Ce week-end du 27 au 29 septembre, le public américain pouvait découvrir dans les salles obscures Le Robot Sauvage de Chris Sanders, Megalopolis de Francis Ford Coppola, Devara – Part I de Koratala Siva, Vindicating Trump de Bruce Schooley, Debbie et Dinesh D’Souza, Lee Miller d’Ellen Kuras, Saturday Night de Jason Reitman, Azrael de E.L. Kate, Sleep de Jason Yu ou encore se replonger dans l’univers Ghibli avec Le Château Ambulant de Hayao Miyazaki. Sur ces huit principales propositions, une est parvenue à se distinguer au sommet de la pyramide.

Dominé par le facétieux Beetlejuice Beetlejuice depuis près d’un mois, le box office américain change de leader avec l’arrivée d’un nouveau joueur dans la partie à savoir Le Robot Sauvage, qui s’impose au sommet du classement.
Pour son premier week-end sur les écrans, le dernier-né des studios Dreamworks mis en scène par Chris Sanders a réussi à récolter 35,7M$. Soit un démarrage encourageant, se révélant plus puissant que celui réalisé par Les Bad Guys en 2022, qui avait obtenu 23,9M$ à l’occasion de son lancement. Par contre, face à des franchises bien installées, cette production originale dérivée de la saga littéraire de Peter Brown se montre moins puissante qu’un Kung Fu Panda 4 qui avait engrangé 57,9M$ en mars.
Déployant petit à petit ses ailes sur la surface du globe, Le Robot Sauvage prend timidement du galon, ses recettes s’élèvant à 53,9M$. De bon augure pour la suite de sa carrière, son budget étant de 78M$, laissant présager de rapides profits.

S’il ne laissait jusque là que peu de place à la concurrence, Beetlejuice Beetlejuice doit composer avec Le Robot Sauvage, qui lui a chipé son trône. En résulte une rétrogradation en deuxième position pour notre trublion de l’au-delà.
En dépit de ce revers, la nouvelle réalisation de Tim Burton freine sa chute niveau fréquentation, celle-ci déclinant de 37,5% (contre 49,5% précédemment), ce qui reste une perte raisonnable pour une production de ce genre. De quoi lui permettre de rajouter 16,2M$ à son box office, qui atteint 250,3M$ après vingt-quatre jours de présence sur les écrans. De quoi confirmer la belle remontada du cinéaste britannique, qui n’avait plus connu de tels scores depuis plus d’une décennie et la sortie d’Alice aux Pays des Merveilles (2010), qui virevoltait pour sa part à 265,4M$ au même stade. Il va sans dire que la progression est également au rendez-vous par rapport à Beetlejuice premier du nom qui, en 1988, avait terminé son parcours avec 74,6M$ en poche.
Ce retour en force de Burton et de son facétieux personnage incarné par Michael Keaton se confirme à l’international puisque Beetlejuice Beetlejuice voit ses recettes atteindre les 374,1M$ de dollars sur la surface du globe alors qu’il lui reste encore pas mal de territoires à conquérir, amorçant déjà sa rentabilité – sachant que son budget est estimé à 100M$.

Passé un lancement loin d’être rutilant, Transformers : Le Commencement se retrouve face à un adversaire boxant dans la même catégorie, qui l’éclipse malheureusement.
Se retrouvant sur la troisième et dernière marche du podium, le préquel animé de la saga Transformers pilotée par Paramount Pictures voit sa fréquentation s’écrouler de 62,8%. En résulte un second week-end à seulement 9,1M$, pour un box office atteignant les 39M$ en dix jours d’exploitation. Soit un résultat en demi-teinte, la comparaison avec ses prédécesseurs en live action n’étant pas à son avantage puisque le dernier volet en date, Rise of the Beats, avait obtenu 101,3M$ au même stade en juin 2023. Par contre, si nous évoquons le premier film d’animation Transformers – mis en images par la Toei en 1986, la progression est au programme, celui-ci n’ayant amassé que 5,8M$ lors de sa sortie.
S’il suit une route sinueuse au pays de l’Oncle Sam, Transformers : Le Commencement peut quelque peu se reposer sur le box office international pour prendre de la vitesse. Exploité au compte goutte sur les écrans du globe (il sera à découvrir le 23 octobre en France), cet épisode animé voit tout de même ses recettes passer à 71,8M$. Avec un budget de 75M$, les pertes seront minimes en cas de réel échec, ce qui ne semble pas être le cas pour le moment. Affaire à suivre.