Ce week-end du 30 mai au 1er juin, le public américain pouvait découvrir sur grand écran Karate Kid : Legends de Jonathan Entwistle, Substitution – Bring Her Back de Michael et Danny Philippou, la retransmission de j-hope Tour ‘Hope on the Stage’ in Japan, Peppa rencontre le bébé, au cinéma de Gretchen Mallorie, Tornado de John Maclean ou encore – dans un nombre de salles limité – The Phoenician Scheme de Wes Anderson ainsi que Les Fantômes de Jonathan Millet. Sur ces sept propositions, une seule s’est distinguée dans le trio de tête du classement. Laquelle ? Analysons les chiffres.

Après avoir semé comme il se doit la pagaille sur l’échiquier du box office américain, Lilo & Stitch ne compte pas s’arrêter de sitôt renvoyant la concurrence à la niche en poursuivant son règne sans partage sur la plus haute marche du podium.
Pour son deuxième week-end, l’adaptation live du classique Disney mis en scène par Dean Fleischer Camp perd malgré tout 57,7% de sa fréquentation mais reste puissant, amassant la coquette somme de 61,8M$. De quoi porter son total à 278,9M$ et ce en l’espace de dix petits jours seulement, soit un excellent score, permettant au studio aux grandes oreilles de se remettre du récent échec de Blanche Neige, qui a terminé sa carrière avec seulement 87,2M$ au mois de mars. Nous nous situons ici dans la fourchette haute des productions en chair et en CGI de chez Mickey, ce dernier cru en date étant proche du leader La Belle et La Bête, qui amassait 319M$ après le même temps de présence en salles.
Sur-performant également à l’international, Lilo & Stitch surfe sur la vague du succès, ses recettes virevoltant désormais à 613,4M$ – pour un budget estimé à 100M$. Dire qu’à l’origine cette version devait débarquer directement sur Disney +, heureusement qu’un changement de direction a été opéré car les billets n’ont pas fini de pleuvoir. En ligne de mire : le milliard.

Face au raz-de-marée Lilo & Stitch, il fallait s’appeler Tom Cruise pour tenir le choc et ne pas se laisser couler, notre casse-cou se démenant comme un beau diable pour que Mission : Impossible – The Final Reckoning tire toujours son épingle du jeu, ce qui est le cas puisque le blockbuster fait de la résistance sur la deuxième place du classement.
Maintenant sa position, le huitième et potentiellement ultime (?) volet de la franchise doit pourtant faire face à une fréquentation chutant de 57,5%, se traduisant par l’ajout de 27,2$ à son box office, qui grimpe maintenant à 122,5M$ après dix jours d’exploitation. Ce qui reste satisfaisant pour Christopher McQuarrie, réalisateur des quatre derniers films, ce chiffre restant dans la lignée de son prédécesseur Dead Reckoning, qui avait engrangé 118,6M$ à la même période en 2023 mais également de Mission : Impossible – Fallout, qui cumulait pour sa part 124,8M$ à ce stade en 2018. La marque M:I reste donc stable malgré le poids des années.
L’engouement pour The Final Reckoning paraît se confirmer à l’échelle mondiale, cet épisode atteignant les 353,5M$ de recettes, ce qui correct. Par contre, ayant coûté très cher à produire à cause de ses multiples retards suite à la pandémie puis la grève des acteurs/scénaristes – on parle de 400M$ – ce Mission : Impossible aura du mal à rentrer dans ses frais, comme pour le précédent opus.

Avec deux adversaires pour le moins coriaces se partageant l’essentiel du gâteau, difficile de rivaliser. Pourtant, malgré le peu d’espace restant, Karate Kid : Legends a réussi à se faufiler sur la troisième et dernière marche du podium, faisant du mieux qu’il peu pour attirer l’attention.
Pour ses débuts en salles, le nouvel opus de la saga – qui vient de vivre une expérience revigorante sur le petit écran via la série Cobra Kai – a su amasser 20,3M$, ce qui est encourageant vu le contexte. Par contre, comparé au précédent film, The Karate Kid, reboot qui fait maintenant parti de la timeline principale, le résultat peut paraître décevant puisque celui-ci s’était présenté au public avec 55,6M$ en poche en 2010. Cela reste tout de même un lancement supérieur à la trilogie originale dans laquelle évoluait Ralph Macchio, ce qui est déjà ça de pris (même si le premier long-métrage avait su devenir un phénomène, terminant son parcours avec 90,8M$ en 1984 – après avoir obtenu 5M$ pour son démarrage).
Commençant à déployer ses ailes à l’international (il ne sortira pas avant le 13 août en France), Karate Kid : Legends prend un peu de hauteur, ses recettes étant de l’ordre de 46,3M$ et ce pour un budget de 45M$. De quoi limiter les pertes si ce chapitre perd rapidement de la vitesse.