Après une cuvée 2024 qui aura su attirer les foules avec 50 000 spectateurs au compteur, l’Arras Film Festival continue de mettre les petits plats dans les grands pour que le public des Hauts-de-France vienne en nombre assister à sa vingt-sixième édition, avec l’espoir de surpasser le record de fréquentation datant de 2019. Pour s’y faire l’équipe a mis les petits plats dans les grands pour que tout le monde trouve son compte concernant la programmation. Lors de la traditionnelle conférence de presse Eric Miot, le délégué général de l’événement, nous a ainsi dévoilé dans les grands lignes ce qui nous attendra du 7 au 16 novembre, entre avant-premières, compétition européenne et rétrospectives.
Notons pour débuter que deux invités seront mis à l’honneur cette année. Premièrement Léa Drucker, qui sera l’invitée d’honneur de cette édition, avec une présence annoncée pour le 10 novembre, où l’actrice tiendra un grand entretien public, aura le droit à une carte blanche et viendra défendre Dossier 137, la nouvelle réalisation de Dominik Moll – également de la partie. Lucas Belvaux sera quant à lui à Arras le 14 novembre pour la traditionnelle leçon de cinéma, animée par Lily Bloom, animatrice de l’émission « Le Cercle » sur Canal +, en partenariat avec l’Université d’Artois.
Concernant la Sélection Officielle, L’Âme Idéale, le premier long-métrage d’Alice Vial, porté par Magalie Lépine-Blondeau et Jonathan Cohen, fera l’ouverture de ce millésime 2025 et devrait permettre de distiller un zeste de fantaisie – d’autant plus avec la venue de la cinéaste et de son acteur principal au Casino d’Arras. Plus globalement, plus d’une centaine d’œuvres seront projetées, dont une trentaine en avant-première – et en présence des équipes. Parmi les productions hexagonales, nous pourrons voir avant leur sorties Jean Valjean d’Eric Besnard, La Bonne Étoile de Pascal Elbé, Dites-lui que je l’aime de Romane Bohringer, Les Enfants vont Bien de Nathan Ambrosioni, Le Mage du Kremlin d’Olivier Assayas (avec Jude Law dans la peau de Vladimir Poutine), L’Incroyable femme des neiges de Sébastien Betbeder, Coutures d’Alice Winocour encore l’adaptation de la bande dessinée Les Enfants de la Résistance chapeautée par Christophe Barratier.
Concernant la Compétition Européenne, le jury – présidé par Stéphane Demoustier, qui sera accompagné par Anthony Bajon, Marie Colomb, Florence Loiret Caille, Maud Wyler – devra départager les neuf films faisant partie de sélection, qui concourent pour obtenir l’Atlas D’Or , la plus haute distinction du festival. Cette année, sont en lice les œuvres suivantes :
L’âge mur de Jean-Benoît Ugeux
The Altar Boys de Piotr Domalewski
Made in EU de Stephan Komandarev
I Swear de Kirk Jones
Renovation de Gabrielė Urbonaitė
A-bras-le-corps de Marie-Elsa Sgualdo
Solitary de Eamonn Murphy
Teresa de Teona Strugar Mitevska
Una Figlia de Ivano de Matteo
Au menu des rétrospectives proposées pour ce millésime, sachez qu’il y aura Empire, Amours et Tragédies. Sa thématique ? L’histoire de la monarchie austro-hongroise, fil rouge des dix longs-métrages sélectionnés, remettant en perspective un siècle riche en contrastes, marqué par un pouvoir autoritaire (François-Joseph Ier, qui aura eu pour épouse la célèbre Sissi), l’émergence d’idées progressistes et de multiples guerres refaçonnant le paysage européen. L’occasion de (re)découvrir Senso de Luchino Visconti, Et vogue le navire…de Federico Fellini.
Et bien évidemment, durant ces dix jours de festivités, le public pourra également assister à des rencontres et ciné-concerts, prouvant une fois de plus que l’Arras est le festival de tous les cinémas, avec une programmation est riche et variée pour cette édition anniversaire. Vous retrouverez les informations (tarifs, horaires) à cette adresse : http://www.arrasfilmfestival.com/
