C’est sous un temps plutôt orageux que débute le mois de Juin, ce qui est une bonne occasion pour aller se réfugier dans les cinémas et d’enchaîner les séances. Car oui, ça y est les salles ont pu rouvrir leurs portes le 19 Mai et comme l’indique les premiers chiffres, les spectateurs ont répondu présents pour cette reprise, preuve que le septième art a une place de choix dans notre culture.

Comme vous le savez, depuis déjà deux ans, SeriesDeFilms vous donne la parole dans la rubrique Coup De Coeur/Déception, qui vous permet de partager vos avis sur les films visionnés durant le mois écoulé. Si depuis fin Octobre et la nouvelle fermeture des salles obscures, nous nous sommes uniquement concentrés sur les longs-métrages qui vous ont mis du baume au cœur, nous pouvons désormais reprendre le cours normal des choses à réintégrer les déceptions maintenant que nous pouvons de nouveau nous déplacer dans les salles obscures et découvrir toute une pléïade de longs-métrages.

Pour les amateurs de séries, sachez que depuis le numéro de Janvier vous pouvez également nous parler de celles-ci, que ce soit en bien ou en mal. Il y a tous les goûts dans la nature !

Quels films et séries vus durant le mois écoulé vous ont mis du baume au cœur ou au contraire vous ont déçu ? Découvrons-le en consultant vos avis !

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le cinéma vous avait manqué à en juger par les retours que nous avons reçu, à commencer par Lucie, qui depuis la réouverture squatte les salles obscures :

Après sept mois à regarder des films sur ma télé, que ce soit sur plateforme ou en VOD, quel plaisir de pouvoir fouler à nouveau les portes d’un cinéma et de revivre l’expérience du grand écran, qui nous en met plein la vue. Depuis quinze jours je fais le nécessaire pour pouvoir m’octroyer du temps libre afin de multiplier les séances. Pour le moment, outre mon second visionnage de Drunk et Adieu Les Cons, j’ai pu découvrir quatre nouveautés.

  • Tom & Jerry de Tim Story. J’ai voulu y emmener ma nièce en espérant que le film lui plairait mais outre les rares facéties de notre tandem, c’est plutôt l’ennui qui l’a gagné malheureusement. Je ne peux que la comprendre, tant cette version mi-live mi-CGI est une catastrophe. Mettre à l’honneur Tom et Jerry pour se concentrer sur des humains inutiles, qui a cru que cela aller fonctionner ? D’autant plus quand on nous sort un couple d’influenceurs dont on se fiche des états d’âmes et des préparatifs d’un mariage qui n’a pas sa place dans l’intrigue. Ce que les enfants et adultes réclamaient étaient ce fameux jeu du chat et de la souris qui fait la force du cartoon et même sur ce point nous n’avons pas été satisfaits.
  • Le Dernier Voyage de Romain Quirot. Un joli film de science-fiction comme on aimerait en voir plus dans le paysage français car, même s’il se repose sur des lieux-communs du genre, il est fait avec du coeur et de l’ambition. Suivre Hugo Becker dans sa fuite en avant était un plaisir, d’autant plus qu’il est secondé avec brio avec la jeune Lya Oussadit-Lessert, notre duo nous entraînant dans un périple intimiste sur une Terre désolée. Entre fable écologique et réflexion sur la force du destin, cette première œuvre est une belle petite surprise.
  • Slalom de Charlène Favier. Un premier film troublant et percutant, la réalisatrice plongeant le spectateur sur une piste sinueuse alors que nous suivons la relation malsaine entre un entraîneur de ski et sa jeune championne de quinze ans. Anxiogène à souhait, ce drame nous montre l’emprise d’un adulte sur une adolescente et dénonce un tel agissement de manière frontale, sans fards, histoire de mieux sensibiliser le public. Grosses performances de Jérémie Rénier mais surtout Noée Abita, touchante. Je suis ressortie frissonnante de ma séance, preuve que Charlène Favier a su viser juste.
  • Sons Of Philadelphia de Jérémie Guez. Après avoir découvert Blue Bird durant ce dernier confinement, j’ai voulu voir ce que donnerait cette deuxième réalisation de l’auteur mais malheureusement la déception était au rendez-vous. Le problème de cette adaptation du roman de Pete Dexter est qu’elle surfe sur des poncifs du film de gangsters avec le drame se nouant autour de deux cousins que tout oppose baignant dans le milieu du banditisme. Sur un rythme léthargique, le réalisateur nous emmène sur un chemin que l’on devine à des kilomètres, pour atteindre ce fameux point de non-retour où tout va voler en éclats. Long et passablement ennuyeux, le film est sauvé par Matthias Schoenaerts, toujours impeccable.

