Il y a sept ans, Quentin Tarantino nous transportait de l’autre côté de l’écran avec Once Upon a Time… in Hollywood, une ode au septième art et à ses artisans révélant les coulisses d’une industrie en plein bouleversement à l’aube des années 70. Un neuvième long-métrage, porté brillamment par le trio Leonardo DiCaprio/Margot Robbie/Brad Pitt, qui avait su concilier public et critique, engrangeant 374,5M$ de recettes sur la surface du globe et repartant avec deux Oscars (Meilleur Second Rôle pour Pitt et Meilleurs Décors pour Nancy Haigh/Barbara Ling). Une plongée dans l’ancien Hollywood qui a été synonyme d’inspiration pour le scénariste et réalisateur, puisque ce dernier est resté dans sa bulle nostalgique en écrivant sur ce sujet, tout d’abord sous la forme d’un roman – paru en 2021 en France aux éditions Fayard – puis d’un script en bonne et due forme.
Car ce qui aurait pu être la dixième et ultime œuvre du cinéaste se voulait un prolongement de cette virée sous le doux soleil de Californie en se consacrant davantage au personnage de Cliff Booth, ce cascadeur féru de films naviguant dans un Los Angeles en pleine mutation – aussi bien dans les rues que dans les studios – qui aurait eu le droit à son moment de gloire après avoir joué les seconds couteaux. Mais à force de tergiversations quant à l’intrigue de ce chant du cygne, Tarantino a préféré mettre de côté cette idée pour partir sur une page blanche. Du moins c’est ce que l’on pensait puisque ce fameux scénario jeté à la poubelle aura été récupéré par un certain…Brad Pitt. Flairant le potentiel d’une suite à Once Upon a Time… in Hollywood, l’interprète de Booth a décidé de faire lire l’histoire concoctée par l’homme derrière Pulp Fiction et Inglourious Basterds à son camarde de longue date, David Fincher qui – contre toute attente semble avoir été séduit par ce qui était proposé sur le papier.
Et donc, sous l’aval de Quentin Tarantino, a été décidé de donner vie à ce long-métrage abandonné – intitulé Les Nouvelles Mésaventures de Cliff Booth. Ce qui prenait alors la forme d’un blague (quelle idée d’annoncer cela le 1er avril) s’avère ainsi être un véritable projet, issu d’une association pas piquée des hannetons. Alors qu’il était en train de développer un western, David Fincher s’est trouvé un nouveau cheval de bataille avec cette extension de l’univers imaginé en 2019 par son confrère, mis en scène pour le compte de Netflix (on rappelle que ce dernier a signé il y a un petit moment déjà un contrat faramineux pour travailler exclusivement avec la plateforme) avec son fidèle comparse Brad Pitt. Ce qui marque leur quatrième collaboration après Se7en, Fight Club et L’Étrange Histoire de Benjamin Button.
À voir désormais ce que réserve cette suite, attendue pour le 23 décembre sur la plateforme, qui verra ce cher Cliff jouer nouveau rôle, celui de fixer – devant tuer dans l’œuf n’importe quel scandale pouvant faire dérailler la machine à rêves qu’est Hollywood. Et quand il est appelé à la rescousse pour s’occuper du cas d’un acteur de télévision à l’entourage peu recommandable (incarné par Scott Caan), notre protagoniste va se retrouver dans un beau merdier, la Cité des Anges prenant le pas d’une virée dans un polar à ciel ouvert.
Synopsis :
Meurtre, chantage, vol, extorsion : un été comme les autres à Hollywood. Nous sommes en 1977, huit ans après la rencontre de Cliff Booth (Brad Pitt) avec la famille Manson dans le film de Quentin Tarantino, Once Upon a Time… in Hollywood. Dans THE FURTEN MIS-ADVENTURES OF CLIFF BOOTH , réalisé par Fincher sur un nouveau scénario de Tarantino, le conte de fées est terminé. Los Angeles n’a plus besoin d’un cascadeur tueur de hippies comme avant. Mais Hollywood aura toujours ses problèmes, des problèmes que seul quelqu’un doté des talents uniques (et parfois illégaux) de Cliff peut résoudre. Quand il ne gagne pas sa vie comme barman ou projectionniste, Cliff Booth est un homme à tout faire : il arrange les situations délicates pour les grands noms d’Hollywood et, parfois, pour les moins recommandables.
Intrigué, il reçoit un appel de l’agent artistique Karen Crosby (Elizabeth Debicki), venue présenter son client, la superstar de la télévision Charlie Peters (Scott Caan), connu pour réaliser lui-même ses cascades. Son intérêt s’accroît lorsqu’il rencontre d’autres membres de l’entourage de Charlie, de sa femme Toni (Carla Gugino), toujours à l’affût des dernières nouvelles, à Roderick « Hot Rod » Harrison (Yahya Abdul-Mateen II), ancien champion de football américain devenu star de cinéma. Sans oublier les frères Verdusco (Matt Groove et JB Tadena), de mystérieux gangsters semant la terreur dans toute la ville. Ce qui n’était qu’un conte de fées se transforme en polar : un mélange de violence, d’ambition et de désir, typique de Los Angeles.