Cowabunga ! Depuis leurs premiers pas dans l’univers des comics, en 1984 (cela ne nous rajeunit pas), Les Tortues Ninja aura su se faire une place de choix dans le cœur du grand public, s’épanouissant sur tous les médias à sa disposition. Sachant que de la page à l’écran il n’y a qu’un pas, la création de Kevin Eastman et Peter Laird s’y est engouffré en un rien de temps afin de tirer profit à la fois de la télévision et du cinéma.

Avec pas moins de quatre séries et huit longs-métrages produits en quarante ans d’existence, nos justiciers de l’ombre ont eu l’espace nécessaire pour marquer la pop culture et bercer plusieurs générations. Une popularité qui n’est plus à démontrer, comme l’aura encore prouvé Ninja Turtles : Teenage Years qui, l’été dernier, est parvenu à englober 180,5M$ de recettes. De quoi initier le développement d’une suite – attendue pour l’automne 2026 – mais également d’un spin-off télévisé intitulé Tales of the Teenage Mutant Ninja Turtles, qui sera pour sa part diffusé dans le courant de l’année sur Paramount +. Si tout va pour le mieux dans le domaine de l’animation, en ce qui concerne le domaine du live action, une nouvelle page s’apprête à s’écrire avec la volonté de prendre un virage radical par rapport aux deux opus précédemment produits par Michael Bay.

Pour ce quatrième projet en écailles et en os, Paramount Pictures a jeté son dévolu sur un titre récent dans la mythologie des Tortues Ninja, à savoir The Last Ronin. Imaginée par son tandem de géniteurs à la fin des années 80, cette extension de la saga resta de l’ordre du brouillon jusqu’en 2020, devenant un comic book à part entière sous l’égide de l’éditeur américain IDW Publishing. Retravaillée par Kevin Eastman avec l’aide du scénariste Tom Watz, l’intrigue de cette séquelle propulse le lecteur en 2045, dans un New York sous le joug d’Oroku Hiroto, qui n’est autre que le petit-fils de Shredder, l’ennemi juré de nos tortues. Une figure autoritaire ayant plongé la ville qui ne dort jamais en pleine dystopie, l’espoir de jours meilleurs devenant un mirage avec le temps – et les actions violentes du clan des Foot. Mais tapis dans l’ombre, un justicier se prépare à venger sa famille et ses alliés, tragiquement disparus. Le dernier ronin, un samouraï sans maître qui n’a qu’une idée en tête, faire couler le sang de son némésis.

Une intrigue plus adulte qu’à l’accoutumée, n’hésitant pas à réduire drastiquement les rangs du côtés de nos héros puisque notre protagoniste solitaire et avide de revanche n’est autre que l’une de nos tortues favorites. Laquelle ? Laissons un peu de suspense pour ceux qui n’ont pas encore eu l’occasion de lire ce sombre chapitre, publié en France chez HiComics. Quoiqu’il en soit, cette approche inédite des Tortues Ninja a revitalisé la marque, trouvant rapidement son public. De quoi amener Kevin Eastman et Tom Watz a écrire d’autres aventures connexes à cette timeline, The Last Ronin : The Lost Years puis The Last Ronin II : Re-Evolution – dont le premier numéro vient de sortir sur le territoire américain. Un engouement amenant Paramount Pictures à transposer cette intrigue au cinéma.

Pensé comme un long-métrage Rated-R (soit interdit aux moins de seize ans non accompagnés), l’adaptation live de The Last Ronin est chapeautée par Walter Hamada qui, depuis son expérience au sein de l’écurie DC Films, a lancé sa propre société de production, 18Hz. L’écriture du scénario a quant à elle été confiée à Tyler Burton Smith, connu entre autres pour son travail sur le reboot de Child’s Play. Si aucune date de sortie n’a été communiquée pour le moment, nul doute que l’annonce d’un tel projet devrait attirer la curiosité, cette version des Tortues Ninja à la sauce The Dark Knight Rises ne manquant pas d’atout pour attirer un nouveau public dans ses filets.

© IDW Publishing

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