C’est sous un temps maussade que débute le mois de Juillet, la pluie s’invitant dans une grande partie de nos régions depuis le début de l’été, une météo qui permet d’aller s’abriter dans les salles obscures, d’autant plus qu’à partir d’aujourd’hui – et jusqu’au 4 Juillet – débute La Fête Du Cinéma. A 4 euros la séance, l’occasion est bonne pour aller découvrir les dernières nouveautés en date.

Comme vous le savez, depuis déjà plus de deux ans, SeriesDeFilms vous donne la parole dans la rubrique Coup De Coeur/Déception, qui vous permet de partager vos avis sur les films visionnés durant le mois écoulé. Si depuis fin Octobre et la nouvelle fermeture des salles obscures, nous nous sommes uniquement concentrés sur les longs-métrages qui vous ont mis du baume au cœur, nous pouvons désormais reprendre le cours normal des choses à réintégrer les déceptions maintenant que nous pouvons de nouveau nous déplacer dans les salles obscures et découvrir toute une pléiade de longs-métrages.

Pour les amateurs de séries, sachez que depuis le numéro de Janvier vous pouvez également nous parler de celles-ci, que ce soit en bien ou en mal. Il y a tous les goûts dans la nature !

Quels films et séries vus durant le mois écoulé vous ont mis du baume au cœur ou au contraire vous ont déçu ? Découvrons-le en consultant vos avis !

Ce mois-ci, l’horreur a été au rendez-vous dans les salles obscures avec la sortie de plusieurs productions françaises et américaines, qui vous ont plus ou moins fait frissonner si l’on s’en fie à vos retours :

Ayant fortement apprécié les deux premiers opus de Conjuring, j’ai voulu aller avec mon compagnon découvrir le troisième volet de la franchise. Mal nous en a pris ! Premièrement, l’ambiance dans le cinéma était affreuse, une bande d’adolescents monopolisant l’attention avec leur comportement puéril, je ne sais pas si d’autres que nous ont eu ce problème mais en tout cas, ce cas de figure est irritant. En tout cas, même sans l’attitude de ces jeunes en manque de sensations fortes, difficile de se laisser emporter par Conjuring : Sous L’Emprise Du Diable, qui pâtit d’un rythme apathique, la faute principale revenant Michael Chaves. Après avoir commis le désastreux spin-off La Malédiction de la Dame Blanche, le réalisateur prend la relève de James Wan et cela se ressent à l’écran. Si le sujet était moins propice à l’horreur il est vrai, suivre ce procès du démon aurait pu être plus angoissant s’il y avait eu des efforts sur la mise en scène mais à ce niveau c’est le calme plat, même concernant les jump-scares. Heureusement, si l’ennui n’est jamais loin, on peut compter sur le tandem Vera Farmiga/Patrick Wilson, toujours impeccables dans la peau du célèbre couple Warren. Le verdict est sans appel, sans James Wan, Conjuring est un produit lambda, sans ambition. Anthony

Grand amateur de la saga, c’est avec une certaine attente que j’attendais de découvrir le dernier cru des aventures d’Ed et Lorraine Warren et je n’ai pas été déçu. Pour éviter d’être redondant, Conjuring 3 change de formule et se consacre à une enquête surnaturelle qui a cette fois pour but de faire innocenter un homme, qui clame avoir été possédé par le diable lors du meurtre pour lequel il est accusé. Plus accès sur la psychologie plutôt que sur l’horreur pure, ce troisième film n’en reste pas moins flippant par moments. Le changement de réalisateur ne se ressent pas et la continuité avec ses prédécesseurs se fait naturellement. Sylvain

Alors que j’avais des doutes quant à l’utilité d’une suite à Sans Un Bruit, qui se suffisait à lui-même, John Krasinski m’a rassuré en approfondissant l’univers qu’il a développé en prenant le chemin inverse du huis-clos en ouvrant le champ des possibles sur ce monde post-apocalyptique condamné au silence. La bonne idée est de se consacrer à la jeune génération, prête à prendre la relève et à dézinguer ces immondes créatures aux dents longues, qui leur font vivre un quotidien stressant. Si Emily Blunt et Cillian Murphy livrent des prestations solides, c’est donc Millicent Simmonds qui porte réellement Sans Un Bruit 2 sur ses épaules, son odyssée initiatique étant le point positif du film, qui continue d’ailleurs de jouer avec malice sur son concept. Gabrielle

De son côté, la blogueuse SacriLedge fait son retour dans la rubrique et nous livre son compte-rendu des longs-métrages découverts en salles ces dernières semaines.

