Depuis son arrivée au royaume d’Hollywood, le réalisateur norvégien Joachim Rønning s’est trouvé une place de choix au sein de l’écurie Disney, qui lui a permis de prendre part à des productions diverses et variées, de Pirates de Caraïbes : La Vengeance de Salazar, Maléfique : Le Pouvoir du Mal en passant par Face à la mer : L’Histoire de Trudy Ederle. Pour sa quatrième collaboration avec la firme aux grandes oreilles, ce dernier se prépare à mettre à jour d’une saga où la technologie à une place prépondérante. Tron.
Bande annonce #1
Bande annonce #2
Une aventure 2.0 initiée il y a de cela quarante-deux ans sous l’égide de Steven Liesberger, qui s’était démené corps et âme pour donner vie à son concept, voulant immerger le spectateur dans un monde virtuel crédible – à une époque où l’informatique n’avait pas encore révélé tout son potentiel. Grâce au soutien de The Walt Disney Company, le cinéaste pu parachever son idée de film tourné en grande partie via images de synthèse. Pouvant compter sur ces séquences conçues par ordinateur pour faire rêver son auditoire, Tron ne fût pas un succès au box office mais su ravir les fans de science-fiction, devenant rapidement une œuvre phare de ce domaine (tout en aidant à donner davantage de poids à la carrière de Jeff Bridges, qui était habitué aux seconds rôles, devenu ici tête d’affiche en incarnant le programmeur de jeux vidéo Kevin Flynn, crucial à l’intrigue).
Si l’on pensait que cette incursion dans les entrailles du Master Control Program, une intelligence artificielle imaginée par la société ENCOM échappant à tout contrôle, resterait unique, cela ne fût pas le cas. En 2011, Joseph Kosinski s’est décidé à marcher dans les pas de Liesberger pour proposer une suite connectée aux éléments du premier volet, Tron : L’Héritage, voyant cette fois Sam Flynn (Garrett Hedlund), fils de Kevin, tenter de percer le mystère de la disparition de son père en se téléportant dans le logiciel conçu par celui-ci, le Codified Likeness Utility. De quoi proposer une nouvelle expérience au sein de l’emblématique ‘Grille’, arène prenant des allures de borne d’arcade mortelle, où la défaite est synonyme de décès. Tirant profit de l’évolution des effets spéciaux (et de l’excellente bande originale électro composée par Daft Punk), ce second volet également porté par Olivia Wilde et Jeff Bridges a su rentrer dans ses frais, L’Héritage parvenant à engranger 400M$ de recettes. Soit un score des plus corrects, mais ne suscitant pas de réel enthousiasme chez Disney, qui a laissé reposer la marque.
Alors que la mise en marche active d’un troisième volet devenait une arlésienne, le studio s’est finalement décidé à relancer la machine, sous la supervision de son poulain Joachim Rønning. Et avec Tron : Ares, une évolution majeure se met en place puisque nous ne serons plus propulsé au cœur d’un programme, celui-ci s’invitant chez nous. Comprenant Jared Leto, Gillian Anderson, Evan Peters, Jodie Turner-Smith, Cameron Monaghan…ou encore Jeff Bridges (quel rôle jouera t-il dans cette partie ?) au casting, ce prochain épisode prendra le chemin inverse de ses prédécesseurs, avec l’émergence d’un logiciel hautement sophistiqué répondant au nom nom d’Ares, prêt à dépasser les frontières de l’IA en prenant ‘vie’ dans le monde réel. De quoi semer la pagaille, personnages numériques et Light Cycles débarquant sur Terre pour prendre contacte avec l’humanité. Et comme on le sait, cette rencontre du troisième type ne va pas s’effectuer dans la joie et la bonne humeur. Ce que nous pourrons découvrir le 8 octobre dans les salles obscures.
