Deux ans après revisité avec fougue la mythologie nordique à travers The Northman, qui malheureusement n’aura pas trouver son public en engrengeant seulement 69,6M$ de recettes pour un budget de 90M$, Robert Eggers se prépare à revenir sur les écrans avec un projet de longue date qui va lui permettre de s’intéresser à une figure emblématique du cinéma horrifique. Nosferatu.
Bande annonce #1
Bande annonce #2
En l’espace de trois longs-métrages, Robert Eggers a su tirer son épingle du jeu avec un sens de la narration et de la mise en scène qui lui sont propres. Un style permettant à cette figure récente du cinéma indépendant de gravir les échelons et de passer dans la cour des grands en décrochant des budgets progressivement conséquents. Si l’on pensé que l’expérience The Northman allait mettre du plomb dans l’aile quant à ses relations avec Universal Pictures, force est de constater que le studio est passé outre ce revers, renouvelant sa confiance au cinéaste en aidant à concrétiser sa relecture de Nosferatu, en gestation depuis près d’une décennie.
Pour l’accompagner dans la réinvention de ce classique du septième art qu’était le long-métrage de Friedrich Wilhelm Murnau, sorti en 1922, un casting éclectique réunissant entre autres Bill Skarsgård (qui prête ses traits au vampire aux dents longues et aux griffes acérées), Lily-Rose Depp, Nicholas Hoult, Aaron Taylor-Johnson ou encore Willem Dafoe. Au programme, une nouvelle approche de ce qui fût une transposition libre du Dracula de Bram Stoker, au grand dam de la veuve de l’écrivain (qui pour l’anecdote intenta un procès à Prana Films pour plagiat et obtint la destruction de la plupart des copies du film).
À quoi ressemblera la ténébreuse romance entre le comte Orlock et la jeune Ellen sous la plume d’Eggers ? Pour le savoir, il faudra patienter jusqu’au 25 décembre.

Synopsis :
NOSFERATU de Robert Eggers est un conte gothique d’une obsession entre une jeune femme hantée et un vampire épris d’elle, causant des horreurs indicibles sur son passage.