Ce jeudi 23 novembre était synonyme de Thanksgiving outre-Atlantique, une fête incontournable au pays de l’Oncle Sam, amenant ainsi à un week-end pour le moins particulier sachant qu’il faut comptabiliser les chiffres depuis le mercredi – jour où les principales sorties étaient proposées au public, histoire de profiter de ce jour férié si important. Du 22 au 26 novembre, le public pouvait de ce fait découvrir en salles Wish – Asha et la bonne étoile de Chris Buck et Fawn Veerasunthorn, Napoléon de Ridley Scott ainsi que L’Innocence de Hirokazu Kore-Eda et Menus Plaisirs – Les Troisgros de Frederick Wiseman. Sur ces quatre nouveautés, deux sont logiquement apparues dans le trio de tête du classement. Analysons les chiffres.

Cette année, force est de constater qu’il n’y a pas eu d’effet Thanksgiving au cinéma, les résultats étant mitigés pour les principales sorties. Un contexte profitant finalement à Hunger Games, qui tient ses concurrents en échec et continue de se démarquer avec son nouvel opus, La Ballade du Serpent et de l’Oiseau Chanteur, qui conserve son leadership.
En plus trôner au sommet du podium, le prequel de la saga dérivée des romans de Suzanne Collins – mis en scène par Francis Lawrence – se maintient à un bon niveau, sa fréquentation ne diminuant que de 35,4%, ce qui se traduit par un second week-end à 28,8M$. De quoi permettre au film de se rapprocher de la barre des 100M$ et de totaliser 98,3M$ en dix jours. Cela reste faiblard pour la franchise, qui a toujours été puissante au box office, ses deux premiers volets ayant notamment passés le seuil des 400M$ mais s’il continue à se montrer robuste, ce cinquième épisode devrait atteindre un niveau honorable – d’autant plus lors d’une année où beaucoup de blockbusters ont contre-performé.
Élargissant son emprise dans les salles obscures du monde entier, La Ballade du Serpent et de l’Oiseau Chanteur prend du galon, ses recettes atteignant désormais les 154,6M$, laissant présager une future rentabilité puisque son budget est estimé à 100M$. Par contre nous resterons loin des résultats obtenus par ses quatre prédécesseurs sur la surface du globe, qui vont de 653,4M$ (La Révolte Partie 2) à 865M$ (L’Embrasement).

S’il pensait forger son empire sur la plus haute marche du classement, Napoléon a du concéder la victoire à Hunger Games, débarquant de ce fait en seconde position, ce qui ne l’a pas empêché de grapiller petit à petit du terrain financièrement parlant, comme en témoigne son parcours depuis mercredi.
Pour son premier week-end, le biopic consacré à Napoléon Bonaparte chapeauté par Ridley Scott a récolté 20,4M$ sur le sol américain. En comptabilisant les chiffres obtenus par le long-métrage depuis sa sortie, ce démarrage s’élève à 32,5M$, ce qui se révèle satisfaisant pour le cinéaste, rattrapant les lancements de House of Gucci (14,4M$) et Le Dernier Duel (4,7M$) tous deux sortis en 2021. On se rapproche ainsi des débuts d’Alien : Covenant, qui avait amassé 36,1M$ il y a de cela six ans. Encourageant pour la suite de sa carrière.
S’élançant en direction des salles du monde entier, Napoléon gagne en puissance, ses recettes se hissant à 78,8M$ pour le moment. Certes, son budget est colossal, estimé à 200M$ mais comme pour Killers Of The Flower Moon, cette production est estampillée Apple TV+, sa future disponibilité sur la plateforme (aucune date n’a été annoncée) devant aider à limiter les pertes. Surtout que ce sera l’occasion pour Apple de dévoiler la version longue du biopic, d’une durée de quatre heures.

Décidemment, depuis la pandémie, Disney a des difficultés avec ses films d’animations, une tendance se confirmant malheureusement avec Wish – Asha et la bonne étoile, qui doit se contenter de la troisième et dernière marche du podium avec un mauvais score à la clé.
Pour son arrivée en salles, le long-métrage de Chris Buck et Fawn Veerasunthorn n’attire pas la curiosité au pays de l’Oncle Sam, n’englobant que 19,5M$ en trois jours. Une somme grimpant à 31,7M$ en tenant compte des résultats engrangés depuis mercredi. Soit un démarrage en deça des attentes du studio, qui comptait célébrer son centenaire comme il se doit avec cette production. Point positif, nous ne sommes pas face à un échec de l’ordre d’Avalonia : L’Étrange Voyage, qui avait achevé sa carrière avec à peine 37,9M$ en poche l’année dernière.
Déployant ses ailes également à l’étranger, Wish prend un peu de hauteur, englobant 49M$ sur la surface du globe. Rentabiliser son budget, compris entre 175 et 200M$, va s’avérer pour le moins difficile.