Ce week-end du 25 au 27 avril, le public américain pouvait découvrir dans les salles obscures Mr Wolff 2 de Gavin O’ Connor, Until Dawn de David F. Sandberg, Les Indomptés de Daniel Minahan, Pink Floyd : Live at Pompeii d’Adrian Maben ou encore se replonger dans l’univers de Star Wars : Episode III – La Revanche des Sith de George Lucas. Sur ces cinq propositions, deux sont parvenues à se frayer un chemin vers le trio de tête du classement. Lesquelles ? Analysons les chiffres.

Après avoir mis fin au règne de Minecraft – le film, Sinners poursuit son parcours vers la lumière en se payant le luxe de conserver son trône (la concurrence ne lui arrivant pas à la cheville) et d’établir une excellente performance financièrement parlant.
Tirant profit d’un bouche à oreille des plus positifs, le thriller horrifique de Ryan Coogler, qui revisite à sa sauce le mythe du vampire, voit sa fréquentation fléchir de seulement…6,3%, ce qui est un maintien de premier ordre – des plus rares pour l’industrie. Récoltant 45M$ en ce deuxième week-end, le long-métrage accumule désormais 122,5M$ et en en l’espace de dix jours de présence sur les écrans. Ce qui est un score puissant pour une production originale, d’autant plus dans un paysage cinématographique où adaptations et franchises sont devenus la norme. Pour le cinéaste et son comparse Michael B. Jordan, les voyants restent également au vert, cette nouvelle collaboration surpassant Fruitvale Station, qui avait totalisé 16,1M$ en 2013 mais également Creed, dont la carrière s’était achevée avec 109,7M$ en poche deux ans plus tard (les deux volets de Black Panther restent hors-concours ayant respectivement dépassé la seuil des 700M$ puis des 400M$).
Montrant les crocs à l’international, Sinners prend davantage de hauteur, ses recettes étant de l’ordre de 161,6M$ – et ce pour un budget de 90M$. Vu l’enthousiasme du public, il y a fort à parier que la rentabilité devrait être au rendez-vous d’ici peu.

Outre le succès de Sinners, l’autre fait marquant de ce week-end s’avère être la performance d’une production ayant déjà fait ses preuves au cinéma, Star Wars : Episode III – La Revanche des Sith, qui débarque en force sur la deuxième place du classement.
Bénéficiant d’une large combinaison de salles, la conclusion de la Prélogie de George Lucas a su capter l’attention des fans de la saga pour son vingtième anniversaire, amassant pas moins de 25,2M$ en trois jours, soit un record absolu pour une ressortie de film. Pour comparaison, l’année dernière, la projection événement de l’Episode I : La Menace Fantôme, avait engrangé 13M$ au total. Devenue une tendance à part entière au pays de l’Oncle Sam, la diffusion d’œuvres populaires a encore de belles heures devant elle, d’autant plus dans un monde où les gens privilégient les plateformes streaming au support physique, ce qui attire un nouveau public au cinéma.
Se démarquant également sur tous les territoires où il est proposé, La Revanche des Sith peut se targuer d’avoir obtenu pour le moment 42,2M$ de recettes, ce qui amène le space opera à cumuler 892,2M$ sur la surface du globe en comptabilisant son exploitation originale et cette nouvelle sortie. La Force reste avec Star Wars.

Face à des concurrents de poids, il restait peu de place pour les autres titres et pourtant, une autre nouveauté s’est battu comme un diable pour figurer dans le trio de tête. En l’occurrence Mr Wolff 2, qui vient de partir à l’assaut de la troisième et dernière marche du podium.
Pour ses débuts, l’actioner de Gavin O’Connor s’en tire avec les honneurs, parvenant à englober 24,4M$, soit un démarrage satisfaisant pour le cinéaste. En effet, cette suite fait quasiment jeu égal avec son prédécesseur qui, il y a neuf ans, avait obtenu 24,7M$ en l’espace d’un week-end. Preuve qu’il y a donc un public pour ces films mettant en vedette Ben Affleck (bien accompagné par Jon Bernthal).
Sortant au compte-goutte en dehors du territoire nord-américain (aucune date n’a été communiqué pour la France), Mr Wolff 2 voit ses recettes grimper à 38,2M$ à ce stade, ce qui reste correct. Il lui faudra par contre être endurant pour rentabiliser son budget de 80M$.