Quatre ans après avoir été doublement présent dans les salles obscures, avec d’un côté Last Night in Soho et de l’autre la parenthèse musicale The Sparks Brothers, documentaire consacré à Ron et Russell Mael, les fondateurs du groupe Sparks, Edgar Wright a trouvé son prochain projet en tant que réalisateur, s’apprêtant à plonger en pleine dystopie.
L’initiateur de la fameuse Cornetto Trilogy aux côtés de Simon Pegg et Nick Frost s’est ainsi attelé à la mise en scène d’une relecture de Running Man pour Paramount Pictures. Si certains d’entre vous se rappellent du long-métrage éponyme réalisé en 1988 par Paul Michael Glaser – le Starsky de Starsky & Hutch – et porté par Arnold Schwarzenegger, celui-ci était librement adapté d’un roman écrit par un certain Richard Bachman. Si ce nom ne vous dit rien, sachez qu’en réalité, sous ce pseudonyme se cache un écrivain dont la popularité n’est plus à démontrer : Stephen King.
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Publié en 1982, son récit d’anticipation s’articulait sur une Amérique devenue totalitaire, se servant de la télévision comme d’une arme pour assouvir son pouvoir et renforcer sa propagande. Au cœur des enjeux de l’histoire, l’émission La Grande Traque, programme phare du libertel – le poste TV que doit obligatoirement posséder chaque foyer – qui consiste à confronter un participant à une bande de tueurs. Lâché dans la nature, celui-ci a trente jours pour réussir sa mission, rester en vie, gagnant de l’argent à chaque heure écoulée. Littéralement seul contre tous, le concurrent ne peut compter sur personne, la population étant encouragée à divulguer sa position. Un jeu cruel et perfide auquel va prendre part Ben Richards, un chômeur risquant le tout pour le tout pour récolter une somme conséquente, afin de payer le traitement de sa fille malade.
Un sujet de science-fiction qui est toujours aussi pertinent aujourd’hui dans sa dénonciation des médias et d’une société se déshumanisant à vitesse grand V. Une thématique forte, qui a intéressé Simon Kinberg, qui est à l’initiative de ce remake. Le producteur a pitché son idée à Emma Watts, présidente de Paramount Pictures et à Edgar Wright. Ce dernier a par ailleurs officié à la co-écriture de cette nouvelle mouture, se voulant plus proche de l’oeuvre de Stephen King et ce aux côtés de Michael Bacall, qui avait pris part au script de Scott Pilgrim. Côté casting, nous retrouverons Glen Powell qui, depuis Top Gun : Maverick prend du galon à Hollywood, mais également Josh Brolin, Katy O’Brian, Michael Cera, Lee Pace ou Cencore olman Domingo.
Attendu pour le 19 novembre dans nos salles obscures, Running Man devrait susciter la curiosité, Wright semblant avoir musclé son jeu en s’immergeant dans l’univers de Stephen King.

Synopsis :
Dans un futur proche, The Running Man est l’émission numéro un à la télévision : un jeu de survie impitoyable où des candidats, appelés les Runners, doivent échapper pendant 30 jours à des tueurs professionnels, sous l’œil avide d’un public captivé. Chaque jour passé augmente la récompense à la clé — et procure une dose d’adrénaline toujours plus intense.
Ben Richards (Glen Powell), ouvrier désespéré prêt à tout pour sauver sa fille gravement malade, accepte l’impensable : participer à ce show mortel, poussé par Dan Killian (Josh Brolin), son producteur aussi charismatique que cruel. Mais personne n’avait prévu que Ben, par sa rage de vivre, son instinct et sa détermination, devienne un véritable héros du peuple… et une menace pour tout le système.
Alors que les audiences explosent, le danger monte d’un cran. Ben devra affronter bien plus que les Hunters : il devra faire face à un pays entier accro à le voir tomber.
2 réflexions sur «[Cinéma] Running Man : Edgar Wright fait courir Glen Powell dans la relecture du classique de Stephen King»