Quelques mois après s’être dévoilé sous un côté tendre pour les besoins de Ma Mère, Dieu et Sylvie Vartan, l’adaptation de l’autobiographie éponyme de l’avocat Roland Perez mise en scène par Ken Scott, Jonathan Cohen poursuit sa mue sur grand écran. En effet, l’acteur se prépare à s’éloigner d’un cran encore de son genre de prédilection – la comédie – en s’aventurant vers le domaine de la romance, un brin fantastique. Et pour cause, en prenant part à L’Âme Idéale, premier long-métrage d’Alice Vial, ce dernier va flirter aux frontières du réel.
Autodidacte, Alice Vial aura su gravir progressivement les échelons dans le milieu de la télévision puis du septième art, tout d’abord en tant qu’actrice (elle figure au casting de La Folle Histoire de Max & Léon), scénariste puis réalisatrice. Ayant participé entre autres à l’écriture de films tels que Les Innocentes d’Anne Fontaine (en compagnie notamment de Sabrina B. Karine, l’une de ses comparses du collectif « les Indélébiles ») ou plus récemment La Vie de Château : Mon enfance à Versailles de Clémence Madeleine-Perdrillat et Nathaniel H’limi, cette dernière passe à l’étape supérieure en se mettant aux manettes de son premier long en tant que cinéaste.
Et avec L’Âme Idéale, notre cinéaste s’interroge sur les relations amoureuses en utilisant le prisme du surnaturel afin de proposer une analyse fantasmagorique quant à la quête de l’homme parfait – dans une société où le paraître est devenu une norme. Comment trouver quelqu’un de bien dans un quotidien où supercheries et faux-semblants empêchent de deviner les contours de la personne qui nous attire ? Telle est la question. Pour Elsa, quarantenaire ne croyant plus en l’amour, la réponse va prendre une dimension à peine croyable, notre protagoniste tombant sous le charme d’un garçon rencontré sur la scène d’un accident. Prénommé Oscar , celui-ci semble bien sous tous rapports, paraissant même tomber du ciel. Ce qui pourrait se révéler vrai lorsque l’on connaît le don d’Elsa, qui a un lien spécifique avec le monde de l’au-delà.
Vous l’aurez compris, avec cette première réalisation, Alice Vial nous convie à une romance contrariée, à mi-chemin entre Ghost et Ghost Whisperer. Ce qui permet à Jonathan Cohen et Magalie Lépine Blondeau de changer de registre, nos têtes d’affiche pouvant ainsi flirter avec délicatesse avec le drame. Maintenant que notre curiosité a été piquée, il n’y a plus qu’à attendre la sortie du film, attendu pour le 17 décembre dans les salles obscures.

Synopsis :
Elsa, 40 ans, célibataire, a renoncé aux histoires d’amour. Un don un peu spécial la garde à distance des autres : elle peut voir et parler aux morts. Pourtant un soir elle rencontre Oscar, un homme drôle et charmant, qui lui fait espérer à nouveau que tout est possible. Mais au moment où elle commence enfin à tomber amoureuse, Elsa réalise que leur histoire n’est pas aussi réelle que ce qu’elle pensait…