[Box Office US] Duel au sommet pour Wicked et Gladiator II
Ce week-end du 22 au 24 novembre, le public américain pouvait découvrir dans les salles obscures Wicked de Jon M. Chu, Gladiator II de Ridley Scott, Bonhoeffer de Todd Komarnicki, Flow, le chat qui n’avait plus peur de l’eau de Gints Zilbalodis, Sabbath Queen de Sandi Dubowski ou encore Porcelain War de Brendan Bellomo et Slava Leontyev. Parmi ces six propositions, deux se sont vaillamment battues pour s’imposer au sommet du classement. Analysons les chiffres.

À l’approche de la fin de l’année, les studios sortent leur dernière carte de leur manche, histoire d’attirer les foules. Premier match de cette saison celui opposant Wicked à Gladiator II, qui s’est soldé par la victoire du premier, débarquant ainsi en fanfare au sommet du podium.
Renvoyant Red One dans ses cordes pour mieux lui voler son trône, l’adaptation cinématographique de la comédie musicale à succès mise en scène par Jon M. Chu créé l’événement, récoltant pas moins de 114M$ en à peine d’un week-end. Ce qui, pour le genre, constitue un record, cette entrée en matière explosant le précédent tenant du titre, Into the Woods, dont la carrière avait débuté avec…31M$ il y a dix ans. À cette allure, le box office de The Greatest Showman, production ayant fait récemment le plus de bruit au pays de l’Oncle Sam (avec 174,3M$), sera surpassé dans à peine quelques jours.
Déployant progressivement ses ailes dans les salles obscures du monde entier (sa sortie est prévue le 4 décembre en France), Wicked est d’ores et déjà un carton, ses recettes grimpant doucement vers les 164,1M$, ce qui est de bonne augure pour la suite de son parcours. De quoi rassurer Jon M. Chu et Universal Pictures, cette transposition étant divisée en deux parties, la seconde étant attendue pour novembre 2025.

Que faire lorsqu’un adversaire tel que Wicked remporte tous les suffrages ? Ne pas se laisser abattre et résister comme un beau diable, une formule que s’est appliqué Gladiator II qui, s’il doit s’incliner ne le fait pas sans panache, attirant tout de même l’attention du public en deuxième position.
Pour son arrivée sur le territoire américain, le nouveau péplum de Ridley Scott ne démérite pas, réussissant à engranger 55,5M$ en l’espace de trois jours. Soit un lancement des plus satisfaisants pour le cinéaste britannique, qui n’avait plus connu un tel chiffre depuis Seul sur Mars, qui avait amassé 54,3M$ lors de son week-end inaugural en 2015. Par rapport à son prédécesseur, sorti il y a maintenant vingt-quatre ans, la comparaison est également flatteuse, Gladiator ayant fait ses premiers pas en salles avec 34,8M$ en poche.
Cumulé aux résultats obtenus à l’international, Gladiator II prouve qu’il en a dans le ventre, ses recettes grimpant à 221M$ sur la surface du globe. À voir désormais si ce second opus saura rentrer dans ses frais, ayant coûté aux alentours de 250M$ à produire. Le combat n’est pas fini.

Face à deux mastodontes, difficile de rivaliser, même lorsqu’on se prénomme Dwayne ‘The Rock’ Johnson, son dernier blockbuster en date, Red One, venant de lourdement tomber du piédestal à la dernière marche du podium, avec pas mal de casse à la clé financièrement parlant.
En plus de perdre son leadership, le long-métrage de Jake Kasdan voit sa fréquentation s’écrouler de 58,6%, ce qui se traduit par l’ajout de 13,2M$ à son box office, qui atteint péniblement les 52,9M$ en dix jours d’exploitation. En perdant de la vitesse à vitesse grand V, la superproduction d’Amazon MGM Studios devrait rester à bonne distance des précédentes collaborations entre les cinéastes et sa star puisqu’au même stade, Jumanji : Welcome to the Jungle et sa suite Jumanji : Next Level virevoltaient respectivement à 136,6M$ et 102,3M$.
N’étant proposé que dans une combinaison limitée de pays (en France il y a fort à parier que ce titre sera proposé directement en streaming), Red One voit ses recettes atteindre pour le moment 117,1M$, ce qui se révèle décevant dans la mesure où il a coûté la bagatelle de 250M$ – sans compter les 100M$ dépensés par Amazon MGM Studios en marketing. En clair, la rentabilité ne sera pas au rendez-vous.