Surtout de bonnes surprises me concernant, avec 2 films qui sont sortis du lot.

– Tokyo Shaking, qui nous remmène dans les événements ayant eu lieu au Japon, avec le séisme, le raz de marée et dans la foulée l’incident de la centrale de Fukushima. J’ai trouvé le film saisissant, parvenant à nous maintenir dans une tension constante, bien qu’on connaisse déjà la chronologie des éléments perturbateurs. La vision d’une expatriée française est d’autant plus intéressante dans ce contexte, qui se heurte beaucoup aux traditions et habitudes professionnelles japonaises. Les acteurs sont au top et je vous recommande ce film chaudement.

– La Nuée, que j’attendais depuis un certain temps, nous parle d’une femme mère de famille, qui vit avec ses deux enfants, et s’est mis dans la tête de faire un élevage de sauterelles pour revendre (entre autres) la farine qui en est issue. On a clairement la sensation au-dessus de notre tête que quelque chose va mal se passer, même si on ignore le genre du film. Je l’ai trouvé à plusieurs reprises (surtout une scène en particulier) vraiment dérangeant. Et ce n’est pas si simple de parvenir à surprendre, après tous les films déjà sortis dans le domaine de l’horreur visuelle. Je n’ai quasiment vu que des films français depuis la reprise (Teddy et The Deep House ce matin même) mais ils sont dans une très bonne dynamique.

Quant à Thibaut, autre fidèle de la rubrique, ce dernier est revenu en quelques mots sur les films l’ayant agréablement surpris parmi ceux visionnés ce mois-ci :

Voici mes coups de coeur :

« Suzanna Andler » d’après la pièce de Marguerite Duras par Benoit Jacquot avec Charlotte Gainsbourg dans le rôle titre : Un magnifique portrait de femme dont la richesse intérieure est filmée en simultané à travers son conflit avec le monde extérieur. Du théâtre filmé au meilleur sens du terme, qui saisit tout ce que la scène n’aurait pu donner, le relief des visages en gros plan, le choix, toujours miraculeusement juste ici, de mettre en lumière celui-ci plutôt que celui-là, qui n’empêchera jamais la caméra de tournoyer autour des corps, dans de longs plans virtuoses qui semblent porter le texte et ses silences sur un flux continu, créant pour ainsi dire l’espace entre eux.

« Années 60.
Une villa de vacances, au bord de la mer, hors saison.
Une femme, Suzanna Andler, 40 ans, mariée, mère.
Son jeune amant, le premier, Michel.
La solitude, les doutes, l’envie de liberté, les choix de la vie.
Et l’amour. »

« Villa caprice » avec Patrick Bruel, Niels Arestrup, Irène Jacob, Michel Bouquet, Eva Darlan et Laurent Stocker : Ce thriller psychologique qui compte également s’attarde davantage sur la complexité de l’âme humaine, les rapports de connivence et les jeux de pouvoir que sur le déroulé classique d’un procès où la vérité éclate au grand jour.
Des dialogues subtils, un écheveau de manipulations et des comédiens d’une merveilleuse précision, au service d’un film comme autrefois.

« Avocat célèbre, Luc Germon pense atteindre la consécration lorsque Gilles Fontaine, l’un des patrons les plus puissants de France, lui demande de prendre sa défense. L’homme d’affaires est soupçonné d’avoir acquis dans des conditions douteuses une magnifique propriété sur la Côte d’Azur, la Villa Caprice. Humilié et furieux de s’être laissé piéger, Fontaine compte sur l’habileté de Germon pour le tirer de ce mauvais pas. Mais une étrange relation de pouvoir s’installe bientôt entre les deux hommes, en principe alliés. Qui prendra l’avantage ? »

« Un tour chez ma fille » avec Josiane Balasko, Mathilde Seigner, Jérôme Commandeur et Line Renaud : Une suite plaisante de « Retour chez ma mère » sorti en 2016 signé du même réalisateur Éric Lavaine avec l’amusant duo formé par Josiane Balasko et Jérôme Commandeur et son lot de quiproquo. Une comédie plaisante servie par ses excellents comédiens.

