Quatre ans après R.M.N., Cristian Mungiu se prépare à revenir au cinéma avec Fjord un drame social lui permettant de poursuivre son analyse des différences culturelles au sein de l’Union européenne – pointant du doigt le mirage du vivre-ensemble, notion pouvant rapidement montrer ses limites dans une société polarisée.
Au cœur de cette nouvelle réalisation, portée par Renate Reinsve et Sebastian Stan, l’arrivée dans d’un couple roumain-norvégien et leurs enfants – Les Gheorghiu – dans un village paisible situé près d’un fjord. Une installation synonyme de nouveau départ pour la famille, qui va malheureusement tourner à l’orage alors que ces derniers se retrouvent dans le viseur des autorités norvégiennes.
En cause, leur éducation pour le moins traditionnelle (pour ne pas dire stricte), malvenue dans ce pays nordique progressiste, attirant l’attention du voisinage…puis de la justice. Suite à une alerte du corps enseignant, les Gheorghiu vont donc se retrouver au centre d’une affaire de maltraitance, qui pourrait leur coûter cher et fracturer à tout jamais leur cocon familial.
Soit la base d’un long-métrage où la tension va progressivement venir réchauffer l’air polaire de la Norvège, ayant taper dans l’œil du jury de la 79e édition du Festival de Cannes. Auréolé de la Palme d’Or (la seconde pour Mingiu, dix-neuf ans après le sacre de 4 mois, 3 semaines, 2 jours), Fjord se présentera au grand public à la fin de l’été, le 19 août précisément.

Synopsis :
Les Gheorghiu, un couple roumano-norvégien très pieux, s’installent dans un village au bout d’un fjord où ils se lient rapidement d’amitié avec leurs voisins, les Halberg. Les enfants des deux familles deviennent très proches, malgré des éducations différentes. Lorsque le corps enseignant découvre des ecchymoses sur le corps d’Elia, l’aînée des enfants Gheorghiu, la communauté se demande si l’éducation traditionnelle que les enfants Gheorghiu reçoivent de leurs parents pourrait en être la cause.