Devenu l’une des figures du cinéma horrifique contemporain dans le milieu du septième art, parvenant à initier des franchises telles que Saw ou Conjuring lors de ces deux dernières décennies, James Wan étend petit à petit son emprise sur le cinéma de genre à la télévision via sa société Atomic Monster. Le réalisateur a récemment figuré en tant que producteur exécutif sur l’adaptation de Souviens-toi… l’été dernier ou Archive 81 et s’apprête à récidiver avec un nouveau projet. Teacup.
Teaser
Bande annonce
Produit notamment aux côtés de Ian McCulloch (Yellowstone), qui officie également en tant que showrunner, Teacup se veut une adaptation libre de Stinger, roman de Robert McCammon publié en 1988. Au cœur de ce récit de science-fiction, une rencontre du troisième type faisant basculer le quotidien d’une petite bourgade du Texas, devenant le théâtre d’une confrontation où les humains ne sont que des dommages collatéraux, forçant la population à mettre ses désaccords de côté pour mener un dernier combat désespéré.
Pour porter cette relecture, l’équipe créative s’est entourée de Yvonne Strahovski (Chuck, The Handmaid’s Tale) et Scott Speedman (Underworld, Grey’s Anatomy) qui en seront les deux têtes d’affiches. Ces derniers incarneront Maggie et James Chenoweth, deux membres d' »un groupe disparate de personnes vivant en Georgie devant unir leurs forces pour survivre face à une mystérieuse menace » dixit son synopsis officiel. De quoi laisser présager de nombreuses modifications quant à l’intrigue du roman original, que pourrons constater ceux qui l’ont déjà lu. Ce qu’à confirmé McCulloch dans un communiqué, alors que la série se dévoilait au Comic-Con de San Diego.
« Lorsque Atomic Monster m’a approché pour la première fois au sujet d’une adaptation en série de Stinger de Robert McCammon – un roman offrant un spectacle gargantuesque dans la lignée de The Stand, Independence Day et Mars Attacks – pour être honnête, je ne voulais pas me lancer dans cette bataille, car Je suis un auteur adepte du « moins est plus ». « Je gravite davantage vers ce que l’on appelle les épopées intimes. De grandes histoires racontées à travers une courte focale. Pensez à Signes, The Thing, Sans un Bruit. Mais voilà, j’ai lu Stinger et il est resté ancré en moi. […]. C’est à ce moment-là qu’une idée m’est venue… Et si j’adaptais Stinger d’une manière qui honore le livre et reste fidèle au genre d’histoires que j’aime raconter ? » Et pour s’y faire, le scénariste a procédé de la manière suivante. « Gardez le concept. Gardez les éléments les plus efficaces. Enlevez le grand ensemble. Enlevez les décors géants. Enlevez même le cadre urbain bondé du livre. L’adaptation serait comme ainsi une version acoustique d’une chanson de Radiohead par exemple.
« L’histoire avait tous les ingrédients d’une série captivante et Ian McCulloch avait la vision de lui donner vie d’une manière rafraîchissante qui était à la fois surprenante et sombre, n’oubliant pas de mettre l’humain en avant – un sens dont manquent certains récits se voulant avant-gardistes… a renchéri James Wan. « Le genre de Teacup n’est pas facilement identifiable. C’est un mélange d’horreur, de mystère et de drame, avec des pièces qui s’emboîtant comme un puzzle captivant à assembler. Il va au-delà des frissons et des sensations fortes et tient un miroir pour l’humanité, explorant l’obscurité qui réside en nous tous. »
Teacup dévoilera son potentiel à partir du 10 octobre sur la plateforme Peacock avec la diffusion de ses deux premiers épisodes puis prendra un rythme hebdomadaire jusqu’à Halloween. Pour le public français, il reste à voir si la série intéressera une chaîne ou un service de streaming, Peacock n’étant pas disponible par chez nous.
