Ce week-end du 13 au 15 décembre, le public américain pouvait découvrir dans les salles obscures Kraven The Hunter de JC Chandor, Le Seigneur des Anneaux : La Guerre des Rohirrim de Kenji Kamiyama, 5 septembre de Tim Fehlbaum, Nickel Boys de RaMell Ross ou encore se replonger dans les univers de Noël blanc de Michael Curtiz et Interstella 5555 : The 5tory of the 5ecret 5tar 5ystem de Leiji Matsumoto, Kazuhisa Takenouchi, Daisuke Nishio. Sur ces six propositions, une est (difficilement) parvenue à se frayer un chemin vers le trio de tête. Analysons les chiffres.

À l’approche des fêtes de fin d’année, qui seront riches en blockbusters (Mufasa, Sonic 3) le box office américain relâche quelque peu la pression mais reste à un haut niveau, en particulier grâce à la performance de haut-vol de Vaiana 2, qui continue de faire sensation sur la plus haute marche du podium.
Restant au sommet de la pyramide, le film d’animation co-réalisé par David G. Derrick Jr., Jason Hand et Dana Ledoux Miller perd malgré tout 48,3% de sa fréquentation. Amassant 26,4M$ à l’occasion de son troisième week-end, cette suite atteint déjà les 337,3M$ et ce en dix-sept jours d’exploitation. Soit un score surpuissant, surpassant Vaiana premier du nom, qui avait conclu son parcours avec 248,7M$ en poche en 2016. À ce rythme, ce dernier cru en date de Disney devrait talonner sans problème La Reine des Neiges II, qui avait totalisé 477,3M$ il y a cinq ans. De quoi faire oublié les résultats décevants de Wish – Asha et la bonne étoile et Avalonia, l’étrange voyage, qui n’avaient récolté que 63,9M$ et 37,9M$.
Cet engouement pour Vaiana 2 ne se dément pas non plus à l’international, le long-métrage voyant déjà ses recettes culminer à 717,8M$ et ce pour un budget avoisinant les 150M$, soit une excellente entrée en matière, le succès étant au rendez-vous. À ce rythme, le milliard sera passé en un rien de temps.

Face au triomphe de Vaiana 2, tout laisser à penser que ses partenaires de jeu allaient boire la tasse. Et pourtant, force est de constater que son concurrent direct Wicked tient le choc sur la deuxième place, poussant encore et toujours la chansonnette avec entrain.
En plus de maintenir sa position, l’adaptation cinématographique de la comédie musicale culte de Broadway – mise en scène par Jon M. Chu – ralentit sa baisse, sa fréquentation déclinant cette fois de 37,9% (contre 57,1% auparavant), engrangeant 22,6M$ supplémentaires. De quoi porter le total du film à 359,1M$ en vingt-quatre jours de présence sur les écrans, ce qui, pour le genre, constitue un record, surpassant The Greatest Showman, production ayant fait récemment le plus de bruit sur le territoire américain avec 174,3M$ au compteur.
Ayant déployé ses ailes dans les salles obscures du monde entier, Wicked est un succès, ses recettes virevoltant à 525,3M$, ce qui est de bonne augure pour la suite de son parcours. De quoi rassurer Jon M. Chu et Universal Pictures, cette transposition étant divisée en deux parties, la seconde étant attendue pour novembre 2025.

Alors que Venom : The Last Dance clôt doucement mais sûrement son parcours en salles, le tour est venu pour Kraven The Hunter de rentrer dans la partie mais force est de constater que notre anti-héros n’a pas la même aura que son symbiote de collègue, arrivant en catimini sur la troisième et dernière marche du podium.
Sortant dans un contexte où la concurrence est rude, le nouvel opus du Spider-verse de Sony Pictures est loin d’attirer l’attention (les critiques négatives n’aidant pas non plus), ne récoltant que 11M$ en l’espace d’un week-end. Soit le pire lancement pour une production de cet univers partagé, faisant moins que Madame Web, qui avait obtenu 15,3M$ en février. De quoi confirmer que hors Venom, les échecs s’enchaînent pour cette saga consacrée consacrée aux personnages connexes à Peter Parker.
Se mettant fébrilement en jambes, Kraven The Hunter débute sa carrière du mauvais pied également à l’international, ses recettes ne grimpant pour le moment qu’à 26M$ et ce pour un budget estimé entre 110M$ et 130M$. Un accident industriel en somme.