Depuis son immersion au sein de l’univers d’Astérix et Obélix, qui s’était traduit par le blockbuster made in France L’Empire du Milieu – dans lequel il campait le plus célèbre des gaulois en plus d’assurer la mise en scène – Guillaume Canet aura délaissé son fauteuil de réalisateur. Privilégiant sa carrière d’acteur, en prenant notamment part à Hors saison de Stéphane Brizé ou Ad Vitam de Rodolphe Lauga, ce dernier a finalement trouvé l’inspiration pour son neuvième long-métrage, Karma.
Pour ce nouveau passage derrière la caméra, Guillaume Canet renoue avec un genre qu’il l’aura propulsé dans la cour des grands en tant que cinéaste, le thriller. Ainsi, deux décennies après Ne le dis à personne, notre homme est fin prêt à replonger en eaux troubles, en compagnie de sa plus fidèles collaboratrice – Marion Cotillard. Au cœur de ce film obscur, le retour au bercail d’une femme en détresse devant remettre les pieds dans un environnement qui la hante et ce par dépit.
Tandis qu’elle pensait se reconstruire sereinement sous le doux et réconfortant soleil l’Espagne, Jeanne voit son quotidien s’obscurcir à nouveau lors que son filleul disparaît du jour au lendemain. Afin d’échapper aux forces de l’ordre qui la soupçonne rapidement, notre protagoniste n’aura nul autre choix que de se réfugier en France au sein de la communauté où elle est née – avec qui elle avait coupé les ponts. De quoi raviver des blessures jamais vraiment refermées, le tout dans une situation d’urgence, et par conséquence accentuer le mal-être de notre fugitive, acculée.
Jouant la carte de la nébulosité quant à la teneur de ce passé si présent dans la vie de son héroïne, Karma devrait susciter la curiosité des amateurs de films à la tension palpable. Présenté hors-compétition au Festival de Cannes, ce cru 2026 de Guillaume Canet – comprenant également au casting Denis Ménochet et Leonardo Sbaraglia – débarquera le 21 octobre dans les salles obscures.
