Ce week-end du 31 janvier au 2 février, le public américain pouvait découvrir dans les salles obscures Dog Man de Peter Hastings, Companion de Drew Hancock, Valiant One de Steve Barnett, Creation of the Gods II: Demon Force de Wuershan, Love Me d’Andy et Sam Zuchero ainsi que No Other Land de Basel Adra, Hamdan Ballal, Yuval Abraham. Sur ces six propositions, deux sont parvenues à se distinguer dans le trio de tête du classement. Lesquelles ? Analysons les chiffres.

Passé un petit coup de mou fin janvier, le box office américain reprend quelques vitamines, ce dont témoigne l’arrivée de Dog Man dans la partie, qui aura su faire vaciller Vol à haut risque pour mieux amuser petits et grands sur la plus haute marche du podium.
Pour son premier week-end d’exploitation, le film d’animation de Peter Hastings a su récolter 36M$, ce qui est un excellent score pour ce dernier, rattrapant le lancement de son précédent long, The Country Bears, qui avait obtenu 5,3M$ pour ses débuts il y a vingt-trois ans. De quoi apporter une nouvelle preuve que le genre reste une valeur sûre, le public familial répondant à l’appel.
Proposé dans une poignée de territoires pour le moment (il débarquera le 9 avril sur le sol français), Dog Man voit ses recettes grimper doucement à 40,5M$, ce qui est satisfaisant dans la mesure où il n’a coûté que 40M$ à produire – laissant présager d’une rapide rentabilité.

Outre Dog Man une seconde nouveauté est parvenue à se frayer un chemin vers les sommets du classement, en l’occurrence Companion, qui a su attirer dans ses filets les amateurs de thriller, ce qui l’a aidé à tirer son épingle du jeu en deuxième position.
Mais malgré cette place de choix, le long-métrage de Drew Hancock n’a pu engrangé que 9,5M$ en l’espace de trois jours, la faute à son concurrent direct qui a su monopoliser l’attention. Soit un démarrage en demi-teinte pour le cinéaste, qui signe là son premier passage derrière la caméra. Pour l’actrice Sophie Thatcher, on se rapproche des débuts de sa précédente incursion dans le domaine horrifique, Heretic, qui avait obtenu 10,8M$ lors de son week-end inaugural en novembre dernier.
Également proposé dans une faible combinaison de pays à l’international, Companion ne prend que peu de hauteur, ses recettes s’élevant à ce stade à 15M$. Fort heureusement avec un budget de 10M$, celui-ci rentrera lui aussi dans ses frais en fin de parcours.

Après avoir dû céder son trône à Vol à haut risque, Mufasa doit un fois de plus botter touche face la concurrence, Dog Man chassant sur son terrain, ce qui l’amène à poursuivre malgré lui sa course sur la troisième et dernière marche du podium.
Perdant une place au classement, le préquel de l’adaptation live du Roi Lion chapeautée par Barry Jenkins maîtrise plutôt bien sa baisse de fréquentation, celle-ci ne fléchissant de 28,9%, ce qui reste solide. Amassant 6,1M$ supplémentaires, le dernier cru en date de Disney cumule maintenant 229,5M$ et ce en un mois et demi d’exploitation. Ce qui reste malgré tout faiblard lorsqu’on le compare à son prédécesseur qui avait provoqué un raz de marée en englobant 518,3M$ au même stade de sa carrière en 2019.
Mufasa : Le Roi Lion s’en sort mieux à l’étranger, réussissant à obtenir pour le moment 653M$ de recettes dans le monde. S’il vient de réussir à renflouer son budget de 200M$, cette superproduction n’aura pas le succès escompté, d’autant que Le Roi Lion de Jon Favreau avait tutoyé les sommets en terminant sa carrière avec 1,6 milliard de dollars.