Ce week-end du 6 au 8 décembre, le public américain pouvait découvrir dans les salles obscures Y2K de Kyle Mooney, The Order de Justin Kurzel, Pushpa : The Rule – Part 2 de Sukumar, For King + Country : A Drummer Boy Christmas – Live de Joel David Smallbone et Kadin Tooley, Werewolves de Steven C. Miller, Solo Leveling -ReAwakening- de Shunsuke Nakashige ou encore se replonger dans l’univers d’Interstellar de Christopher Nolan – qui célèbrait son dixième anniversaire. Sur ces sept principales propositions, aucune n’est parvenue à s’imposer dans le trio de tête du classement, laissant celui-ci inchangé.

Passée une fête de Thanksgiving exceptionnelle, le box office américain relâche quelque peu la pression mais reste à un haut niveau, en particulier grâce à la performance de haut-vol de Vaiana 2, qui continue de faire sensation sur la plus haute marche du podium.
Restant au sommet de la pyramide, le film d’animation co-réalisé par David G. Derrick Jr., Jason Hand et Dana Ledoux Miller perd malgré tout 62,8% de sa fréquentation – une chute s’expliquant par un lancement ayant été stratosphérique. Amassant 52M$ à l’occasion de son week-end, cette suite atteint déjà le cap des 300M$ et ce en onze jours d’exploitation. Soit un excellent score, surpassant Vaiana premier du nom, qui avait conclu son parcours avec 248,7M$ en poche en 2016. À ce rythme, ce dernier cru en date de Disney devrait talonner sans problème La Reine des Neiges II, qui avait totalisé 477,3M$ il y a cinq ans. De quoi faire oublié les résultats décevants de Wish – Asha et la bonne étoile et Avalonia, l’étrange voyage, qui n’avaient récolté que 63,9M$ et 37,9M$.
Cet engouement pour Vaiana 2 ne se dément pas non plus à l’international, le long-métrage voyant déjà ses recettes culminer à 600M$ et ce pour un budget avoisinant les 150M$, soit une excellente entrée en matière, le succès étant au rendez-vous. À ce rythme, le milliard sera passé en un rien de temps.

Face au triomphe de Vaiana 2, tout laisser à penser que ses partenaires de jeu allaient boire la tasse. Et pourtant, force est de constater que son concurrent direct Wicked tient le choc sur la deuxième place, poussant encore et toujours la chansonnette avec entrain.
Si elle maintient sa position, l’adaptation cinématographique de la comédie musicale culte de Broadway – mise en scène par Jon M. Chu – voit pourtant sa fréquentation s’écrouler de 57,1%, engrangeant 34,8M$ supplémentaires. De quoi porter le total du film à 320,5M$ en dix-sept jours de présence sur les écrans, ce qui, pour le genre, constitue un record, surpassant The Greatest Showman, production ayant fait récemment le plus de bruit sur le territoire américain avec 174,3M$ au compteur.
Ayant déployé ses ailes dans les salles obscures du monde entier, Wicked est un succès, ses recettes virevoltant à 455,5M$, ce qui est de bonne augure pour la suite de son parcours. De quoi rassurer Jon M. Chu et Universal Pictures, cette transposition étant divisée en deux parties, la seconde étant attendue pour novembre 2025.

Ne relâchant aucunement ses efforts même face à deux adversaires pour le moins coriaces, Gladiator II tente de limiter au maximum la casse sur la troisième et dernière marche du podium, une place qu’il défend avec ardeur.
Ne perdant pas davantage de terrain question classement, le nouveau péplum de Ridley Scott perd tout de même 59,9%de sa fréquentation, ajoutant 12,4M$ en l’espace de trois jours à son box office qui totalise désormais 132,7M$. Soit un score restant satisfaisant pour le cinéaste britannique, qui n’avait plus connu un tel chiffre depuis Seul sur Mars, qui au même stade en 2015 cumulait 143,5M$. Par rapport à son prédécesseur, sorti il y a maintenant vingt-quatre ans, la comparaison est également flatteuse, Gladiator ayant terminé sa carrière avec 187,7M$. Un seuil que devrait également franchir cette suite.
Cumulé aux résultats obtenus à l’international, Gladiator II prouve qu’il en a dans le ventre, ses recettes se hissant à 368,4M$ sur la surface du globe. À voir désormais si ce second opus saura rentrer dans ses frais, ayant coûté aux alentours de 250M$ à produire. Le combat n’est pas fini.