Ce week-end du 28 février au 2 mars, le public américain pouvait découvrir dans les salles obscures Last Breath d’Alex Parkinson, Mobile Suit Gundam GQuuuuuuX : Beginning de Kazuya Tsurumaki, Riff Raff de Dito Montiel, My Dead Friend Zoe de Kyle Hausmann-Stokes, Brothers After War de Jake Rademacher, The Accidental Getaway Driver de Sing J. Lee ou encore Unholy Song d’Arthur G. Night. Sur ces sept propositions, une est parvenue à se faufiler jusqu’au trio de tête du classement. Laquelle ? Analysons les chiffres.

En ce week-end des Oscars, les distributeurs ont joué la sécurité, ne dégainant pas de grosses productions en cette période, ce qui a fait les affaires aux titres déjà présents sur le circuit, à commencer par Captain America : Brave New World qui conserve une fois de plus son trône sans réel concurrent à ses trousses.
En plus de se maintenir en pole position, le nouvel opus du MCU limite la casse question fréquentation, celle-ci diminuant de 46,8% (contre 68,3% précédemment). Ce qui se traduit par l’ajout de 15M$, un score quoi amenant le long-métrage a atteindre les 163,6M$ en dix-sept jours de présence sur les écrans – ce qui n’est pas si super que cela. En effet, s’il dépassera Captain America : First Avenger qui avait totalisé 176,6M$ en 2011, ce quatrième épisode de la saga mettant en avant Steve Rogers puis Sam Wilson aura des difficultés à rivaliser avec ses suites Le Soldat de l’Hiver et Civil War, qui avaient terminé leur parcours avec 259,7M$ et 408M$en poche. Décidément avec sa Phase 4, Marvel Studios enchaîne les déconvenues autant que les succès. Heureusement que titres tels que Les Gardiens de la Galaxie Vol.3, Black Panther Wakanda Forever ou Deadpool & Wolverine ont su faire pencher la balance du bon côté.
Déployant ses ailes sur une large gamme de territoires, Captain America : Brave New World atteint désormais les 341,7M$ de recettes sur la surface du globe – et ce pour un budget virevoltant à 180M$ hors marketing. Faible sur ses appuis, cet opus aura du mal à rentrer dans ses frais.

Dans ce climat des plus calmes, une nouveauté a réussi à prendre le dessus sur ses petits camarades, en l’occurrence Last Breath, qui s’est tranquillement amarrée sur la deuxième place du trio de tête.
Pour ses débuts en salles, le thriller mis en scène par Alex Parkinson (se basant sur son documentaire le survivant des abysses) est loin d’avoir tenu en haleine le public, celui-ci n’englobant que 7,8M$ en l’espace de trois jours. Soit un démarrage en demi-teinte pour ce film à suspense porté par Woody Harrelson et Simu Liu, dont la présence ne semble pas avoir produit son effet.
Sortant au compte-goutte à l’international (il n’y a pour le moment aucune date pour le territoire français), Last Breath n’obtient que 537 349$ en plus, amenant son total à 8,3M$. Il lui faudra donc redoubler d’efforts pour renflouer son budget, estimé à 23,8M$.

Face à Last Breath, qui manque pourtant de souffle, The Monkey se laisse prendre de court, ne faisant plus le malin en chutant sur la troisième et dernière marche du podium avec de beaux dégâts à la clé.
En plus de cette dégringolade, l’adaptation de la nouvelle éponyme de Stephen King mise en scène par Osgood Perkins voit sa fréquentation s’écrouler de 54,7%, ce qui correspond à la récolte 6,3M$ supplémentaires à son box office, qui s’élève désormais à 24,5M$ et ce en dix jours d’exploitation. Ce qui est un chiffre des plus corrects concernant ce sous-genre à part entière que constitue les transpositions de la bibliographie de l’auteur au cinéma, faisant quasiment jeu égal avec le récent The Boogeyman qui amassait 24,9M$ à la même période en juin 2023 et surpassant Firestarter (9,7M$). Pour le réalisateur, ce score est par contre inférieur de son précédent essai, Longlegs qui avait clôturé son parcours dans les salles obscures avec 74,3M$ cet été.
Semant la panique dans une combinaison de pays maintenant, The Monkey prend quelques forces à l’étranger, engrangeant 31,2M$ de recettes au niveau mondial – ce reste satisfaisant dans la mesure où son budget n’est que de 10M$, les profits étant déjà à l’ordre du jour.