Ce week-end du 21 au 23 juin, le public américain pouvait découvrir dans les salles obscures The Bikeriders de Jeff Nichols, The Exorcism de Joshua John Miller et M.A. Fortin, Thelma de Joshua Margolin, Kinds of Kindness de Yórgos Lánthimos, Vampire humaniste cherche suicidaire consentant d’Ariane Louis-Seize, Janet Planet d’Annie Baker, Green Border d’Agnieszka Holland ainsi que la retransmission du concert GHOST : Rite Here Rite Now mis en scène par Alex Ross Perry. Sur ces huit propositions, une est parvenue à se frayer un chemin vers le trio de tête. Laquelle ? Analysons les chiffres.

Passée un démarrage tonitruant, Vice-Versa 2 ne relâche pas la pression, continuant de faire rayonner le box office américain en ramenant en masse les spectateurs dans les salles obscures, pour le plus grand plaisir de l’industrie cinématographique, qui jusque là craignait une saison estivale maussade à cause des récentes déconvenues rayon blockbusters.
Du haut de la plus haute marche du podium, le long-métrage réalisé par Kelsey Mann affole les compteurs avec un second week-end à 100M$, ce qui représente une baisse de fréquentation en baisse de 35,1%. Un maintien de premier ordre lui permettant de culminer à 355,1M$ en seulement dix jours de présence sur les écrans et de talonner son prédécesseur, qui avait amassé 356,9M$ en 2015. Il est désormais certain que cette suite rivalisera avec Les Indestructibles 2, qui détient le record du Pixar le plus puissant financièrement parlant avec 608,5M$. De quoi donner du baume au cœur au studio, qui a dû faire face à quelques remous depuis 2020 entre la décision de Disney de proposer certains de leur titres directement en streaming puis la contre-performance de Buzz l’Éclair, qui n’avait engrangé que 226,4M$…dans le monde (l’an dernier Élementaire s’en était mieux sorti à l’international que sur le territoire US, obtenant 496,4M$ au total).
Cette remontada de Pixar se confirme également dans les autres pays où Vice-Versa 2 est exploité, ses recettes atteignant déjà les 724,3M$, ce qui laisse à croire que le film franchira le seuil du milliard de dollars. Ce qui est acté, c’est que son budget, estimé à 200M$, est remboursé haut la main avec de beaux profits à la clé.

S’il a précédemment dû battre en retraite face au rouleau-compresseur Vice-Versa 2, Bad Boys : Ride or Die se ressaisit et tient tête aux nouveautés pour mieux poursuivre sa carrière en deuxième position.
Se maintenant en termes de classement, le quatrième opus de la franchise, mis en scène par le tandem Adil El Arbi/Bilall Fallah, doit tout de même céder du terrain niveau fréquentation, celle-ci fléchissant de 44,4% – ce qui reste acceptable vu monopole de Pixar. Récoltant encore 18,7M$, ce nouvel épisode engrange désormais 146,9M$ en dix-sept jours, réduisant de ce fait l’écart avec son prédécesseur Bad Boys For Life, qui avait obtenu 148M$ au même stade. Si le score du premier film a déjà été surpassé depuis un moment (65,8M$), celui de sa suite l’est également, celui-ci ayant clôturé sa carrière avec 138,6M$ en poche en 2002.
En tenant compte des résultats provenant des autres territoires, Bad Boys : Ride or Die cumule maintenant 289,1M$ de recettes – prouvant que la saga portée par Will Smith et Martin Lawrence en a encore dans le ventre, la rentabilité étant une fois de plus en ligne de mire.

Difficile de se démarquer lorsque qu’un concurrent ne laisse personne l’approcher, ce que constate The Bikeriders qui doit se contenter de peu en dépit de son arrivée sur la troisième et dernière marche du podium.
Pour son tour de chauffe sur le circuit américain, la nouvelle réalisation de Jeff Nichols amasse 10M$, ce qui constitue pour le cinéaste un démarrage malgré tout satisfaisant dans la mesure où il fait mieux que la carrière totale de Loving – qui avait englobé 7,7M$ en 2016. S’il conserve son allure, ce drame pourrait battre les 21,5M$ de Mud – Sur les rives du Mississipi et devenir l’opus le plus rentable de Nichols au pays de l’Oncle Sam.
Débarquant au compte-goutte dans le reste du monde, The Bikeriders cumule pour ses débuts 13,9M$ de recettes, pour un budget de 40M$ qui paraît difficile à rentabiliser.