Ce long week-end du 29 au 1er septembre (ce lundi était synonyme du Labor Day), le public américain pouvait découvrir dans les salles obscures Pris au piège – Caught Stealing de Darren Aronofksy, La Guerre des Rose de Jay Roach, The Toxic Avenger de Macon Blair, A Little Prayer d’Angus MacLachlan ou encore se replonger dans l’univers des Dents de la Mer de Steven Spielberg. Parmi ces propositions, deux sont parvenues à se hisser dans le trio de tête du classement. Lesquelles ? Analysons les chiffres.

Précédemment mis à mal par KPop Demon Hunters, Évanouis a su reprendre son destin en main, profitant de la faiblesse de ses concurrents pour récupérer don dû : son trône. De quoi lui permettre de continuer à glacer le sang du public sur la plus haute marche du podium.

En plus de dominer à nouveau le box office US, le film d’horreur de Zach Cregger se maintient plutôt bien, sa fréquentation fléchissant de 33,7%, ce qui est solide pour une production horrifique. Engrangeant cette fois 12,4M$ (lundi compris), celle-ci atteint les 134,6M$ et ce après vingt-cinq jours d’exploitation. Soit une belle progression pour le cinéaste puisque sa première réalisation, Barbare, avait récolté 40,8M$…au terme de sa carrière il y a de cela trois ans. Décidément, en 2025, le genre sait tirer son épingle du jeu quand il le faut, comme l’aura également prouvé le succès de Sinners plus tôt dans l’année (avec 278,5M$ au compteur).

Faisant sensation à l’international, Évanouis voit ses recettes se renforcer et culminer à 234,6M$ à ce stade – augmentant d’un cran les profits, son budget étant de l’ordre de 38M$. Définitivement l’un des succès de l’été.

Si Evanouis se débrouille comme un chef pour faire vibrer un minimum l’industrie aux pays de l’Oncle Sam, notons une surprise de taille en ce week-end spécial. La présence d’un film culte dans le trio du tête du classement. En l’occurrence Les Dents de la Mer, qui se taille la part du lion requin en émergeant en deuxième position.

Ressorti des placards d’Universal Pictures à l’occasion de son cinquantième anniversaire, l’Å“uvre de Steven Spielberg prouve qu’elle ne manque toujours pas de mordant malgré son grand âge, amassant 9,8M$ en quatre jours de présence sur les écrans. Soit une nouvelle preuve que les ressorties de ce type attirent le public, comme nous l’avions déjà remarqué au mois de mai lorsque les vingt ans de Star Wars Episode III : La Revanche des Siths furent célébrés en grandes pompes, avec la récolte de 34,1M$ au total.

Des séances hommages proposées en nombre uniquement sur le territoire nord-américain, ce qui ne fait pas grimper le compteur des Dents de la Mer à l’international (en France, des projections ont lieu mais au compte-goutte, les exploitants privilégiant les séances uniques le temps d’une soirée).

Devant un adversaire aux dents longues, difficile de faire le malin. Ce qu’a pu constater Pris au piège – Caught Stealing, qui s’est laissé dominer et a dû se contenter de la troisième et dernière marche du podium pour son arrivée en salles – manquant cruellement de panache.

S’il obtient la médaille de bronze, le long-métrage de Darren Aronofsky – adapté du roman éponyme de Charlie Huston – débute sa carrière timidement, engrangeant que 9,6M$ en l’espace de quatre jours. Pour le cinéaste, ce lancement se révèle tout de même supérieur à The Whale qui, distribué par A24, fût projeté dans une faible combinaison de salles avant de prendre petit à petit de la puissance (il avait obtenu 332 152$ au départ, pour mieux finir la partie avec 17,4M$ il y a trois ans). Il s’agit également d’une entrée en matière supérieure à celle de mother! en 2017, qui accumulait 7,5M$ pour sa part. De quoi voir le verre à moitié plein.

Commençant à débarquer au sein d’autres territoires clés, Pris au piège – Caught Stealing prend un peu de hauteur, ses recettes étant de l’ordre de 15M$. Il va donc lui falloir batailler quelque peu pour espérer renflouer son budget, estimé à 40M$.

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