidément en grande forme puisqu’après Vice-Versa 2, c’est au tour de Moi, Moche et Méchant 4 de casser la baraque.
Profitant au maximum du 4 juillet (il est sorti la veille en salles), le nouvel opus de la franchise phare d’Illumination a su captiver l’attention du public, récoltant pas moins de 122,6M$ en l’espace de cinq jours – dont 75M$ de vendredi à dimanche. Soit le démarrage le plus puissant de la quadrilogie, le précédent épisode ayant amassé 99M$ au même stade de sa carrière. Tous les voyants semblent donc au vert pour que le score de Moi, Moche et Méchant 2 – qui était de 368M$ – soit dépassé. Affaire à suivre.
Débarquant également en fanfare sur le reste du globe, cette quatrième aventure fait sensation, ses recettes s’envolant déjà à 230,9M$ alors que sa carrière débute juste. Tout porte à croire que nous allons avoir une deuxième production passant le milliard de dollars.

Faisant la pluie et le beau temps depuis son arrivée, Vice-Versa 2 voit son règne toucher à sa fin avec la concurrence de Moi, Moche et Méchant, qui lui a chapardé son trône. Ce qui ne l’empêche pas de poursuivre son excellent parcours malgré sa rétrogradation.
Du haut de sa deuxième place, le long-métrage réalisé par Kelsey Mann voit sa fréquentation chuter de 47,3%. En dépit de ce déclin, celui-ci a encore engrangé 37,5M$ lors de ce week-end de quatre jours, portant son total à 534,1M$ depuis sa sortie le 14 juin – dépassant désormais d’une belle distance son prédécesseur, qui avait terminé son exploitation avec 356,9M$ en poche en 2015. Il est désormais certain que cette suite rivalisera avec Les Indestructibles 2, qui détient le record du Pixar le plus puissant financièrement parlant avec 608,5M$. De quoi donner du baume au cœur au studio, qui a dû faire face à quelques remous depuis 2020 entre la décision de Disney de proposer certains de leur titres directement en streaming puis la contre-performance de Buzz l’Éclair, qui n’avait engrangé que 226,4M$…dans le monde (l’an dernier Élementaire s’en était mieux sorti à l’international que sur le territoire US, obtenant 496,4M$ au total).
Cette remontada de Pixar se confirme également dans les autres pays où Vice-Versa 2 est projeté, ses recettes venant de franchir le seuil symbolique du milliard de dollars, en l’occurrence 1 219 793 412M$. Ce qui en fait le premier film de 2024 à passer ce cap. Doté d’un budget de 200M$, cette suite peut se targuer d’obtenir de beaux profits.

Le monde de l’animation monopolisant les regards, difficile de résister, ce que constate amèrement Sans un Bruit : Jour 1 qui voit sa course brutalement ralentir, le blockbuster devant poursuivre sa trajectoire sur la troisième et ultime marche du podium.
Ayant du mal à tenir le choc face à de coriaces adversaires, le préquel de la franchise initiée par John Krasinski – ici mis en scène par Michael Sarnoski – en prend un coup niveau fréquentation, celle-ci s’écroulant de 60,5%. Ce qui se traduit par l’ajout de 20,6M$ en ce second week-end (25,3M$ en orenant compte des chiffres du 4 juillet). De quoi lui permettre d’atteindre les 93,9M$ en dix jours de présence sur les écrans, restant ainsi à un niveau supérieur à Sans un Bruit II pour le moment – qui avait obtenu 88,3M$ au même moment. Force est de constater que la marque peut compter sur son socle de fidèles, la stabilité étant à peu près au rendez-vous d’un volet à l’autre puisque le film original cumulait 100M$ en dix jours. Pour le réalisateur, cela marque une sacrée progression par rapport à Pig, son premier long, qui avait engrangé 3,8M$ en fin de carrière, dans le monde.
S’élançant petit à petit dans les cinémas du globe, Sans un Bruit : Jour 1 prend doucement mais sûrement de la hauteur, ses recettes grimpant à 177,7M$. Un score prometteur, d’autant que le long-métrage a coûté 67M$ à produire, la rentabilité étant déjà au programme.