Imaginée par Stéphane Carrié, Alice Chegaray-Breugnot et Nicolas Jean, HPI a su devenir un phénomène dès ses débuts au printemps 2021, détenant le record d’audience pour le lancement une série française en amassant 9 779 000 curieux devant leur écran. Portée par Audrey Fleurot et Mehdi Nebbou, la série policière à succès a su redonner des couleurs à TF1 avec des audiences puissantes, le public s’attachant aux tribulations de Morgane Alvaro, Adam Karadec et leurs collègues de la PJ.
S’épanouissant depuis maintenant trois ans, HPI se prépare à revenir pour une quatrième saison. Pour l’occasion, le festival Séries Mania a invité une partie du casting à venir fouler son tapis mauve pour présenter cette prochaine salve d’épisodes – ce qui devient une tradition.
Devant débuter le 16 mai sur TF1, la quatrième saison de HPI s’est légèrement dévoilée au public lillois de Séries Mania, l’équipe de la série (Audrey Fleurot, Mehdi Nebbou, Bérangère McNeese, Jeremy Lewin ainsi que la réalisatrice Mona Achache) venant avec les deux premiers épisodes de cette nouvelle cuvée dans leur besace. De quoi donner aux spectateurs présents des pistes concrètes quant aux principales lignes directrices de ce prochain chapitre, attendu de pied ferme par les fans.
Et pour cause, la précédente saison s’était achevée sur un cliffhangher cocasse, Morgane Alvaro découvrant à sa grande stupéfaction qu’elle était de nouveau enceinte. Pour couronner le tout, notre héroïne fait face à un mystère de taille, qui peut bien être le père de son quatrième enfant ? Comme précisé avant le clap de fin, trois suspects sont dans le viseur de notre héroïne, le plus surprenant d’entre eux étant…Adam Karadec, un flash-back venant indiquer que notre duo de choc avait partagé un moment d’intimité lors d’une soirée chaotique sous influence (involontaire) de LSD.
Un événement pouvant chambouler l’équilibre de la série et la relation unissant l’enquêteur et sa partenaire qui, au démarrage de cette quatrième saison pour le moins glaciale. Suite aux mensonges de Morgane, qui s’est précédemment jouée de lui (pour sortir son père du pétrin) notre cher Kara est un cœur meurtri, ce qui n’arrange pas la situation quant à la possible romance entre ces tourtereaux ne cessant de se tourner autour. Un « je t’aime moi non plus » qui continue de plus belle, les scénaristes prenant toujours un main plaisir à mettre des bâtons dans les roues de notre duo principal, jouant d’ailleurs avec cette question de la paternité, qui est l’un des fils rouges de cette quatrième saison, pour pimenter les choses.
Si nous n’aurons pas la réponse à cette question avant un petit moment, le suspense devant être ménagé jusqu’au bout, l’équipe créative ne manque pas d’idées pour que la formule HPI ne soit pas émoussée et que le public soit embarqué dans des enquêtes saugrenues, permettant à notre haut potentiel intellectuelle de rivaliser d’imagination pour démêler le vrai et le faux des enquêtes auxquels la PJ de Lille est confrontée. Outre des séquences déchirant avec malice le voile de la réalité (cette année, nous avons le droit à un parodie de sitcom en guise de hors d’œuvre), les affaires proposées lors de ces deux épisodes inédits reposent sur des postulats ne manquant pas d’originalité, ce qui donne à Morgane et ses collègues de quoi se triturer les méninges.
D’ailleurs, l’autre point important de cette quatrième saison est l’arrivée d’un nouveau flic en ville, incarné par Thomas Scimeca, son arrivée éclatant l’équilibre pré-établi au sein du commissariat dans lequel navigue nos personnages, son caractère et ses méthodes dénotant sévèrement avec le style de Karadec – au grand dam de ses collègues. Soyez prévenus, un changement de hiérarchie va se mettre en place. Il faudra maintenant voir où cela va mener mais une chose est sûre, cela va permettre d’apporter du sang neuf dans les locaux de la PJ.
Il n’y a plus qu’à patienter jusqu’à la mi-mai pour découvrir une partie des épisodes restants de cette quatrième saison, exceptionnellement divisée en deux parties (la seconde devrait être proposée à l’automne).