« Cette fois-ci, c’est elle qui débarque ! Jacqueline, en pleins travaux dans son appartement, est joyeusement contrainte d’aller vivre « quelques jours » chez sa fille ainée Carole et son gendre, en pleine thérapie de couple. Ces « quelques jours » se transforment en «quelques mois », Jacqueline se sent vite chez elle, prépare les dîners, accapare la télévision, réorganise la cuisine… Elle est là et on ne sait pas pour combien de temps ! »

– « Cruella » le prequel du film de Walt Disney sur le personnage culte des « 101 dalmatiens » avec Emma Stone dans le rôle titre. Une manière rare de pousser loin la comédie et la noirceur. Et surtout le duel avec les renversantes Emma Stone et Emma Thompson vaut le détour. Une oeuvre efficace et qui joue habilement la carte de l’anticonformisme.

« Londres, années 70, en plein mouvement punk rock. Escroc pleine de talent, Estella est résolue à se faire un nom dans le milieu de la mode. Elle se lie d’amitié avec deux jeunes vauriens qui apprécient ses compétences d’arnaqueuse et mène avec eux une existence criminelle dans les rues de Londres. Un jour, ses créations se font remarquer par la baronne von Hellman, une grande figure de la mode, terriblement chic et horriblement snob. Mais leur relation va déclencher une série de révélations qui amèneront Estella à se laisser envahir par sa part sombre, au point de donner naissance à l’impitoyable Cruella, une brillante jeune femme assoiffée de mode et de vengeance … »

« La fine fleur » avec Catherine Frot et Vincent Dedienne : Un magnifique et gracieux conte parfumé, qui incite à la persévérance. Le réalisateur offre à l’actrice un rôle en or et aux spectateurs une plongée dans les arcanes de l’hybridation des fleurs.

« Eve Vernet a été la plus grande créatrice de roses. Aujourd’hui, elle est au bord de la faillite, sur le point d’être rachetée par un concurrent puissant. Véra, sa fidèle secrétaire, croit trouver une solution en engageant trois employés en insertion sans aucune compétence horticole… Alors que quasiment tout les sépare, ils se lancent ensemble dans une aventure des plus singulières pour sauver la petite exploitation. »

– « Présidents » la nouvelle réalisation d’Anne Fontaine (une de mes cinéastes préférés) avec Jean Dujardin, Gregory Gadebois, Pascale Arbillot et Doria Tillier : Cette comédie du pouvoir est irrésistible de drôlerie et bourrée de reparties mordantes, où Jean Dujardin (incarne un vrai/faux Nicolas Sarkozy) et Grégory Gadebois (un vrai/faux François Hollande) se jouent de leurs modèles avec un talent comique qui relève de l’évocation poétique. Une légère ivresse de fiction comme on boirait une coupe de Champagne. Pas pour célébrer une victoire électorale, mais celle d’un cinéma à la fois populaire et percutant.

« Nicolas, un ancien Président de la République, supporte mal l’arrêt de sa vie politique. Les circonstances lui permettent d’espérer un retour sur le devant de la scène. Mais il lui faut un allié. Nicolas va donc partir en Corrèze, pour convaincre François, un autre ancien Président (qui, lui, coule une retraite heureuse à la campagne) de faire équipe avec lui. François se pique au jeu, tandis que Nicolas découvre que le bonheur n’est peut-être pas là où il croyait… Et leurs compagnes respectives, elles, vont bientôt se mettre de la partie. »

Quel bonheur de retourner en salles (qui plus est avec la fête du cinéma).
Passez tous un bel été, profitez-en bien.

Merci à vous pour votre participation ! Si d’autres personnes veulent rajouter leurs avis, aucun soucis, envoyez-les moi par mail à l’adresse suivante : seriesdefilms@hotmail.com et vous serez ajoutés à l’article.


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