De son côté, la blogueuse SacriLedge fait son retour dans la rubrique et nous livre son compte-rendu des longs-métrages qu’elle a pu découvrir depuis le 19 Mai :

Youpi c’est le retour ! 4 films rattrapés en une semaine pour ma part ; avec 1 bof (Méandre), 2 top (Adieu les Cons et The Father) et un au milieu (Drunk).

Flop donc pour Méandre. Je ne vais pas rentrer dans tout le détail de l’intrigue mais on se retrouve avec une femme kidnappée, qui se retrouve dans un réseau de tuyaux et qui doit trouver la sortie. Franchement, dès le début on voit que quelque chose ne tourne pas rond ; en plus de cela, beaucoup de réactions du personnage principal ne vont pas, j’avais envie de m’arracher les cheveux et lui crier de faire ça ou ça, car clairement pendant la première demi-heure on s’ennuie ferme. L’heure suivante présente de fortes scènes gores comme cela faisait longtemps que je n’en avais pas vues au cinéma et l’intrigue avance petit à petit … avant un dénouement bien décevant, laissant beaucoup de questions sans réponse. Un film trop long et trop court à la fois.

Et deux tops, le premier pour Adieu les Cons. Que dire ? Du cynisme, de l’action, de l’humour, des dialogues magnifiquement écrits (je fais peu attention aux dialogues des films mais Albert Dupontel et Michel Blanc font partie à mes yeux des beaux écrivains de films français). Le film m’a émue, il est difficile de rester insensible face à certaines scènes. J’apprécie également les films qui durent 1h30. Ca avance bien, il n’y a que peu de temps mort et on parvient aussi à rire. Virginie Efira reste une de mes actrices préférées et elle a encore une fois prouvé sa force.

Second top avec The Father. J’ai hésité jusqu’au tout dernier moment si j’allais le voir ou non car j’avais peur de ressortir toute attristée. Bon, je suis ressortie en pleurs du film, qui met une vraie balayette sur ses dix dernières minutes de fin. Mais tout le film est à la limite de nous faire pleurer nos sentiments. La réalisation est impeccable, que cela soit via la façon de voir les choses que des couleurs et du cadrage. Mention spéciale évidemment pour les deux acteurs principaux. Je comprends tout à fait le choix des Oscars pour ce film, qui est impressionnant de par sa justesse, même si je confirme, il ne fleure pas bon la joie de vivre.

Ca fait tellement de bien de retrouver le plaisir des salles !

Quant à Thibaut, autre fidèle de la rubrique, ce dernier est revenu en quelques mots sur les films l’ayant agréablement surpris parmi ceux découverts ces dernières semaines.

Après pratiquement 7 mois de fermeture, quel bonheur de revenir au cinéma.

Mes coups de coeur : « L’étreinte » avec Emmanuelle Béart et Vincent Dedienne : outre le bonheur de revoir un film sur grand écran, ce récit intimiste d’une jeune veuve qui se reconstruit retranscrit la sensibilité d’un 1er film sensible et émouvant. Emmanuelle Béart (qui fait son retour au cinéma et qu’on a plaisir à retrouvé) est touchante dans ce rôle de quinquagénaire aux amours compliquées, irradiante et vibrante. Elle est également solaire, sûre et tranquille, alors même que son personnage se trouve à un point de bascule, entre ce qui a été, dramatique, et ce qui peut advenir, incertain. Le chemin des possibles est ouvert.
« Margaux a perdu son mari et commence une nouvelle vie. Elle s’installe chez sa sœur et s’inscrit à l’université pour reprendre des études de littérature. Mais rapidement, elle ressent le besoin d’autres émotions. Elle part en quête d’amour, au risque de s’y perdre… »

« The Father » avec Anthony Hopkins et Olivia Colman, il s’agit de l’adaptation de la pièce de théâtre « Le père » de Florian Zeller réalisé par l’auteur dont il s’agit du 1er film en tant que cinéaste. Un coup de maitre à couper le souffle.
Un film exceptionnel, inoubliable et bouleversant avec un acteur principal magistral en jouant de sa propre vieillesse, de sa vulnérabilité, de sa fragilité, de ses questions face à la maladie de la mort. À ce jeu vrai, démasqué, sans art d’artifice, l’acteur octogénaire est bouleversant et magistral.

Un huit clos poignant et déchirant qui restera longtemps dans nos mémoires.

« THE FATHER raconte la trajectoire intérieure d’un homme de 81 ans, Anthony, dont la réalité se brise peu à peu sous nos yeux. Mais c’est aussi l’histoire d’Anne, sa fille, qui tente de l’accompagner dans un labyrinthe de questions sans réponses. »

Merci à vous pour votre participation ! Si d’autres personnes veulent rajouter leurs avis, aucun soucis, envoyez-les moi par mail à l’adresse suivante : seriesdefilms@hotmail.com et vous serez ajoutés à l’article.


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