Évoluant au sein des studios TAT depuis quelques années, Benoît Daffis et Jean-Christian Tassy poursuivent leur ascension dans l’univers de l’animation en se retrouvant aux manettes de leur premier film. Falcon Express. Porté par les voix de Damien Ferrette, Kaycie Chase, Herve Jolly, Emmanuel Garijo, Frantz Confiac ou encore Nicolas Marié, celui-ci se centre sur les déboires d’une bande d’animaux coincé dans un train hors de contrôle…

Depuis l’aventure Les As de la Jungle, qui aura su s’exporter avec succès du petit au grand écran, TAT Productions se plaît à élargir ses horizons dans le milieu du septième art et le prouve une fois de plus avec Falcon Express, production qui permet aux équipes créatives de s’immerger dans un domaine béni des 80s/90s, l’actioner. De quoi inspirer le tandem formé par Benoît Daffis et Jean-Christian Tassy, qui s’engage avec ferveur sur les rails du chaos pour alimenter une comédie rocambolesque destiné aussi bien au jeune public qu’aux adultes – qui s’amuseront des références faites aux classiques du genre.

En effet, les réalisateurs convoquent l’esprit de Bruce Willis et Steven Seagal avec ce premier film, qui mixe Die Hard à Piège à grande vitesse afin de donner du carburant à un voyage pour le moins mouvementé pour une galerie de personnages à poils, à plumes et à fourrure devant se serrer les patounes pour ce sortir du guêpier dans lequel ils se retrouvent. À savoir enfermés dans un train saboté par un ennemi de l’ombre, filant à toute allure vers le danger. Une situation périlleuse servant de point de départ au scénario concocté par les têtes pensantes de TAT, David Alaux, Éric et Jean-François Tosti, qui tissent un récit sans temps mort, multipliant les péripéties pour amener nos passagers d’infortune à trouver une issue positive à cette galère ferroviaire.

Et entre un raton-laveur espiègle et bravache (qui joue un rôle de choix dans ce piratage de train…), un chien-flic vétéran au flair toujours aiguisé, une jeune chatte maline et courage ou des animaux stars des réseaux sociaux, notre joyeux bestiaire va avoir des difficultés à se coordonner mais comme le dit l’adage, l’unité prime face à l’adversité. Revisitant les codes des films d’action pour les adapter à son auditoire familial, Falcon Express se veut ainsi un divertissement où la débrouillardise et la camaraderie prévalent sur la violence, les obstacles d’ordre technique étant de mise dans les wagons traversés par nos protagonistes, se mettant en marche vers le poste de commandement. Ne manquant de panache, ce baroud mené tambour battant donne la part-belle à chacun de nos héros, même si la palme revient à ce fameux Falcon, ce coquin de raton – chapardeur au grand cœur – mascotte de cette ‘journée dans un train d’enfer’, qui plaira à coup sûr aux enfants. Ajoutez à cela la mise en scène survitaminée de Benoît Daffis et Jean-Christian Tassy, qui font virevolter leur caméra numérique pour nourrir des moments de bravoure pas piqués des hannetons – s’autorisant même une courte pause musicale – et vous obtenez les ingrédients d’un divertissement éminemment sympathique.

Musclant son jeu, TAT Productions s’engouffre dans le domaine de l’action avec Falcon Express, une relecture animalière de Piège à grande vitesse menée avec entrain par Benoît Daffis et Jean-Christian Tassy.

© Apollo Films

One response to “[Critique] Falcon Express, piège à grande vitesse”

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