Après huit ans de bons et loyaux services à la télévision américaine, Brooklyn Nine-Nine prend officiellement sa retraite, ce qui est l’occasion de revenir un instant sur les éléments qui en ont fait l’une des sitcoms les plus appréciées de cette dernière décennie et dont on a pu mesurer l’ampleur lors d’une période clé de son histoire, à savoir son sauvetage en 2018.

En effet, alors qu’elle était diffusée sur la FOX depuis Septembre 2013, la série a failli connaître un sort funeste lorsque le network a décidé de l’annuler au terme de sa cinquième saison. Durant un peu plus de 24h, les fans ainsi que l’équipe du show ont vécu un véritable ascenseur émotionnel entre déception et soulagement. Les réseaux sociaux ont été submergés de messages de soutien envers Brooklyn Nine-Nine, qui même si elle n’a jamais été un succès d’audience (pour exemple la saison 5 avait été suivie par 1,76M de téléspectateurs) a toujours eu depuis son lancement les faveurs de la critique, ayant notamment remporté deux Golden Globes ou encore un GLAAD Media Award de la Meilleure Série Comique.
Plus important, un noyau dur de fans, conquis dès la première enquête de Jake Peralta et ses collègues du ‘Nine-Nine’, a su se mobiliser et participer au renouvellement de leur programme favori.l’annonce de son annulation nous avons pu constater à quel point elle était aimée du public. Des grands noms de l’industrie comme Guillermo Del Toro, Mark Hamill, Sean Astin ou encore Lin-Manuel Miranda ont par ailleurs montré leur mécontentement face au choix de la FOX et ont révélé être des téléspectateurs assidus de la série, le tout pour un vague de soutien qui a porté ses fruits, NBC écoutang le public et offrant une seconde vie à la création de Dan Goor et Michael Schur.

À l’époque, le buzz provoqué par ces 24h chrono avait attiré la curiosité de SeriesDeFilms, l’équipe (composée d’une seule personne il est vrai) se lançant dans le visionnage de la sitcom et comprenant rapidement les raisons de l’amour lui portant ses admirateurs. Les portes du commissariat se refermant désormais sur nos personnages, il est de bon ton de réaffirmer en quoi Brooklyn-Nine-Nine mérite d’être découverte.

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Avec Brooklyn Nine-Nine, nous tenons là un petit bijou d’humour et d’absurdité, qui navigue parfaitement entre comédie pure et enquête policière. La série créée par Dan Goor et Michael Schur et produite notamment par Phil Lord et Chris Miller nous plonge dans la vie du commissariat du 99ème district de Brooklyn et ce n’est pas qu’un prétexte, les scénaristes prenant le soin d’élaborer des enquêtes crédibles et se lançant même au cours de ces huig années d’existence dans de grandes storylines, s’étalant en un bon nombre d’épisodes, qui sont captivantes et se révèlent parfois inattendues.

L’humour est impeccablement dosé et n’est jamais grossier, ce qui est la grande classe car la série ne va jamais vers la facilité et c’est l’une de ses principales forces, des parties de franches rigolades. Entre la multitude de punchlines qui visent juste, les différents running-gags (le titre de ta sexe-tape et j’en passe parce qu’il ne faut pas tout dévoiler), les personnages secondaires loufoques comme Le Vautour, Le Voleur de Pontiac ou Adrian Pimento et surtout le traditionnel casse d’Halloween, une idée loufoque qui a su devenir un événement phare en sachant se renouveler et  être épique, pour une bonne tranche de rigolade.

Et que dire du casting ? Andy Samberg (Jake Peralta), Andre Braugher (Capitaine Raymond Holt), Melissa Fumero (Amy Santiago), Stephanie Beatriz (Rosa Diaz), Joe Lo Truglio (Charles Boyle) Chelsea Peretti (Gina Linetti) et Terry Crews (Terry Jeffords) sans oublier Dirk Blocker (Hitchcock) et Joel McKinnon Miller (Scully), tous sont hilarants et nous offrent une comédie d’ensemble où tout le monde à un rôle à jouer, personne n’est laissé dans un coin. On ne peut que se réjouir également du choix des acteurs, représentant les minorités, la série en profitant pour être la plus ouverte d’esprit face au monde et à ses personnages.

Rien qu’avec Raymond Holt les scénaristes ont pu montrer la difficulté pour un homme issu d’une minorité et ouvertement homosexuel, de se faire une place dans la hiérarchie. Ou encore d’explorer le racisme – encore bien ancré aux États-Unis, que ce soit avec un épisode centré sur Terry ou par le biais d’une storyline majeure de l’ultime saison, appelant à un changement de mentalité, ce qui est pertinent. Des messages sont ainsi passés en faveur de l’ouverture d’esprit et ce n’est pas pour rien que la série a entre autres remporté un GLAAD Media Award (récompense décernée par la Gay & Lesbian Alliance Against Defamation depuis 1990 afin de reconnaître et récompenser les œuvres, médias et personnalités pour leur rôle dans la représentation de la communauté LGBT).

Comment ne pas aimer cette palette de personnages complètement déjantés entre Jake Peralta et son immaturité, Amy Santiago et son côté première de la classe, Rosa Diaz et sa froideur légendaire, Raymond Holt et son stoïcisme à toute épreuve, Terry Jeffords et son amour immodéré pour sa famille et les yaourts, Charles Boyle avec son misérabilisme et sa passion pour la cuisine, Gina Linetti et son esprit haut-perché sans oublier le duo Hitchcock et Scully qui font de la fainéantise leur mot d’ordre. Une belle brochette de personnalités iconoclastes qui fait mouche dans le cœur des fans.

Encore mieux, les relations amoureuses traitées au sein de Brooklyn-Nine-Nine ne sont absolument pas toxiques, chose rare pour le souligner surtout concernant le couple phare Jake/Amy qui évite habilement les clichés et le drama inutile. Leur histoire est simple et pure, rien ne paraît forcé et cela fait un bien fou dans l’univers des séries de suivre une romance se dérouler sans accroc.

Comme il est facile de se sentir inclus dans cette grande famille que forme l’équipe de Brooklyn-Nine-Nine. Écriture maîtrisée et de qualité pour un humour ravageur, casting au diapason pour un plaisir maximal, un rythme qui asu rester constant en huit saisons, tant de points positifs aidant à comprendre l’enthousiasme général entourant le show, que l’on ne peut que conseiller de visionner. En tout cas merci aux équipes créatives, aux acteurs ainsi qu’à la FOX et NBC, qui nous ont permis de trouver une série doudou par excellence.

Nine-Nine !

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