Absent des écrans depuis 2023 et la sortie de L’Empire, délire S-F synonyme de Rencontre du Troisième Type sur la Côte d’Opale, Bruno Dumont est fin prêt à se rappeler au bon souvenir de son public avec un nouveau long-métrage, qui va dénoter avec ses récents passages derrière la caméra.
Habitué à des objets filmiques non identifiés plus ou moins caustiques, que ce soit sur le petit ou le grand écran (à l’image de P’tit Quinquin, CoinCoin et les Z’inhumains, France) le cinéaste nordiste semble vouloir explorer d’autres horizons – que ce soit géographiquement ou scénaristiquement parlant. Avec Les Roches Rouges, ce dernier abandonne son terrain de jeu favori, les Hauts-de-France, pour mieux s’imprégner des décors bucoliques offerts par la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur – cadre servant de moteur à un roman d’amitié…à hauteur d’enfants.
En effet, avec cette prochaine réalisation, Bruno Dumont va se révéler sous un jour plus intimiste (du moins en apparence, nous ne sommes jamais à l’abri d’une surprise, suivant les tribulations d’enfants de cinq ans au cours d’un été à marquer d’une pierre blanche, cette saison leur permettant de d’ouvrir aux autres, d’élargir leur univers au gré d’expériences enrichissantes. Entre défis et moments d’introspections, notre bande de gamins va s’amuser à jouer les adultes, quitte à se brûler les ailes.
Porté par les jeunes Kaylon Lancel, Kelsie Verdeilles et Louise Podolski, Les Roches Rouges aura le droit à une présentation de choix lors de La Quinzaine des Réalisateurs (section parallèle du Festival de Cannes) avant de plonger dans le grand bain du septième art le 23 septembre.

Synopsis :
Sur la Côte d’Azur, deux bandes d’enfants s’affrontent à leur jeu favori : sauter des rochers rouges de la Méditerranée.
Géo, 5 ans à peine, découvre le temps d’un été un monde où l’amitié se mêle à la rivalité, et où les premiers élans du cœur deviennent source de tensions.